Scandale du patinage artistique aux Jeux olympiques de Salt Lake City - Peizerat et Anissina devraient tout dire
Paris — Alors qu'il devient de plus en plus difficile de nier l'implication de la mafia russe dans le scandale du patinage artistique aux Jeux olympiques de Salt Lake City, le couple français formé de Marina Anissina et Gwendal Peizerat, médaillé d'or en danse sur glace aux États-Unis, devrait s'expliquer, aujourd'hui.
Le plus grand scandale de l'histoire du patinage artistique, que l'on croyait enterré depuis la suspension par la Fédération internationale (ISU) de la juge Marie-Reine Le Gougne et du président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet, a resurgi mercredi dernier avec l'arrestation en Italie d'un membre présumé de la mafia russe accusé d'avoir manipulé les résultats des épreuves de patinage aux JO.
Alimzhan Tokhtakhounov, actuellement en détention à Venise et considéré comme l'un des hommes les plus influents d'une organisation moscovite de plus de 3000 membres, est accusé d'avoir tenté de persuader la juge française de voter pour la paire russe engagée dans l'épreuve des couples, et une juge russe de voter en faveur des Français en lice en danse sur glace. Au mois de février à Salt Lake, les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze avaient remporté l'épreuve des couples devant les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier. Le lendemain, la juge Marie-Reine Le Gougne avait affirmé avoir subi des pressions du président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet pour voter en faveur des Russes. Elle s'était ensuite rétractée. Les Canadiens avaient eux aussi obtenu une médaille d'or, sur tapis vert.
La semaine suivante, les Français Marina Anissina et Gwendal Peizerat avaient remporté la danse sur glace. Mais l'affaire ne s'arrête pas là, et les enquêteurs américains, qui travaillent de concert avec la police italienne, affirment aujourd'hui qu'une danseuse sur glace française, dont l'identité n'est pas révélée dans les dossiers, a téléphoné à Tokhtakhounov après l'épreuve. Actuellement en tournée de gala dans le sud de la France avec son partenaire, Marina Anissina, ouvertement visée, a décidé de s'expliquer et a donc convoqué une conférence de presse aujourd'hui midi à Arles.
«Je dénonce catégoriquement les propos calomnieux, injurieux, déshonorants et injustes qui ont été proférés à mon égard à l'occasion de l'arrestation de M. Tokhtakhounov. Gwendal [Peizerat] et moi-même n'avons eu besoin de personne pour gagner notre médaille d'or à Salt Lake City», a-t-elle déclaré vendredi dans un communiqué publié par la Fédération française des sports de glace (FFSG).
Anissina pourrait également donner son avis sur les enregistrements de la police italienne, selon lesquels sa mère aurait été en contact téléphonique avec le suspect.
Les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze, qui à l'instar des Français ont réaffirmé ces derniers jours ne devoir leur médaille qu'à leur seul talent, devraient eux aussi participer à la conférence de presse.
Quels que soient les développements de l'affaire aujourd'hui à Arles, elle n'est pas arrivée au bout de ses rebondissements. Sur le plan sportif, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a laissé entendre qu'en cas de corruption avérée les résultats des épreuves de patinage à Salt Lake pourraient être révisés. Et il reste aussi à éclaircir les liens qu'a entretenus Tokhtakhounov avec d'éventuels responsables sportifs français, dont le fameux intermédiaire «Chevallier» que l'on entend sur les bandes de la police italienne, mais dont l'identité n'a pas été révélée.
Le plus grand scandale de l'histoire du patinage artistique, que l'on croyait enterré depuis la suspension par la Fédération internationale (ISU) de la juge Marie-Reine Le Gougne et du président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet, a resurgi mercredi dernier avec l'arrestation en Italie d'un membre présumé de la mafia russe accusé d'avoir manipulé les résultats des épreuves de patinage aux JO.
Alimzhan Tokhtakhounov, actuellement en détention à Venise et considéré comme l'un des hommes les plus influents d'une organisation moscovite de plus de 3000 membres, est accusé d'avoir tenté de persuader la juge française de voter pour la paire russe engagée dans l'épreuve des couples, et une juge russe de voter en faveur des Français en lice en danse sur glace. Au mois de février à Salt Lake, les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze avaient remporté l'épreuve des couples devant les Canadiens Jamie Salé et David Pelletier. Le lendemain, la juge Marie-Reine Le Gougne avait affirmé avoir subi des pressions du président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet pour voter en faveur des Russes. Elle s'était ensuite rétractée. Les Canadiens avaient eux aussi obtenu une médaille d'or, sur tapis vert.
La semaine suivante, les Français Marina Anissina et Gwendal Peizerat avaient remporté la danse sur glace. Mais l'affaire ne s'arrête pas là, et les enquêteurs américains, qui travaillent de concert avec la police italienne, affirment aujourd'hui qu'une danseuse sur glace française, dont l'identité n'est pas révélée dans les dossiers, a téléphoné à Tokhtakhounov après l'épreuve. Actuellement en tournée de gala dans le sud de la France avec son partenaire, Marina Anissina, ouvertement visée, a décidé de s'expliquer et a donc convoqué une conférence de presse aujourd'hui midi à Arles.
«Je dénonce catégoriquement les propos calomnieux, injurieux, déshonorants et injustes qui ont été proférés à mon égard à l'occasion de l'arrestation de M. Tokhtakhounov. Gwendal [Peizerat] et moi-même n'avons eu besoin de personne pour gagner notre médaille d'or à Salt Lake City», a-t-elle déclaré vendredi dans un communiqué publié par la Fédération française des sports de glace (FFSG).
Anissina pourrait également donner son avis sur les enregistrements de la police italienne, selon lesquels sa mère aurait été en contact téléphonique avec le suspect.
Les Russes Elena Berezhanaya et Anton Sikharulidze, qui à l'instar des Français ont réaffirmé ces derniers jours ne devoir leur médaille qu'à leur seul talent, devraient eux aussi participer à la conférence de presse.
Quels que soient les développements de l'affaire aujourd'hui à Arles, elle n'est pas arrivée au bout de ses rebondissements. Sur le plan sportif, le président du Comité international olympique (CIO) Jacques Rogge a laissé entendre qu'en cas de corruption avérée les résultats des épreuves de patinage à Salt Lake pourraient être révisés. Et il reste aussi à éclaircir les liens qu'a entretenus Tokhtakhounov avec d'éventuels responsables sportifs français, dont le fameux intermédiaire «Chevallier» que l'on entend sur les bandes de la police italienne, mais dont l'identité n'a pas été révélée.
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