Ski alpin - Mélanie Turgeon met fin à sa saison
L'athlète affirme qu'il n'est pas question de retraite
7 janvier 2005
Actualités sportives
Photo : Agence Reuters
La skieuse québécoise Mélanie Turgeon a pris sa décision lors d’une rencontre avec son entraîneur Piotr Jelen mercredi soir.
Mélanie Turgeon a décidé de mettre un terme à sa saison et de rentrer au Québec pour s'entraîner à son goût afin de revenir en pleine forme en 2005-06, une année olympique.
«Non, je ne prends pas ma retraite», a affirmé d'un ton assuré la skieuse de 28 ans qui se dit convaincue d'être capable de revenir parmi l'élite, ce qui n'était plus le cas comme l'indique sa 55e position à sa dernière descente d'entraînement.
«J'aime toujours autant skier, a-t-elle ajouté en conférence téléphonique, et je sais que je suis capable de revenir parmi les meilleures. Je suis à l'aise avec ma décision et je vois la lumière au bout du tunnel.»
Son dos, qui l'a forcée à rater toute la saison dernière, n'est pas en cause.
«Mon dos va relativement bien, a-t-elle indiqué. C'est certain que plusieurs mois d'entraînement vont m'aider, mais la décision d'aujourd'hui n'est pas due à des douleurs au dos.» Ce qui est en cause, a-t-elle insisté, c'est un manque d'entraînement, une conséquence de ses problèmes de dos.
La skieuse québécoise a pris sa décision lors d'une rencontre avec son entraîneur Piotr Jelen mercredi soir après sa dernière descente à Santa Caterina. Jelen la connaît depuis 13 ans et les deux n'auraient eu qu'à se regarder dans les yeux pour en venir à la conclusion qui s'imposait.
«Combien de temps encore allez-vous me laisser faire ça?», a alors questionné Turgeon, selon ce qu'elle a raconté au téléphone hier. «Nous avons regardé les vidéos et nous nous sommes dit que ça ne pouvait continuer», a déclaré Jelen.
Explications
Turgeon s'est expliquée clairement. «Au cours des dernières années, on a été capable de s'en sauver un peu en ayant moins d'entraînement. Mais cette fois, j'ai raté une année complète et ce manque d'entraînement m'a très vite rattrapée.
«Les choses se sont relativement bien déroulées à Lake Louise [30e et 16e en descente, chaque fois meilleure Canadienne]. J'étais sur l'adrénaline et j'avais eu pas mal de bonnes journées d'entraînement.
«Ensuite, on est venu en Europe. Le climat n'était pas vraiment favorable et on n'a pas eu l'entraînement souhaité. On a donc modifié notre plan de match et décidé de revenir à la maison où je vais continuer à m'entraîner fort physiquement et à skier dans la région de Québec. Par la suite, quand les camps d'entraînement de l'équipe nationale vont recommencer en mai, je serai en meilleure forme physique et mon dos sera encore en meilleur état. L'idée derrière tout ça est d'avoir une saison d'entraînement complète avant la saison de compétition pour que je puisse vraiment compétitionner à la hauteur de mon potentiel.»
Turgeon ne pourra donc défendre son championnat du monde de descente sur cette piste de Santa Caterina qu'elle connaît et aime bien.
«Considérant ma situation, je n'étais pas en mesure de défendre mon titre», a-t-elle déclaré, ajoutant: «J'ai déjà dit que je ne voulais pas revenir en Coupe du monde pour finir 20e mais là c'était encore pire, je finissais 40-45e. Pour moi, ce n'est pas acceptable et je ne l'accepte pas. Je suis une gagnante.
«Je suis sûre d'être capable de revenir. J'ai passé par-dessus énormément d'embûches dans ma carrière. C'en est une autre qui va me donner encore plus de force de caractère. Je veux revenir, et je veux revenir en force. C'est ça mon objectif.»
Entre-temps, a-t-elle encore expliqué, «descendre à 140 kilomètres/heure quand on n'est pas nécessairement sûre de la qualité de notre niveau technique, c'est extrêmement dangereux pour les risques de blessure. Je me sens de moins en moins confiante et confortable sur un parcours de descente, alors j'aimais mieux faire un pas en arrière, reprendre l'entraînement et revenir plus forte.»
Turgeon est très à l'aise avec sa décision maintenant qu'elle est fixée sur son avenir et son ton au téléphone était beaucoup plus celui d'une athlète soulagée d'un fardeau que malheureuse. «Je me sens beaucoup mieux, a-t-elle dit. J'avais perdu mon sourire, et ma bonne humeur. Je me sentais misérable.»
«Non, je ne prends pas ma retraite», a affirmé d'un ton assuré la skieuse de 28 ans qui se dit convaincue d'être capable de revenir parmi l'élite, ce qui n'était plus le cas comme l'indique sa 55e position à sa dernière descente d'entraînement.
«J'aime toujours autant skier, a-t-elle ajouté en conférence téléphonique, et je sais que je suis capable de revenir parmi les meilleures. Je suis à l'aise avec ma décision et je vois la lumière au bout du tunnel.»
Son dos, qui l'a forcée à rater toute la saison dernière, n'est pas en cause.
«Mon dos va relativement bien, a-t-elle indiqué. C'est certain que plusieurs mois d'entraînement vont m'aider, mais la décision d'aujourd'hui n'est pas due à des douleurs au dos.» Ce qui est en cause, a-t-elle insisté, c'est un manque d'entraînement, une conséquence de ses problèmes de dos.
La skieuse québécoise a pris sa décision lors d'une rencontre avec son entraîneur Piotr Jelen mercredi soir après sa dernière descente à Santa Caterina. Jelen la connaît depuis 13 ans et les deux n'auraient eu qu'à se regarder dans les yeux pour en venir à la conclusion qui s'imposait.
«Combien de temps encore allez-vous me laisser faire ça?», a alors questionné Turgeon, selon ce qu'elle a raconté au téléphone hier. «Nous avons regardé les vidéos et nous nous sommes dit que ça ne pouvait continuer», a déclaré Jelen.
Explications
Turgeon s'est expliquée clairement. «Au cours des dernières années, on a été capable de s'en sauver un peu en ayant moins d'entraînement. Mais cette fois, j'ai raté une année complète et ce manque d'entraînement m'a très vite rattrapée.
«Les choses se sont relativement bien déroulées à Lake Louise [30e et 16e en descente, chaque fois meilleure Canadienne]. J'étais sur l'adrénaline et j'avais eu pas mal de bonnes journées d'entraînement.
«Ensuite, on est venu en Europe. Le climat n'était pas vraiment favorable et on n'a pas eu l'entraînement souhaité. On a donc modifié notre plan de match et décidé de revenir à la maison où je vais continuer à m'entraîner fort physiquement et à skier dans la région de Québec. Par la suite, quand les camps d'entraînement de l'équipe nationale vont recommencer en mai, je serai en meilleure forme physique et mon dos sera encore en meilleur état. L'idée derrière tout ça est d'avoir une saison d'entraînement complète avant la saison de compétition pour que je puisse vraiment compétitionner à la hauteur de mon potentiel.»
Turgeon ne pourra donc défendre son championnat du monde de descente sur cette piste de Santa Caterina qu'elle connaît et aime bien.
«Considérant ma situation, je n'étais pas en mesure de défendre mon titre», a-t-elle déclaré, ajoutant: «J'ai déjà dit que je ne voulais pas revenir en Coupe du monde pour finir 20e mais là c'était encore pire, je finissais 40-45e. Pour moi, ce n'est pas acceptable et je ne l'accepte pas. Je suis une gagnante.
«Je suis sûre d'être capable de revenir. J'ai passé par-dessus énormément d'embûches dans ma carrière. C'en est une autre qui va me donner encore plus de force de caractère. Je veux revenir, et je veux revenir en force. C'est ça mon objectif.»
Entre-temps, a-t-elle encore expliqué, «descendre à 140 kilomètres/heure quand on n'est pas nécessairement sûre de la qualité de notre niveau technique, c'est extrêmement dangereux pour les risques de blessure. Je me sens de moins en moins confiante et confortable sur un parcours de descente, alors j'aimais mieux faire un pas en arrière, reprendre l'entraînement et revenir plus forte.»
Turgeon est très à l'aise avec sa décision maintenant qu'elle est fixée sur son avenir et son ton au téléphone était beaucoup plus celui d'une athlète soulagée d'un fardeau que malheureuse. «Je me sens beaucoup mieux, a-t-elle dit. J'avais perdu mon sourire, et ma bonne humeur. Je me sentais misérable.»
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