Un grand jour pour Jacques Demers
L'ancien entraîneur du Canadien est analphabète, nous apprend sa biographie
3 novembre 2005
Actualités sportives
Photo : La Presse canadienne (photo)
Jacques Demers lors de la conquête de la coupe Stanley par le Canadien de Montréal en 1993.
Jacques Demers, l'ancien entraîneur du Canadien, ne sait ni lire, ni écrire ou presque. Dans un livre passionnant et souvent émouvant, Demers livre son secret le plus intime dans une biographie écrite par le journaliste Mario LeClerc, du Journal de Montréal, et publié aux Éditions Alain Stanké (584 pages) sous le titre Jacques Demers en toutes lettres.
L'histoire de Demers, un être au destin hors du commun, valait la peine d'être racontée. Issu d'un milieu pauvre de Montréal, maltraité par un père violent et alcoolique, Demers a su se sortir de sa condition pour devenir un des hommes de hockey les mieux connus en Amérique du Nord. Et Demers a réalisé ce parcours parsemé d'embûches en traînant un handicap qui a souvent pour effet de paralyser ceux qui en sont victimes: l'analphabétisme.
Demers souffre en fait d'un analphabétisme dit fonctionnel. Il peut écrire son nom et deux ou trois mots en lettres détachées. Son analphabétisme serait lié à des troubles majeurs d'anxiété doublés de problèmes neurochimiques.
Dans un ouvrage fort bien documenté écrit dans un style épuré, LeClerc nous plonge dans la vie tumultueuse de Demers. Du quartier Côte-des-Neiges en passant par Châteauguay, Chicago, Indianapolis, Cincinnati, Québec, Fredericton, Saint Louis, Detroit et Montréal, le récit nous fait découvrir des histoires que l'on croyait bien connaître. Un livre à lire pour ceux qui s'intéressent au sport. Mais surtout un ouvrage à lire pour ceux qui veulent être touchés par un être d'une grande humanité.
Demers entend verser une part des redevances du livre à l'organisme Le Chaînon afin de combattre la violence faite aux femmes, violence dont sa propre mère Mignonne a été victime.
La présidente et directrice générale de la Fondation pour l'alphabétisation, Sophie Labrecque, estime quant à elle que Demers, un personnage public apprécié, pourrait changer la vie de bien du monde.
L'histoire de Demers, un être au destin hors du commun, valait la peine d'être racontée. Issu d'un milieu pauvre de Montréal, maltraité par un père violent et alcoolique, Demers a su se sortir de sa condition pour devenir un des hommes de hockey les mieux connus en Amérique du Nord. Et Demers a réalisé ce parcours parsemé d'embûches en traînant un handicap qui a souvent pour effet de paralyser ceux qui en sont victimes: l'analphabétisme.
Demers souffre en fait d'un analphabétisme dit fonctionnel. Il peut écrire son nom et deux ou trois mots en lettres détachées. Son analphabétisme serait lié à des troubles majeurs d'anxiété doublés de problèmes neurochimiques.
Dans un ouvrage fort bien documenté écrit dans un style épuré, LeClerc nous plonge dans la vie tumultueuse de Demers. Du quartier Côte-des-Neiges en passant par Châteauguay, Chicago, Indianapolis, Cincinnati, Québec, Fredericton, Saint Louis, Detroit et Montréal, le récit nous fait découvrir des histoires que l'on croyait bien connaître. Un livre à lire pour ceux qui s'intéressent au sport. Mais surtout un ouvrage à lire pour ceux qui veulent être touchés par un être d'une grande humanité.
Demers entend verser une part des redevances du livre à l'organisme Le Chaînon afin de combattre la violence faite aux femmes, violence dont sa propre mère Mignonne a été victime.
La présidente et directrice générale de la Fondation pour l'alphabétisation, Sophie Labrecque, estime quant à elle que Demers, un personnage public apprécié, pourrait changer la vie de bien du monde.
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