Tennis - Daniel Nestor perd son titre de champion olympique
18 août 2004
Actualités sportives
Athènes — Le Canada ne conservera pas son titre olympique en double au tennis aux Jeux d'Athènes. Frédéric Niemeyer et Daniel Nestor ont été défaits au deuxième tour par les Français Michael Llodra et Fabrice Santoro, hier soir, non sans leur avoir livré une belle lutte.
Niemeyer et Nestor ont poussé à la limite les champions des Internationaux d'Australie, troisièmes têtes de série du tournoi, qui l'ont emporté en trois manches, 6-3, 6-7 (5), 6-3.
«Ça s'est joué sur quelques points ici et là au troisième set, a commenté Niemeyer, qui a filé à l'anglaise à l'issue du match avant de rencontrer les journalistes. Je suis déçu. Je croyais sincèrement que Dan et moi aurions pu aller plus loin.»
Le tennisman de Deauville, en Estrie, a accepté le blâme pour le mauvais début de rencontre que les Canadiens ont connu. Après sept minutes d'action, les Français menaient déjà 3-0.
«C'est un peu ma faute. J'ai raté deux volées que je n'aurais pas dû manquer avec Daniel au service. C'était la première fois que j'affrontais les Français et je ne savais pas à quoi m'attendre de leur part. J'ai trop joué sur les talons.»
Le duo, qui avait défait les Slovaques Dominik Hrbaty et Karol Beck au premier tour, a renversé la vapeur au cours du deuxième set, qu'il aurait même pu gagner plus facilement.
Comme Nestor s'y attendait, les Français sont revenus plus forts à la dernière manche, réussissant le bris fatal au sixième jeu.
«Mark Knowles [son coéquipier sur le circuit professionnel] et moi avons joué un match semblable contre eux cette année. On avait aussi enlevé la deuxième manche au bris, mais ils avaient redoublé d'ardeur. Je savais donc qu'ils seraient très coriaces au dernier set, a-t-il renchéri. Ils ne diminuent jamais le rythme. S'ils l'avaient fait ce soir, on aurait gagné.»
Santoro a été particulièrement fougueux et brillant, lui qui avait pourtant quelques heures plus tôt perdu un match de simple en trois manches aux dépens de l'Espagnol Tommy Robredo.
Dans la peau de champion en titre, le Torontois Nestor a trouvé l'échec plus dur à avaler. «La pression était plus forte sur moi comme champion. On aurait voulu mieux faire, surtout que ça ne va pas très bien pour le Canada en ce moment.»
L'expérience moins concluante cette année lui fait apprécier davantage la conquête de la médaille d'or qu'il a obtenue en compagnie de Sébastien Lareau il y a quatre ans.
«On a battu une des meilleures équipes au monde dans sa cour. C'est difficile de répéter l'exploit, surtout quand on fait équipe avec un joueur avec lequel on n'a pas joué souvent. Les médailles d'or sont difficiles à décrocher pour le Canada. C'est un sentiment très particulier d'en avoir remporté une.»
Quant à Niemeyer, il n'était pas plus déçu parce que le Canada a laissé filer une médaille qu'il avait acquise en 2000. «Ce n'est pas moi qui a gagné l'autre médaille. Daniel Nestor et Sébastien Lareau étaient les champions en titre, pas Daniel Nestor et Frédéric Niemeyer.»
Niemeyer et Nestor ont poussé à la limite les champions des Internationaux d'Australie, troisièmes têtes de série du tournoi, qui l'ont emporté en trois manches, 6-3, 6-7 (5), 6-3.
«Ça s'est joué sur quelques points ici et là au troisième set, a commenté Niemeyer, qui a filé à l'anglaise à l'issue du match avant de rencontrer les journalistes. Je suis déçu. Je croyais sincèrement que Dan et moi aurions pu aller plus loin.»
Le tennisman de Deauville, en Estrie, a accepté le blâme pour le mauvais début de rencontre que les Canadiens ont connu. Après sept minutes d'action, les Français menaient déjà 3-0.
«C'est un peu ma faute. J'ai raté deux volées que je n'aurais pas dû manquer avec Daniel au service. C'était la première fois que j'affrontais les Français et je ne savais pas à quoi m'attendre de leur part. J'ai trop joué sur les talons.»
Le duo, qui avait défait les Slovaques Dominik Hrbaty et Karol Beck au premier tour, a renversé la vapeur au cours du deuxième set, qu'il aurait même pu gagner plus facilement.
Comme Nestor s'y attendait, les Français sont revenus plus forts à la dernière manche, réussissant le bris fatal au sixième jeu.
«Mark Knowles [son coéquipier sur le circuit professionnel] et moi avons joué un match semblable contre eux cette année. On avait aussi enlevé la deuxième manche au bris, mais ils avaient redoublé d'ardeur. Je savais donc qu'ils seraient très coriaces au dernier set, a-t-il renchéri. Ils ne diminuent jamais le rythme. S'ils l'avaient fait ce soir, on aurait gagné.»
Santoro a été particulièrement fougueux et brillant, lui qui avait pourtant quelques heures plus tôt perdu un match de simple en trois manches aux dépens de l'Espagnol Tommy Robredo.
Dans la peau de champion en titre, le Torontois Nestor a trouvé l'échec plus dur à avaler. «La pression était plus forte sur moi comme champion. On aurait voulu mieux faire, surtout que ça ne va pas très bien pour le Canada en ce moment.»
L'expérience moins concluante cette année lui fait apprécier davantage la conquête de la médaille d'or qu'il a obtenue en compagnie de Sébastien Lareau il y a quatre ans.
«On a battu une des meilleures équipes au monde dans sa cour. C'est difficile de répéter l'exploit, surtout quand on fait équipe avec un joueur avec lequel on n'a pas joué souvent. Les médailles d'or sont difficiles à décrocher pour le Canada. C'est un sentiment très particulier d'en avoir remporté une.»
Quant à Niemeyer, il n'était pas plus déçu parce que le Canada a laissé filer une médaille qu'il avait acquise en 2000. «Ce n'est pas moi qui a gagné l'autre médaille. Daniel Nestor et Sébastien Lareau étaient les champions en titre, pas Daniel Nestor et Frédéric Niemeyer.»
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