Un conflit qui sera long - La Ligue nationale décrétera un lock-out ce soir, à minuit
15 septembre 2004
Actualités sportives
Toronto — Il est minuit moins une pour la Ligue nationale. À moins d'un miracle, la LNH va décréter un lock-out ce soir, à minuit. Et cet arrêt de travail pourrait durer très longtemps.
«Demain est le jour J, a reconnu le défenseur Wade Redden après l'entraînement de l'équipe canadienne, hier. C'est sans doute la dernière fois que nous allons chausser les patins avant longtemps.»
Les optimistes croient que le conflit pourrait prendre fin en janvier comme ce fut le cas en 1994. Mais plusieurs estiment que la saison 2004-2005 sera annulée et que la coupe Stanley ne sera pas mise à l'enjeu pour la première fois depuis 1919 alors qu'une épidémie d'influenza avait interrompu la finale Montréal-Seattle.
Réunion des gouverneurs
L'assemblée des gouverneurs doit se réunir ce matin à 11h au Westin New York à Times Square. Le commissaire Gary Bettman et le vice-président Bill Daly devraient alors recommander aux propriétaires l'imposition d'un lock-out.
«Nous allons faire le bilan des négociations et les gouverneurs nous dicteront la marche à suivre, a déclaré Daly. Je ne crois pas qu'il y aura de surprises.»
Dans les faits, Bettman a carte blanche pour décréter un lock-out. Mais, selon certaines sources, il recevra un appui unanime dans ce sens de la part de l'assemblée des gouverneurs. L'annonce d'un arrêt de travail devrait être faite à 14h30 lors d'un point de presse tenu à New York.
Les représentants de la LNH et de l'Association des joueurs ont tenu une dernière rencontre, jeudi dernier, à Toronto. Cette réunion a pris fin après quatre heures de vaines discussions au terme desquelles le commissaire a déclaré: «Nous ne parlons même pas le même langage.»
Aucune rencontre n'est prévue dans un avenir rapproché.
Sans camp d'entraînement, les joueurs devront trouver des solutions de rechange.
Les vétérans Scott Niedermayer et Joe Sakic ont fait savoir qu'ils vont simplement demeurer à la maison et jouer pleinement leur rôle de père de famille. D'autres, par contre, souhaitent jouer au hockey.
Certains prendront part à une tournée de quatre contre quatre organisée par Joel Bouchard dans différentes villes du Québec. Vincent Lecavalier, Mike Ribeiro et Patrice Brisebois ont déjà dit oui. D'autres vont participer à une tournée similaire en Ontario. Le premier match doit être présenté vendredi, à Barrie, en Ontario. Dominik Hasek, Chris Osgood, Brent Sopel, Dan Cloutier, Bryan McCabe, Andrew Raycroft, Mike Fisher et Mike Comrie y participeront.
Des joueurs de la LNH vont également jouer en Europe où le niveau de compétition sera plus élevé. Joe Thornton et Rick Nash ont déjà conclu des ententes avec le club de Davos du championnat suisse. D'autres joueurs devraient annoncer des ententes similaires une fois le lock-out en vigueur.
«J'ai quelques options, fait valoir José Théodore. J'en discuterai avec mon agent [Don Meehan] après le tournoi. Il y a deux endroits en Europe ainsi que la tournée au Québec. Mais je devrai jouer pour maintenir la forme. S'il y a une saison, elle sera courte et il faudra être prêt.»
Des positions polarisées
Les positions des deux parties sont si polarisées qu'aucune entente ne semble possible.
La ligue veut un système qui limitera la hausse des salaires. Les dirigeants font valoir que le circuit a perdu 273 millions $US en 2002-2003 et 224 millions $US la saison dernière. Les propriétaires ne veulent pas que les salaires des joueurs soient supérieurs à 50 % des revenus de la ligue. La LNH soutient que les salaires grugent 75 % des
revenus.
Selon l'Association des joueurs, tout système proposé par les propriétaires se définit comme un plafond salarial. Les joueurs s'y opposent. L'Association a proposé diverses solutions, reconnaissant que la présente convention collective, reconduite à deux reprises en 10 ans, a permis une hausse vertigineuse des salaires, dont la moyenne est passée de 733 000 $ en 1994-1995 à 1,83 million $ en 2003-2004.
Ainsi, le directeur administratif de l'Association des joueurs, Bob Goodenow, et le directeur principal Ted Saskin ont présenté une offre qui comprend une taxe de luxe, un partage des revenus, une réduction des salaires de 5 % et une baisse des salaires des recrues. Selon le syndicat, ces mesures permettraient à la LNH d'économiser quelque 150 millions la saison prochaine.
Bettman a refusé cette offre. Il veut imposer un plafond salarial et il croit qu'un lock-out lui permettra d'atteindre son objectif.
«Demain est le jour J, a reconnu le défenseur Wade Redden après l'entraînement de l'équipe canadienne, hier. C'est sans doute la dernière fois que nous allons chausser les patins avant longtemps.»
Les optimistes croient que le conflit pourrait prendre fin en janvier comme ce fut le cas en 1994. Mais plusieurs estiment que la saison 2004-2005 sera annulée et que la coupe Stanley ne sera pas mise à l'enjeu pour la première fois depuis 1919 alors qu'une épidémie d'influenza avait interrompu la finale Montréal-Seattle.
Réunion des gouverneurs
L'assemblée des gouverneurs doit se réunir ce matin à 11h au Westin New York à Times Square. Le commissaire Gary Bettman et le vice-président Bill Daly devraient alors recommander aux propriétaires l'imposition d'un lock-out.
«Nous allons faire le bilan des négociations et les gouverneurs nous dicteront la marche à suivre, a déclaré Daly. Je ne crois pas qu'il y aura de surprises.»
Dans les faits, Bettman a carte blanche pour décréter un lock-out. Mais, selon certaines sources, il recevra un appui unanime dans ce sens de la part de l'assemblée des gouverneurs. L'annonce d'un arrêt de travail devrait être faite à 14h30 lors d'un point de presse tenu à New York.
Les représentants de la LNH et de l'Association des joueurs ont tenu une dernière rencontre, jeudi dernier, à Toronto. Cette réunion a pris fin après quatre heures de vaines discussions au terme desquelles le commissaire a déclaré: «Nous ne parlons même pas le même langage.»
Aucune rencontre n'est prévue dans un avenir rapproché.
Sans camp d'entraînement, les joueurs devront trouver des solutions de rechange.
Les vétérans Scott Niedermayer et Joe Sakic ont fait savoir qu'ils vont simplement demeurer à la maison et jouer pleinement leur rôle de père de famille. D'autres, par contre, souhaitent jouer au hockey.
Certains prendront part à une tournée de quatre contre quatre organisée par Joel Bouchard dans différentes villes du Québec. Vincent Lecavalier, Mike Ribeiro et Patrice Brisebois ont déjà dit oui. D'autres vont participer à une tournée similaire en Ontario. Le premier match doit être présenté vendredi, à Barrie, en Ontario. Dominik Hasek, Chris Osgood, Brent Sopel, Dan Cloutier, Bryan McCabe, Andrew Raycroft, Mike Fisher et Mike Comrie y participeront.
Des joueurs de la LNH vont également jouer en Europe où le niveau de compétition sera plus élevé. Joe Thornton et Rick Nash ont déjà conclu des ententes avec le club de Davos du championnat suisse. D'autres joueurs devraient annoncer des ententes similaires une fois le lock-out en vigueur.
«J'ai quelques options, fait valoir José Théodore. J'en discuterai avec mon agent [Don Meehan] après le tournoi. Il y a deux endroits en Europe ainsi que la tournée au Québec. Mais je devrai jouer pour maintenir la forme. S'il y a une saison, elle sera courte et il faudra être prêt.»
Des positions polarisées
Les positions des deux parties sont si polarisées qu'aucune entente ne semble possible.
La ligue veut un système qui limitera la hausse des salaires. Les dirigeants font valoir que le circuit a perdu 273 millions $US en 2002-2003 et 224 millions $US la saison dernière. Les propriétaires ne veulent pas que les salaires des joueurs soient supérieurs à 50 % des revenus de la ligue. La LNH soutient que les salaires grugent 75 % des
revenus.
Selon l'Association des joueurs, tout système proposé par les propriétaires se définit comme un plafond salarial. Les joueurs s'y opposent. L'Association a proposé diverses solutions, reconnaissant que la présente convention collective, reconduite à deux reprises en 10 ans, a permis une hausse vertigineuse des salaires, dont la moyenne est passée de 733 000 $ en 1994-1995 à 1,83 million $ en 2003-2004.
Ainsi, le directeur administratif de l'Association des joueurs, Bob Goodenow, et le directeur principal Ted Saskin ont présenté une offre qui comprend une taxe de luxe, un partage des revenus, une réduction des salaires de 5 % et une baisse des salaires des recrues. Selon le syndicat, ces mesures permettraient à la LNH d'économiser quelque 150 millions la saison prochaine.
Bettman a refusé cette offre. Il veut imposer un plafond salarial et il croit qu'un lock-out lui permettra d'atteindre son objectif.
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