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    Football

    Laurent Duvernay-Tardif entend rester le même

    1 mars 2017 |Jean Dion | Football
    Laurent Duvernay-Tardif a remercié à sa manière son agent et ami, Sasha Ghavami.
    Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Laurent Duvernay-Tardif a remercié à sa manière son agent et ami, Sasha Ghavami.

    S’il n’en tient qu’à Laurent Duvernay-Tardif, l’argent, même en quantité industrielle, ne changera pas l’homme qu’il a toujours été, et c’est toujours en tant que médecin diplômé qu’il entend se produire dans la Ligue nationale de football à compter de la saison 2018.

     

    Moins de 24 heures après avoir accepté une lucrative prolongation de contrat de cinq ans des Chiefs de Kansas City, le joueur de ligne offensive québécois format géant — 6 pieds 5 pouces, 321 livres — est retourné mardi à la boulangerie de ses parents, dans le quartier Villeray à Montréal, pour rencontrer les représentants des médias. Heureux mais aussi ému, il y a exprimé sa reconnaissance envers les Chiefs, qui n’avaient pas à bouger immédiatement — il y avait encore un an à écouler à son entente initiale — et à l’égard de son agent et ami Sasha Ghavami, qui a négocié pendant un mois avec la direction de l’équipe.

     

    La prolongation de contrat est d’une valeur de 41,25 millions $US — dont 20 millions seraient garantis — selon NFL Network, ce qui place Duvernay-Tardif, 26 ans, au quatrième rang des gardes le mieux payés du circuit Goodell et le joueur canadien le mieux rémunéré de l’histoire.

     

    « Complètement dans le champ »

     

    Mais cette somme colossale, assure le principal intéressé, ne le détournera pas des études en médecine qu’il poursuit à l’Université McGill. « C’est sûr qu’il est difficile [dans les circonstances] de se concentrer sur les études, mais je vais absolument poursuivre le but que je m’étais fixé en étant repêché dans la NFL de fouler le terrain en étant médecin. Ça va me motiver à retourner à l’école demain matin. Ça va m’aider à rester “groundé” », a-t-il déclaré.

     

    Ghavami, lui, a parlé d’« un contrat qui place Laurent parmi l’élite, et c’est ce qu’il mérite à ce stade-ci de sa carrière ».

     

    Sélectionné au 6e tour, 200e au total, par les Chiefs au repêchage de la NFL en 2014, Duvernay-Tardif a passé une saison à se familiariser avec le jeu américain, l’ancien des Redmen de McGill a disputé 30 matchs ces deux dernières campagnes, dont 27 à titre de partant. Kansas City a participé aux éliminatoires en 2015 et en 2016, la première fois comme équipe repêchée (wild card) et la seconde comme championne de la division Ouest de l’association américaine.

     

    Duvernay-Tardif a reconnu qu’il était « complètement dans le champ » quant à sa propre valeur — « c’est pour ça qu’on a un agent » — et que, lorsque Ghavami l’a appelé jeudi soir pour lui faire part du montant qu’il était parvenu à obtenir, « je n’en revenais juste pas ». Encore mardi, il disait que « c’est difficile juste à concevoir. Je vais devoir faire un travail de réflexion dans les prochaines semaines, les prochains mois, essayer de réaliser ce que ça représente. [En même temps], je suis le même gars, le gars semi un peu tout croche qui est toujours partant pour faire un million de projets. Je veux rester cette personne-là. Oui, c’est beau l’argent, mais je pense qu’il faut le mettre de côté et rester celui qu’on était avant. »


    Et la médecine

     

    Quant à sa carrière de médecin, il tombe sous le sens qu’un séjour prolongé dans la NFL soulève « des points d’interrogation partout ». Duvernay-Tardif dit ne pas savoir, et la Faculté de médecine de McGill non plus, pendant combien de temps il pourrait cesser la médecine entre sa diplomation et sa résidence et quel genre de résidence il pourrait faire.

     

    « La faculté est très ouverte et a été extrêmement flexible depuis le début de mon parcours. On verra. Et puis, on ne se le cachera pas, vu la nature du football, tu es toujours à un jeu ou à une blessure de devoir arrêter de jouer. Je pense qu’il y a trop de points d’interrogation pour que ça vaille la peine de s’attarder à ça en ce moment. »













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