Dopage - Gascon-Giroux prend la défense de Guest
5 août 2002
Actualités sportives
Manchester, Angleterre — Commencés dans la controverse à cause d'un cas de dopage au triathlon, les Jeux du Commonwealth du Canada se sont terminés dans l'allégresse avec deux médailles d'or, soit un doublé... au triathlon.
Après que Carol Montgomery et le champion olympique Simon Whitfield eurent remporté chacun une médaille d'or, le Québécois Jocelyn Gascon-Giroux, appelé à remplacer Kelly Guest à la dernière minute, a livré un vibrant plaidoyer en faveur de son coéquipier déchu et susceptible d'être suspendu pendant quatre ans.
«Je pense que c'est un accident, a dit l'ingénieur de 34 ans qui a terminé au 19e rang. Moi je prends des suppléments, des vitamines C et E. Il y a des preuves scientifiques que ça aide à la récupération. Mais il y a d'autres vitamines et d'autres suppléments sans aucune preuve scientifique. Moi, je vérifie avec les médecins, je m'assure que les suppléments sont canadiens et on regarde les produits attentivement. En cas de doute, je vais demander une lettre pour m'assurer que le produit est approuvé par le CIO.»
«On fait tous ça, et Kelly l'a fait également. Ce qui est arrivé est un incident malheureux. Mais je pense qu'il faut retirer le bon de ça. Chaque athlète a sa responsabilité, oui. Mais au Canada, on doit apporter un soutien aux athlètes pour les aider. Il y a une quantité phénoménale de produits. Il faut avoir un suivi. Le CCES [Centre canadien d'éthique dans les sports] est là pour tester les athlètes, oui, mais aussi pour apporter un soutien important aux athlètes, être partenaire et non pas seulement une police. Il faut qu'un partenariat se développe.»
«Parce que la majorité des athlètes sont intègres, a poursuivi Giroux, intarissable sur le sujet et parlant d'un ton convaincu. Ils ne veulent pas tricher. Kelly, je m'entraîne avec lui, et ce que j'ai observé de lui c'est qu'il est un athlète intègre. Ce n'est pas un gars qui va tricher.»
Giroux ne veut pas se prononcer sur l'erreur de Guest tant qu'il n'aura pas pris connaissance des analyses, mais il ne doute aucunement de sa bonne foi, convaincu qu'il avait lui aussi fait toutes les vérifications.
Cela ne le porte-t-il pas à réfléchir sur ce qui pourrait lui arriver, à lui? «Je pense que les suppléments que je prends sont sans danger, il n'y a aucun problème. D'ailleurs, j'ai subi un test la semaine passée, qui s'est révélé négatif, la première fois de ma vie que je passais un test.»
Giroux avait terminé à huit secondes de Guest aux qualifications canadiennes: «On a envoyé trois femmes et deux hommes aux Jeux du Commonwealth. Je me suis dit: "la destinée m'appelle"», a-t-il raconté en riant après sa course.
Après que Carol Montgomery et le champion olympique Simon Whitfield eurent remporté chacun une médaille d'or, le Québécois Jocelyn Gascon-Giroux, appelé à remplacer Kelly Guest à la dernière minute, a livré un vibrant plaidoyer en faveur de son coéquipier déchu et susceptible d'être suspendu pendant quatre ans.
«Je pense que c'est un accident, a dit l'ingénieur de 34 ans qui a terminé au 19e rang. Moi je prends des suppléments, des vitamines C et E. Il y a des preuves scientifiques que ça aide à la récupération. Mais il y a d'autres vitamines et d'autres suppléments sans aucune preuve scientifique. Moi, je vérifie avec les médecins, je m'assure que les suppléments sont canadiens et on regarde les produits attentivement. En cas de doute, je vais demander une lettre pour m'assurer que le produit est approuvé par le CIO.»
«On fait tous ça, et Kelly l'a fait également. Ce qui est arrivé est un incident malheureux. Mais je pense qu'il faut retirer le bon de ça. Chaque athlète a sa responsabilité, oui. Mais au Canada, on doit apporter un soutien aux athlètes pour les aider. Il y a une quantité phénoménale de produits. Il faut avoir un suivi. Le CCES [Centre canadien d'éthique dans les sports] est là pour tester les athlètes, oui, mais aussi pour apporter un soutien important aux athlètes, être partenaire et non pas seulement une police. Il faut qu'un partenariat se développe.»
«Parce que la majorité des athlètes sont intègres, a poursuivi Giroux, intarissable sur le sujet et parlant d'un ton convaincu. Ils ne veulent pas tricher. Kelly, je m'entraîne avec lui, et ce que j'ai observé de lui c'est qu'il est un athlète intègre. Ce n'est pas un gars qui va tricher.»
Giroux ne veut pas se prononcer sur l'erreur de Guest tant qu'il n'aura pas pris connaissance des analyses, mais il ne doute aucunement de sa bonne foi, convaincu qu'il avait lui aussi fait toutes les vérifications.
Cela ne le porte-t-il pas à réfléchir sur ce qui pourrait lui arriver, à lui? «Je pense que les suppléments que je prends sont sans danger, il n'y a aucun problème. D'ailleurs, j'ai subi un test la semaine passée, qui s'est révélé négatif, la première fois de ma vie que je passais un test.»
Giroux avait terminé à huit secondes de Guest aux qualifications canadiennes: «On a envoyé trois femmes et deux hommes aux Jeux du Commonwealth. Je me suis dit: "la destinée m'appelle"», a-t-il raconté en riant après sa course.
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