Grand Prix de Hongrie - Raikkonen gagne et se rapproche d'Alonso
«Il reste six courses nous nous battrons jusqu'au bout»
1 août 2005
Actualités sportives
Photo : Agence Reuters
La victoire de Kimi Räikkönen et la mauvaise performance de Fernando Alonso relancent le championnat du monde des pilotes de Formule 1.
Budapest — Le Hungaroring a été balayé hier par la tornade Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) qui, en emportant sur son passage le Grand Prix de Hongrie alors que Fernando Alonso (Renault) finissait bredouille, a relancé le championnat du monde des pilotes de Formule 1.
Au sortir d'une éprouvante série de huit courses en onze dimanches, 26 points séparent les deux hommes, à six courses de la fin de la saison. «Je me sens mieux maintenant qu'après la dernière course», a reconnu «Ice Man», dégoulinant de sueur et hagard de fatigue. À Hockenheim huit jours plus tôt, il avait en effet abandonné alors qu'il menait, victime d'un énième pépin mécanique.
«Il reste six courses et peut-être qu'il peut se passer quelque chose, en tout cas nous nous battrons jusqu'au bout», a-t-il ajouté. Jeudi, il avait pourtant reconnu «ne plus trop croire au titre», Alonso arrivant en Hongrie avec 36 points d'avance.
Mais une fois n'est pas coutume, c'est Räikkönen qui a profité de la malchance de ses concurrents.
Surchauffe
D'entrée, Alonso a été relégué en fond de peloton après avoir perdu son aileron avant, suite à un léger accrochage dans le premier tour avec la Toyota de Ralf Schumacher. «Je ne me suis rendu compte de rien», a assuré l'Allemand.
Dès lors pour l'Espagnol, la course n'avait plus pour but que d'obtenir «la meilleur position possible... pour les qualifications en Turquie», selon ses propres termes. Préférant retenir de cette manche hongroise sa «vitesse en qualification», Alonso estime qu'il aurait été «beaucoup plus compétitif lors d'une course normale» et se veut donc «optimiste pour les courses à venir».
Néanmoins, sa R25, si fiable jusque-là, a eu en Hongrie «des soucis de surchauffe qui ont poussé l'écurie à diminuer le régime moteur» et elle a perdu de l'appui durant la course, selon Renault.
Après Alonso, c'est Montoya qui a dû baisser les armes, sa Flèche d'argent rendant l'âme alors qu'il était en tête.
«Je pense que c'est un arbre de transmission qui a cassé, ce sont des choses qui arrivent lorsque vous poussez toute la mécanique aux limites, comme nous le faisons actuellement», a expliqué le Colombien, déçu de ne pas avoir terminé une course qu'il aurait «certainement pu gagner».
«Pour l'équipe, ce résultat est décevant car nous aurions dû terminer 1er et 2e», a ajouté Räikkönen.
«Nous savions qu'il serait difficile de dépasser et que nous devions partir devant, quitte à embarquer peu d'essence en qualifications», a expliqué «Ice Man» qui en est réduit à tenter le tout pour le tout à chaque GP afin d'espérer revenir sur Alonso dans la course au titre.
«Si...»
Dès les premiers essais libres, vendredi, l'Espagnol avait bien senti que sa Renault n'était pas suffisamment compétitive pour espérer lutter à armes égales avec Räikkönen sur le Hungaroring.
Aussi, l'Espagnol avait-il tout misé sur Michael Schumacher, auteur d'une pole position surprise samedi, espérant que la Ferrari numéro 1 empêcherait Räikkönen de prendre trop de points.
Un calcul quasiment exact puisque le Finlandais n'a pu prendre le commandement qu'à la faveur des ravitaillements. «J'étais plus rapide que Michael [Schumacher], mais pas suffisamment pour le doubler sur la piste», a reconnu Räikkönen.
Ce que Schumacher a confirmé: «Il roulait plus vite, mais pas assez pour me passer et j'espérais qu'il effectuerait son deuxième ravitaillement avant moi. Malheureusement, il a tenu un tour de plus que moi et il est ressorti des stands devant».
«Si nous avions réussi à ce moment à rester devant, je pense que j'avais une chance de gagner», a poursuivi le septuple champion du monde, le visage marqué par l'effort.
Au sortir d'une éprouvante série de huit courses en onze dimanches, 26 points séparent les deux hommes, à six courses de la fin de la saison. «Je me sens mieux maintenant qu'après la dernière course», a reconnu «Ice Man», dégoulinant de sueur et hagard de fatigue. À Hockenheim huit jours plus tôt, il avait en effet abandonné alors qu'il menait, victime d'un énième pépin mécanique.
«Il reste six courses et peut-être qu'il peut se passer quelque chose, en tout cas nous nous battrons jusqu'au bout», a-t-il ajouté. Jeudi, il avait pourtant reconnu «ne plus trop croire au titre», Alonso arrivant en Hongrie avec 36 points d'avance.
Mais une fois n'est pas coutume, c'est Räikkönen qui a profité de la malchance de ses concurrents.
Surchauffe
D'entrée, Alonso a été relégué en fond de peloton après avoir perdu son aileron avant, suite à un léger accrochage dans le premier tour avec la Toyota de Ralf Schumacher. «Je ne me suis rendu compte de rien», a assuré l'Allemand.
Dès lors pour l'Espagnol, la course n'avait plus pour but que d'obtenir «la meilleur position possible... pour les qualifications en Turquie», selon ses propres termes. Préférant retenir de cette manche hongroise sa «vitesse en qualification», Alonso estime qu'il aurait été «beaucoup plus compétitif lors d'une course normale» et se veut donc «optimiste pour les courses à venir».
Néanmoins, sa R25, si fiable jusque-là, a eu en Hongrie «des soucis de surchauffe qui ont poussé l'écurie à diminuer le régime moteur» et elle a perdu de l'appui durant la course, selon Renault.
Après Alonso, c'est Montoya qui a dû baisser les armes, sa Flèche d'argent rendant l'âme alors qu'il était en tête.
«Je pense que c'est un arbre de transmission qui a cassé, ce sont des choses qui arrivent lorsque vous poussez toute la mécanique aux limites, comme nous le faisons actuellement», a expliqué le Colombien, déçu de ne pas avoir terminé une course qu'il aurait «certainement pu gagner».
«Pour l'équipe, ce résultat est décevant car nous aurions dû terminer 1er et 2e», a ajouté Räikkönen.
«Nous savions qu'il serait difficile de dépasser et que nous devions partir devant, quitte à embarquer peu d'essence en qualifications», a expliqué «Ice Man» qui en est réduit à tenter le tout pour le tout à chaque GP afin d'espérer revenir sur Alonso dans la course au titre.
«Si...»
Dès les premiers essais libres, vendredi, l'Espagnol avait bien senti que sa Renault n'était pas suffisamment compétitive pour espérer lutter à armes égales avec Räikkönen sur le Hungaroring.
Aussi, l'Espagnol avait-il tout misé sur Michael Schumacher, auteur d'une pole position surprise samedi, espérant que la Ferrari numéro 1 empêcherait Räikkönen de prendre trop de points.
Un calcul quasiment exact puisque le Finlandais n'a pu prendre le commandement qu'à la faveur des ravitaillements. «J'étais plus rapide que Michael [Schumacher], mais pas suffisamment pour le doubler sur la piste», a reconnu Räikkönen.
Ce que Schumacher a confirmé: «Il roulait plus vite, mais pas assez pour me passer et j'espérais qu'il effectuerait son deuxième ravitaillement avant moi. Malheureusement, il a tenu un tour de plus que moi et il est ressorti des stands devant».
«Si nous avions réussi à ce moment à rester devant, je pense que j'avais une chance de gagner», a poursuivi le septuple champion du monde, le visage marqué par l'effort.
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