Les Boliviens se mobilisent pour la défense du football en altitude
30 mai 2007
Football
La Paz — Les Boliviens et le président Evo Morales se mobilisaient hier pour contester vigoureusement la décision de la Fédération internationale de football (FIFA) d'interdire les matchs internationaux au-dessus de 2500 mètres.
Le président Evo Morales, un fanatique du ballon rond, juge cette décision «injuste et discriminatoire» et a battu le rappel de «ses frères présidents d'Argentine [Nestor Kirchner], et du Brésil» [Luiz Inacio Lula da Silva] pour que le pays andin ne soit pas exclu des compétitions de la FIFA à cause de son altitude.
Evo Morales demande que l'on reconsidère ce veto de la FIFA et a dépêché à Zurich, pour le 57e congrès de la FIFA qui doit se tenir aujourd'hui et demain, son ministre de la Présidence et proche conseiller Juan-Ramon Quintana et son vice-ministre des Sports, Milton Melgar, l'ancien capitaine de la sélection bolivienne au Mondial 1994, ainsi que quelques scientifiques chargés de défendre le football en altitude.
La presse bolivienne faisait hier ses gros titres sur cette affaire, mettant en avant l'«universalité du football». «La Bolivie unie et avec hauteur» écrivait le quotidien La Razon en annonçant une campagne nationale pour envoyer un million de lettres à la FIFA en défense du droit à jouer en altitude. Le journal voit dans le veto de la FIFA la main du Brésil et dans une moindre mesure celle de l'Argentine.
«Éléments politiques»
L'équipe du Brésil avait notamment été battue par la Bolivie 2 à 0 en 1993 au stade Hernando Siles (3577 mètres) de La Paz, ce qui avait permis au pays andin de se qualifier pour le Mondial 1994 aux États-Unis.
Pour Carlos Chavez, le président de la Fédération bolivienne de football (FBF), il existe des «éléments politiques» derrière ce veto de la FIFA. Selon lui, le Brésil et l'Argentine ne souhaitent pas jouer en altitude et ont été contrariés par l'intention du Pérou de faire jouer les matchs de qualification au Mondial 2010 en Afrique du Sud, au stade de Cuzco, à plus de 3300 mètres d'altitude.
Les autres villes de la Bolivie, Cochabamba (centre), Sucre (sud-est), Oruro (sud), Potosi (sud) sont toutes situées à plus de 2500 mètres d'altitude.
Si la décision de la FIFA était maintenue contre la Bolivie, les matchs devraient se jouer principalement à Santa Cruz, dans l'est, seconde ville du pays, mais aussi symbole de l'opposition politique au gouvernement socialiste d'Evo Morales.
Boycottage
Par ailleurs, la Bolivie, l'Équateur et la Colombie réfléchissent à l'idée de boycotter la Copa America 2007 afin de protester contre la décision de la FIFA d'interdire les matchs en altitude, a déclaré hier le vice-président de la Fédération bolivienne de football (FBF).
Si le Venezuela, qui organise le tournoi continental du 26 juin au 15 juillet, «ne nous soutient pas [dans la demande d'annuler le veto lors d'une réunion de la Confédération sud-américaine, Conmebol, le 15 juin], nous n'irons pas à la Copa America», a déclaré Mauricio Mendez, vice-président de la FBF, depuis Zurich par téléphone à la radio Panamericana.
Le président Evo Morales, un fanatique du ballon rond, juge cette décision «injuste et discriminatoire» et a battu le rappel de «ses frères présidents d'Argentine [Nestor Kirchner], et du Brésil» [Luiz Inacio Lula da Silva] pour que le pays andin ne soit pas exclu des compétitions de la FIFA à cause de son altitude.
Evo Morales demande que l'on reconsidère ce veto de la FIFA et a dépêché à Zurich, pour le 57e congrès de la FIFA qui doit se tenir aujourd'hui et demain, son ministre de la Présidence et proche conseiller Juan-Ramon Quintana et son vice-ministre des Sports, Milton Melgar, l'ancien capitaine de la sélection bolivienne au Mondial 1994, ainsi que quelques scientifiques chargés de défendre le football en altitude.
La presse bolivienne faisait hier ses gros titres sur cette affaire, mettant en avant l'«universalité du football». «La Bolivie unie et avec hauteur» écrivait le quotidien La Razon en annonçant une campagne nationale pour envoyer un million de lettres à la FIFA en défense du droit à jouer en altitude. Le journal voit dans le veto de la FIFA la main du Brésil et dans une moindre mesure celle de l'Argentine.
«Éléments politiques»
L'équipe du Brésil avait notamment été battue par la Bolivie 2 à 0 en 1993 au stade Hernando Siles (3577 mètres) de La Paz, ce qui avait permis au pays andin de se qualifier pour le Mondial 1994 aux États-Unis.
Pour Carlos Chavez, le président de la Fédération bolivienne de football (FBF), il existe des «éléments politiques» derrière ce veto de la FIFA. Selon lui, le Brésil et l'Argentine ne souhaitent pas jouer en altitude et ont été contrariés par l'intention du Pérou de faire jouer les matchs de qualification au Mondial 2010 en Afrique du Sud, au stade de Cuzco, à plus de 3300 mètres d'altitude.
Les autres villes de la Bolivie, Cochabamba (centre), Sucre (sud-est), Oruro (sud), Potosi (sud) sont toutes situées à plus de 2500 mètres d'altitude.
Si la décision de la FIFA était maintenue contre la Bolivie, les matchs devraient se jouer principalement à Santa Cruz, dans l'est, seconde ville du pays, mais aussi symbole de l'opposition politique au gouvernement socialiste d'Evo Morales.
Boycottage
Par ailleurs, la Bolivie, l'Équateur et la Colombie réfléchissent à l'idée de boycotter la Copa America 2007 afin de protester contre la décision de la FIFA d'interdire les matchs en altitude, a déclaré hier le vice-président de la Fédération bolivienne de football (FBF).
Si le Venezuela, qui organise le tournoi continental du 26 juin au 15 juillet, «ne nous soutient pas [dans la demande d'annuler le veto lors d'une réunion de la Confédération sud-américaine, Conmebol, le 15 juin], nous n'irons pas à la Copa America», a déclaré Mauricio Mendez, vice-président de la FBF, depuis Zurich par téléphone à la radio Panamericana.
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