Un premier suspect de dopage sanguin de l'histoire
Le cycliste Tyler Hamilton aurait eu recours à une transfusion de sang
Photo : Agence Reuters
L’Américain Tyler Hamilton a nié les allégations de dopage à son endroit.
Madrid — Pour la première fois dans l'histoire de la lutte antidopage, un sportif, le coureur cycliste américain Tyler Hamilton, champion olympique du contre-la-montre, a été déclaré positif pour avoir eu recours à une transfusion de sang, une méthode interdite jusqu'alors impossible à démontrer scientifiquement.
Le contrôle positif a été confirmé par l'équipe Phonak, la formation suisse du coureur américain qui est devenu son chef de file l'hiver dernier.
L'intéressé, qui risque de se voir retirer sa médaille d'or s'il est reconnu coupable de dopage, s'est déclaré «100 % innocent» lors d'une conférence de presse à Regensdorf, en Suisse. Il a ajouté qu'il se défendrait contre cette accusation «jusqu'à ce que je n'aie plus un euro en poche».
Le premier des contrôles a été effectué le 19 août au cours des JO d'Athènes, le deuxième le 18 septembre pendant le Tour d'Espagne. Les échantillons A ont fait apparaître «la présence de globules rouges mélangés, ce qui semble indiquer une transfusion sanguine», a déclaré Georges Luedinger, porte-parole de Phonak, citant un courrier adressé à l'équipe par l'Union cycliste internationale.
Les résultats des contre-expertises étaient attendus hier ou aujourd'hui, a-t-il précisé, ajoutant que Hamilton dément avoir recouru à des transfusions pour améliorer ses performances. «Tyler nous a juré qu'il n'avait rien fait.»
Dans l'attente du résultat de la contre-expertise d'hier, attendu dans moins de 48 heures, Hamilton est d'ores et déjà la première «victime» de la méthode d'un institut d'hématologie de Sydney, appliquée par deux laboratoires accrédités, Athènes et Lausanne (Suisse).
Hamilton a abandonné la Vuelta vendredi dernier, six jours après sa victoire dans la huitième étape. Il s'était imposé dans le contre-la-montre de 40,1 kilomètres à Almussafes, le jour anniversaire des attentats du 11 septembre.
Le coureur du Massachusetts, passé l'hiver dernier de la formation danoise CSC à Phonak, a connu un été très contrasté.
Médaille d'or en sursis
À la peine dans le Tour de France qu'il a abandonné dans les Pyrénées (13e étape), il a gagné le contre-la-montre des JO d'Athènes, le 18 août dernier. À cette occasion, Hamilton avait rendu un vibrant hommage à son préparateur italien Luigi Cecchini.
Âgé de 33 ans, Hamilton est longtemps resté dans l'ombre de Lance Armstrong qu'il a servi jusqu'en 2001 dans l'équipe US Postal. Il est resté lié avec son ancien leader qu'il côtoie régulièrement pendant la saison européenne pour habiter dans le même immeuble sur la côte espagnole à Gerone.
Parti chez CSC, le coureur américain a gagné notamment la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège, en 2003. Cette année-là, il s'est aussi signalé en bouclant le Tour de France malgré une clavicule cassée (vainqueur de l'étape de Bayonne et 4e au classement final).
Un deuxième cas
Pour l'équipe Phonak, il s'agit de la deuxième affaire de dopage de l'été après le contrôle positif à l'EPO (erythropoïetine) du Suisse Oscar Camenzind. L'ancien champion du monde, licencié par sa formation, a mis fin à sa carrière avant d'être suspendu pour une durée de deux ans par le comité olympique suisse.
L'Union cycliste internationale (UCI) a eu recours à une méthode qui, pour l'essentiel, permet de distinguer des populations différentes de globules rouges et, par conséquent, de déterminer avec certitude qu'il y a eu transfusion homologue (donneur compatible).
Jusqu'à présent, la transfusion sanguine, dont les soupçons d'utilisation remontent à plus d'une trentaine d'années dans l'athlétisme, était indétectable. Elle a pour principal intérêt d'augmenter le taux de globules rouges et d'améliorer le transport d'oxygène jusqu'aux muscles.
Depuis 1997, le sang servait de support à des tests à partir desquels une mesure d'arrêt de travail — quinze jours minimum- pouvait être décidée. Mais il ne s'agissait en l'occurrence que de soupçons de dopage sanguin (prise d'EPO, etc).
Pour la première fois, le sang a été utilisé à des fins de contrôle antidopage stricts — débouchant sur de possibles sanctions — à l'occasion du dernier Tour de France (recherche d'hémoglobine synthétique).
Le cyclisme, qui a ouvert la voie en matière de contrôles sanguins, compte logiquement le premier sportif positif en la matière.
Le contrôle positif a été confirmé par l'équipe Phonak, la formation suisse du coureur américain qui est devenu son chef de file l'hiver dernier.
L'intéressé, qui risque de se voir retirer sa médaille d'or s'il est reconnu coupable de dopage, s'est déclaré «100 % innocent» lors d'une conférence de presse à Regensdorf, en Suisse. Il a ajouté qu'il se défendrait contre cette accusation «jusqu'à ce que je n'aie plus un euro en poche».
Le premier des contrôles a été effectué le 19 août au cours des JO d'Athènes, le deuxième le 18 septembre pendant le Tour d'Espagne. Les échantillons A ont fait apparaître «la présence de globules rouges mélangés, ce qui semble indiquer une transfusion sanguine», a déclaré Georges Luedinger, porte-parole de Phonak, citant un courrier adressé à l'équipe par l'Union cycliste internationale.
Les résultats des contre-expertises étaient attendus hier ou aujourd'hui, a-t-il précisé, ajoutant que Hamilton dément avoir recouru à des transfusions pour améliorer ses performances. «Tyler nous a juré qu'il n'avait rien fait.»
Dans l'attente du résultat de la contre-expertise d'hier, attendu dans moins de 48 heures, Hamilton est d'ores et déjà la première «victime» de la méthode d'un institut d'hématologie de Sydney, appliquée par deux laboratoires accrédités, Athènes et Lausanne (Suisse).
Hamilton a abandonné la Vuelta vendredi dernier, six jours après sa victoire dans la huitième étape. Il s'était imposé dans le contre-la-montre de 40,1 kilomètres à Almussafes, le jour anniversaire des attentats du 11 septembre.
Le coureur du Massachusetts, passé l'hiver dernier de la formation danoise CSC à Phonak, a connu un été très contrasté.
Médaille d'or en sursis
À la peine dans le Tour de France qu'il a abandonné dans les Pyrénées (13e étape), il a gagné le contre-la-montre des JO d'Athènes, le 18 août dernier. À cette occasion, Hamilton avait rendu un vibrant hommage à son préparateur italien Luigi Cecchini.
Âgé de 33 ans, Hamilton est longtemps resté dans l'ombre de Lance Armstrong qu'il a servi jusqu'en 2001 dans l'équipe US Postal. Il est resté lié avec son ancien leader qu'il côtoie régulièrement pendant la saison européenne pour habiter dans le même immeuble sur la côte espagnole à Gerone.
Parti chez CSC, le coureur américain a gagné notamment la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège, en 2003. Cette année-là, il s'est aussi signalé en bouclant le Tour de France malgré une clavicule cassée (vainqueur de l'étape de Bayonne et 4e au classement final).
Un deuxième cas
Pour l'équipe Phonak, il s'agit de la deuxième affaire de dopage de l'été après le contrôle positif à l'EPO (erythropoïetine) du Suisse Oscar Camenzind. L'ancien champion du monde, licencié par sa formation, a mis fin à sa carrière avant d'être suspendu pour une durée de deux ans par le comité olympique suisse.
L'Union cycliste internationale (UCI) a eu recours à une méthode qui, pour l'essentiel, permet de distinguer des populations différentes de globules rouges et, par conséquent, de déterminer avec certitude qu'il y a eu transfusion homologue (donneur compatible).
Jusqu'à présent, la transfusion sanguine, dont les soupçons d'utilisation remontent à plus d'une trentaine d'années dans l'athlétisme, était indétectable. Elle a pour principal intérêt d'augmenter le taux de globules rouges et d'améliorer le transport d'oxygène jusqu'aux muscles.
Depuis 1997, le sang servait de support à des tests à partir desquels une mesure d'arrêt de travail — quinze jours minimum- pouvait être décidée. Mais il ne s'agissait en l'occurrence que de soupçons de dopage sanguin (prise d'EPO, etc).
Pour la première fois, le sang a été utilisé à des fins de contrôle antidopage stricts — débouchant sur de possibles sanctions — à l'occasion du dernier Tour de France (recherche d'hémoglobine synthétique).
Le cyclisme, qui a ouvert la voie en matière de contrôles sanguins, compte logiquement le premier sportif positif en la matière.
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