Alouettes: un autre rendez-vous raté
Les Stampeders remportent la Coupe Grey au Stade olympique
Photo : Pascal Ratthé
Les joueurs des Stampeders de Calgary tenant bien haut la Coupe Grey, qu’ils ont remportée hier soir au Stade olympique de Montréal grâce à une victoire de 22 à 14 contre les Alouettes.
Les Alouettes de Montréal ne sont pas parvenus à dompter les rétifs Stampeders de Calgary, hier, lors de la 96e édition de la Coupe Grey, en s'inclinant par la marque de 22 à 14, grâce au jeu de jambes du quart arrière Henry Burris et aux coups de pied précis du botteur Sandro DeAngelis.
DeAngelis a réalisé cinq placements en cinq tentatives, dont un de 50 verges qui a mis le match hors de portée des Alouettes à la fin du quatrième quart, devant une foule majoritairement stupéfaite de 66 308 personnes au Stade olympique (la deuxième en importance dans l'histoire de la Coupe). Nommé joueur par excellence du match, DeAngelis en avait encore gros sur le coeur lorsqu'il a rencontré les médias. Il ne cachait pas sa colère devant le fait que le quart des Alouettes, Anthony Calvillo, a été choisi récemment joueur de l'année dans la Ligue canadienne de football (LCF), un honneur qui aurait dû lui revenir, selon lui. «Je suis cupide. Je voulais les deux récompenses», a-t-il dit.
En remportant la Coupe Grey, DeAngelis réalise néanmoins un rêve de jeunesse. «C'est l'un des plus beaux jours de ma vie. Depuis que j'ai 4 ans, j'ai rêvé de jouer pour les Stampeders.»
De son côté, Burris a complété 28 de ses 37 passes, pour des gains de 328 verges, une passe de touché et une interception. Il a surtout couru et couru encore (79 verges au total) surtout dans la deuxième demie, alors qu'il a épuisé la défensive des Alouettes. «Henry a fait des jeux avec ses jambes dans le passé contre les Alouettes. Ça faisait définitivement partie du plan de match de le faire courir», a avoué l'entraîneur des Stampeders, John Hufnagel. Plus tôt cette semaine, les Stampeders avaient promis de donner du fil à retordre aux Alouettes, affirmant qu'ils mettraient la défensive à l'épreuve autant par la passe que par la course.
Les Montréalais semblaient en bonne voie de mâter les Stampeders à la mi-temps, alors qu'ils menaient par la marque de 13 à 10. Calvillo était irréprochable, complétant 16 passes sur 20, pour des gains de 199 verges à la mi-parcours. Le demi Avon Cobourne a inscrit le seul touché des favoris locaux sur une course de 16 verges au deuxième quart, après que la ligne offensive lui ait ouvert un corridor plus large que le Grand Canyon. Les Alouettes capitalisaient ainsi sur le seul revirement du match commis par les Stampeders, une interception Burris.
Dans les derniers instants du deuxième quart, les Stampeders ont entrepris une folle chevauchée qui a réduit la foule, jusque là bruyante, au silence. Avec des gains 76 verges, essentiellement par la passe, en deux petites minutes, Burris a démontré l'étendue de son savoir-faire et son sang-froid. Brett Ralph a capté une splendide passe de 20 verges dans la zone des buts pour ramener l'écart à trois points, preuve irréfutable que les Stampeders n'étaient pas venus à Montréal pour faire de la figuration.
La défensive de Calgary a fait des ajustements judicieux à la mi-temps. D'abord, rabattre le plus possible les passes de Calvillo. Ensuite, déployer une couverture de zone (et non d'homme à homme). Résultat? Calvillo a été intercepté deux fois dans la deuxième demie, et les Stampeders ont profité de ces revirements pour inscrire deux placements. L'une de ces interceptions, celle de Dwight Anderson, a été particulièrement coûteuse car elle est survenue dans la zone des buts, privant les Alouettes d'un touché qui leur aurait probablement assuré la victoire. Jamel Richardson était bien positionné, mais Calvillo a lancé une passe trop faible, derrière son receveur qui a été étincelant toute la soirée (123 verges de gains). Le vétéran quart-arrière a pris la totalité du blâme pour cette erreur, assurant que Richardson avait bien effectué son tracé, et qu'il avait raté sa passe. «Nous avons essayé de faire progresser le ballon, et ils sont arrivés avec les jeux défensifs qui ont fait la différence dans ce match», a dit Calvillo qui a terminé le match avec 29 passes complétées en 38 tentatives, des gains de 352 verges et deux interceptions.
Avec ces lendemains qui déchantent, Calvillo affiche maintenant une fiche de une victoire et cinq défaites en finale de la Coupe Grey. Il s'en voulait surtout d'avoir laissé la coupe filer alors que le match était disputé à Montréal. «C'est une opportunité qui ne vient qu'une fois dans une vie, et nous l'avons laissée filer entre nos doigts», a-t-il dit.
Si l'on regarde froidement les statistiques, on peut dire que la défensive des Alouettes a tenu la coup, en n'accordant qu'un seul touché à l'une des plus redoutables offensives de la ligue, et en limitant le demi Joffrey Reynolds à des gains 29 verges au sol. Mais en y regardant de plus près, on constate que les Stampeders ont littéralement piétiné le gazon synthétique du Stade, en orchestrant des poussées de 76 verges, 75 verges et 61 verges dans la deuxième demie. «On a manqué des plaqués. On a laissé des séquences offensives se poursuivre trop longtemps. On a quand même permis cinq placements. Chaque fois qu'ils étaient reculés dans leur zone et qu'on avait l'occasion de renverser le momentum, ils ont marché tout le terrain», a commenté le maraudeur Mathieu Proulx.
Les Alouettes ont ainsi raté une chance de décrocher la Coupe Grey pour la sixième fois de leur histoire. C'était la 16e fois qu'ils se rendaient au match ultime, la sixième fois depuis l'an 2000, l'année où Calvillo est devenu le quart no 1 de l'équipe montréalaise. Leur dernière conquête du championnat remonte à 2002.
Les Stampeders ont remporté pour leur part la Coupe Grey pour la sixième fois de leur histoire, en 12 présences. Lors de la dernière édition de finale disputée à Montréal, en 2001, ils avaient battu les Blue Bombers de Winnipeg (27 à 19). L'entraîneur des Stampeders, a appris l'anecdote en montant dans l'avion en direction de Montréal. «Ça nous a mis juste un petit peu plus de pression», a-t-il dit, tout sourire.
***
Avec la Presse Canadienne
DeAngelis a réalisé cinq placements en cinq tentatives, dont un de 50 verges qui a mis le match hors de portée des Alouettes à la fin du quatrième quart, devant une foule majoritairement stupéfaite de 66 308 personnes au Stade olympique (la deuxième en importance dans l'histoire de la Coupe). Nommé joueur par excellence du match, DeAngelis en avait encore gros sur le coeur lorsqu'il a rencontré les médias. Il ne cachait pas sa colère devant le fait que le quart des Alouettes, Anthony Calvillo, a été choisi récemment joueur de l'année dans la Ligue canadienne de football (LCF), un honneur qui aurait dû lui revenir, selon lui. «Je suis cupide. Je voulais les deux récompenses», a-t-il dit.
En remportant la Coupe Grey, DeAngelis réalise néanmoins un rêve de jeunesse. «C'est l'un des plus beaux jours de ma vie. Depuis que j'ai 4 ans, j'ai rêvé de jouer pour les Stampeders.»
De son côté, Burris a complété 28 de ses 37 passes, pour des gains de 328 verges, une passe de touché et une interception. Il a surtout couru et couru encore (79 verges au total) surtout dans la deuxième demie, alors qu'il a épuisé la défensive des Alouettes. «Henry a fait des jeux avec ses jambes dans le passé contre les Alouettes. Ça faisait définitivement partie du plan de match de le faire courir», a avoué l'entraîneur des Stampeders, John Hufnagel. Plus tôt cette semaine, les Stampeders avaient promis de donner du fil à retordre aux Alouettes, affirmant qu'ils mettraient la défensive à l'épreuve autant par la passe que par la course.
Les Montréalais semblaient en bonne voie de mâter les Stampeders à la mi-temps, alors qu'ils menaient par la marque de 13 à 10. Calvillo était irréprochable, complétant 16 passes sur 20, pour des gains de 199 verges à la mi-parcours. Le demi Avon Cobourne a inscrit le seul touché des favoris locaux sur une course de 16 verges au deuxième quart, après que la ligne offensive lui ait ouvert un corridor plus large que le Grand Canyon. Les Alouettes capitalisaient ainsi sur le seul revirement du match commis par les Stampeders, une interception Burris.
Dans les derniers instants du deuxième quart, les Stampeders ont entrepris une folle chevauchée qui a réduit la foule, jusque là bruyante, au silence. Avec des gains 76 verges, essentiellement par la passe, en deux petites minutes, Burris a démontré l'étendue de son savoir-faire et son sang-froid. Brett Ralph a capté une splendide passe de 20 verges dans la zone des buts pour ramener l'écart à trois points, preuve irréfutable que les Stampeders n'étaient pas venus à Montréal pour faire de la figuration.
La défensive de Calgary a fait des ajustements judicieux à la mi-temps. D'abord, rabattre le plus possible les passes de Calvillo. Ensuite, déployer une couverture de zone (et non d'homme à homme). Résultat? Calvillo a été intercepté deux fois dans la deuxième demie, et les Stampeders ont profité de ces revirements pour inscrire deux placements. L'une de ces interceptions, celle de Dwight Anderson, a été particulièrement coûteuse car elle est survenue dans la zone des buts, privant les Alouettes d'un touché qui leur aurait probablement assuré la victoire. Jamel Richardson était bien positionné, mais Calvillo a lancé une passe trop faible, derrière son receveur qui a été étincelant toute la soirée (123 verges de gains). Le vétéran quart-arrière a pris la totalité du blâme pour cette erreur, assurant que Richardson avait bien effectué son tracé, et qu'il avait raté sa passe. «Nous avons essayé de faire progresser le ballon, et ils sont arrivés avec les jeux défensifs qui ont fait la différence dans ce match», a dit Calvillo qui a terminé le match avec 29 passes complétées en 38 tentatives, des gains de 352 verges et deux interceptions.
Avec ces lendemains qui déchantent, Calvillo affiche maintenant une fiche de une victoire et cinq défaites en finale de la Coupe Grey. Il s'en voulait surtout d'avoir laissé la coupe filer alors que le match était disputé à Montréal. «C'est une opportunité qui ne vient qu'une fois dans une vie, et nous l'avons laissée filer entre nos doigts», a-t-il dit.
Si l'on regarde froidement les statistiques, on peut dire que la défensive des Alouettes a tenu la coup, en n'accordant qu'un seul touché à l'une des plus redoutables offensives de la ligue, et en limitant le demi Joffrey Reynolds à des gains 29 verges au sol. Mais en y regardant de plus près, on constate que les Stampeders ont littéralement piétiné le gazon synthétique du Stade, en orchestrant des poussées de 76 verges, 75 verges et 61 verges dans la deuxième demie. «On a manqué des plaqués. On a laissé des séquences offensives se poursuivre trop longtemps. On a quand même permis cinq placements. Chaque fois qu'ils étaient reculés dans leur zone et qu'on avait l'occasion de renverser le momentum, ils ont marché tout le terrain», a commenté le maraudeur Mathieu Proulx.
Les Alouettes ont ainsi raté une chance de décrocher la Coupe Grey pour la sixième fois de leur histoire. C'était la 16e fois qu'ils se rendaient au match ultime, la sixième fois depuis l'an 2000, l'année où Calvillo est devenu le quart no 1 de l'équipe montréalaise. Leur dernière conquête du championnat remonte à 2002.
Les Stampeders ont remporté pour leur part la Coupe Grey pour la sixième fois de leur histoire, en 12 présences. Lors de la dernière édition de finale disputée à Montréal, en 2001, ils avaient battu les Blue Bombers de Winnipeg (27 à 19). L'entraîneur des Stampeders, a appris l'anecdote en montant dans l'avion en direction de Montréal. «Ça nous a mis juste un petit peu plus de pression», a-t-il dit, tout sourire.
***
Avec la Presse Canadienne
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

