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    Jacques Chapdelaine et Noel Thorpe congédiés par les Alouettes de Montréal

    14 septembre 2017 |Frédéric Daigle - La Presse canadienne | Football
    L'entraîneur-chef des Alouettes, Jacques Chapdelaine, a bien du mal à expliquer les raisons de son congédiement.
    Photo: Graham Hughes La Presse canadienne L'entraîneur-chef des Alouettes, Jacques Chapdelaine, a bien du mal à expliquer les raisons de son congédiement.

    C’est le jour de la marmotte chez les Alouettes de Montréal. L’équipe a annoncé mercredi matin les congédiements de l’entraîneur-chef Jacques Chapdelaine et de son adjoint Noel Thorpe.

     

    C’est le directeur général Kavis Reed qui assurera l’intérim jusqu’à la fin de la saison. Il devient ainsi le sixième entraîneur-chef du club depuis le départ de Marc Trestman, en 2012.

     

    « Ce matin, à 6 h 15, nous avons informé Jacques Chapdelaine et Noel Thorpe que nous allions continuer sans eux, a déclaré Reed avant de diriger son premier entraînement à Montréal. Cette décision a été prise au cours des dernières semaines. Il s’agit de notre vision, de nous assurer de bâtir une franchise qui connaîtra du succès maintenant et dans l’avenir. »

     

    Les joueurs l’ont appris quelques minutes plus tard.

     

    « Je comprends que nous sommes 3-8 et qu’on a vécu des insuccès en défense, mais surtout en attaque, mais je ne m’y attendais pas, a affirmé Luc Brodeur-Jourdain. Nous avons encore un vestiaire uni et nous avions encore un lien de confiance envers notre entraîneur, mais c’est une décision de l’organisation et on s’en va dans une nouvelle direction. »

     

    « Ça a été un peu surprenant. Nous ne l’avions pas vu venir, a ajouté le secondeur Kyries Hebert. Mais nous n’avons pas le temps de nous en faire avec cela : nous devons retourner immédiatement au boulot. Comme athlètes professionnels, vous savez que les gens en place peuvent rapidement changer. »

     

    Depuis 2006, c’est la quatrième fois que le directeur général des Alouettes agit également comme entraîneur-chef.

     

    « Que ce soit très clair : il ne s’agit pas de déjà vu, a assuré Reed. Il ne s’agit pas du désir de Kavis Reed de revenir sur les lignes de côté. Quand la décision a été prise avec la haute direction, ça a été clairement statué qu’il ne s’agissait que d’un intérim. Il y aura un autre entraîneur-chef des Alouettes qui ne s’appellera pas Kavis Reed, peu importe ce qui se passe à compter de maintenant. »

     

    Greg Quick, entraîneur de la ligne défensive, appellera les jeux défensifs. Pour sa part, l’ancien quart-arrière étoile Anthony Calvillo sera responsable d’appeler les jeux en attaque jusqu’à la fin de la saison.

     

    Ces congédiements surviennent quelque 24 heures après que le copropriétaire de l’équipe, Andrew Wetenhall, eut dit mardi que les déboires des Alouettes étaient la responsabilité des joueurs et des entraîneurs. Le président du club, Patrick Boivin, avait également évoqué les ventes plus difficiles aux guichets, attribuables en grande partie aux résultats sur le terrain.

     

    « Nous y pensions depuis quelques semaines, a par contre affirmé Reed. Nous devions nous assurer que cette décision était en parfaite harmonie avec la direction que nous voulons donner à cette organisation. Il n’y a jamais de bon moment, mais c’est le moment que nous jugeions le meilleur. »

     

    Il y a moins d’un an que Chapdelaine avait été nommé entraîneur-chef par intérim. Quant à Noel Thorpe, la saison 2017 était sa cinquième en tant que coordonnateur défensif des Alouettes. On lui a confié le poste d’adjoint à l’entraîneur-chef il y a quatre ans.

    Chapdelaine réagit S’il admet que les résultats n’étaient pas au rendez-vous, Jacques Chapdelaine a bien du mal à expliquer les raisons de son congédiement. Tout simplement parce qu’on ne les lui a pas données. « Ça a peut-être pris 20 secondes, a-t-il dit en entretien avec La Presse canadienne. J’étais en réunion avec les entraîneurs en offensive, comme on le fait à chaque jour, à 6 h 15. Vers 6 h 20, Kavis a frappé à la porte. Il a demandé à me voir et m’a dit simplement : “Ce ne sera pas très long Jacques. J’ai reçu un appel tard hier [mardi soir] et nous allons aller dans une autre direction.” Simplement. Je n’ai pas questionné ; j’ai compris. Ce n’était pas une phrase qui menait à une discussion. Elle présentait une information tout simplement. »












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