Un hymne olympique à la Grèce antique
Photo : Agence Reuters
La mythologie grecque a tenu un rôle prépondérant dans la cérémonie d’ouverture de la XXVIIIe olympiade.
Athènes — De la douceur, un peu de candeur et surtout une agréable sensation de retour à la maison: la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'Athènes s'est voulue un hommage à la Grèce antique, berceau de la naissance des Jeux olympiques et de leur renaissance sous l'égide du baron Pierre de Coubertin, en 1896.
Alors que la nuit venait de tomber doucement sur Athènes, un compte à rebours géant s'est affiché sur le gigantesque écran du stade olympique. Au rythme des battements d'un coeur humain, les secondes se sont égrenées, en commençant à 28, comme le nombre d'olympiades qui ont eu lieu depuis la renaissance des Jeux, il y a 108 ans.
Le décompte terminé, un gigantesque feu d'artifice a embrasé le stade, donnant le coup d'envoi de la cérémonie d'ouverture. Au centre du stade, un immense lac artificiel avait été aménagé pour l'occasion. Quelques minutes plus tard, une comète «tombée» du toit du stade enflammait les cinq anneaux olympiques.
Sans surprise, la mythologie grecque a tenu un rôle prépondérant dans la cérémonie qui a suivi. Après l'embrasement des anneaux, un enfant a traversé le lac, un drapeau grec à la main, à bord d'un bateau blanc.
Peu après, un centaure, être mythique mi-homme, mi-cheval, a surgi des flots et lancé un javelot symbolisé par un trait de lumière. Au milieu du lac, une statue symbolisant les îles Cyclades est apparue au même moment avant de se briser en plusieurs morceaux et de révéler d'autres figures et images de la Grèce antique.
Dans une scène suivante, c'est Éros, le dieu de l'Amour, qui est venu couver du regard deux amoureux en train de jouer dans l'eau. Éros a ensuite pris un peu de hauteur pour laisser défiler sous lui d'autres références à l'époque antique, avec des vases peints mais aussi un hommage au berger Spiros Louis, premier vainqueur du premier marathon de l'histoire. Les spectateurs pouvaient participer à cette cérémonie toute en douceur en applaudissant et en utilisant des flashs et des cloches au moment approprié. Le concepteur de la cérémonie, Dimitri Papaioannou, souhaitait représenter «une journée de l'évolution de la conscience humaine, de la perception mythologique au monde de la logique». Une tentative réussie, qui pouvait ouvrir la voie au traditionnel défilé des athlètes dans l'enceinte olympique.
C'est la délégation grecque qui a ouvert le bal en raison de ses liens avec les Jeux antiques. Mais à titre de citoyens du pays hôte, les athlètes grecs ont également fermé la marche de la plus importante procession de l'histoire olympique. Les délégations ont d'ailleurs défilé dans l'ordre selon l'alphabet grec — le Venezuela, le Zimbabwe et les États-Unis précédant le Canada. Commençant par un K en grec, le Canada a été la 73e délégation à se présenter dans le stade. Le judoka montréalais Nicolas Gill était à la tête de l'équipe canadienne, qui a fait son apparition 49 minutes après celle de la Grèce.
En tout, 202 délégations ont défilé avec, au passage, des applaudissements nourris pour les délégations afghanes et irakiennes. L'équipe américaine a également été applaudie, mais certains spectateurs ont pointé le pouce vers le bas dans un signe apparent de désaccord avec la guerre en Irak.
Après le défilé des athlètes, la chanteuse islandaise Björk a interprété une chanson inédite qu'elle avait composée pour l'occasion tandis que sa robe, gigantesque, recouvrait progressivement l'ensemble des athlètes qui venaient d'achever le défilé des délégations.
Peu après est venu le temps des discours officiels, brefs, de la présidente du comité d'organisation, Gianna Angelopoulos-Dasalaki, et du président du CIO, Jacques Rogge, qui en a profité pour remercier en grec le public et les organisateurs. Il a ensuite cédé la parole au président de la Grèce, Constantinos Stephanopoulos, qui n'avait plus qu'à prononcer la phrase mythique: «Je déclare ouverts les Jeux olympiques d'Athènes.»
La flamme olympique a ensuite pu faire son entrée dans le stade, relayée par des champions grecs avant que Nikolaos Kaklamanakis, champion olympique de planche à voile aux Jeux d'Atlanta en 1996 et dernier relayeur, n'enflamme la vasque. Les Jeux olympiques d'Athènes pouvaient commencer.
Alors que la nuit venait de tomber doucement sur Athènes, un compte à rebours géant s'est affiché sur le gigantesque écran du stade olympique. Au rythme des battements d'un coeur humain, les secondes se sont égrenées, en commençant à 28, comme le nombre d'olympiades qui ont eu lieu depuis la renaissance des Jeux, il y a 108 ans.
Le décompte terminé, un gigantesque feu d'artifice a embrasé le stade, donnant le coup d'envoi de la cérémonie d'ouverture. Au centre du stade, un immense lac artificiel avait été aménagé pour l'occasion. Quelques minutes plus tard, une comète «tombée» du toit du stade enflammait les cinq anneaux olympiques.
Sans surprise, la mythologie grecque a tenu un rôle prépondérant dans la cérémonie qui a suivi. Après l'embrasement des anneaux, un enfant a traversé le lac, un drapeau grec à la main, à bord d'un bateau blanc.
Peu après, un centaure, être mythique mi-homme, mi-cheval, a surgi des flots et lancé un javelot symbolisé par un trait de lumière. Au milieu du lac, une statue symbolisant les îles Cyclades est apparue au même moment avant de se briser en plusieurs morceaux et de révéler d'autres figures et images de la Grèce antique.
Dans une scène suivante, c'est Éros, le dieu de l'Amour, qui est venu couver du regard deux amoureux en train de jouer dans l'eau. Éros a ensuite pris un peu de hauteur pour laisser défiler sous lui d'autres références à l'époque antique, avec des vases peints mais aussi un hommage au berger Spiros Louis, premier vainqueur du premier marathon de l'histoire. Les spectateurs pouvaient participer à cette cérémonie toute en douceur en applaudissant et en utilisant des flashs et des cloches au moment approprié. Le concepteur de la cérémonie, Dimitri Papaioannou, souhaitait représenter «une journée de l'évolution de la conscience humaine, de la perception mythologique au monde de la logique». Une tentative réussie, qui pouvait ouvrir la voie au traditionnel défilé des athlètes dans l'enceinte olympique.
C'est la délégation grecque qui a ouvert le bal en raison de ses liens avec les Jeux antiques. Mais à titre de citoyens du pays hôte, les athlètes grecs ont également fermé la marche de la plus importante procession de l'histoire olympique. Les délégations ont d'ailleurs défilé dans l'ordre selon l'alphabet grec — le Venezuela, le Zimbabwe et les États-Unis précédant le Canada. Commençant par un K en grec, le Canada a été la 73e délégation à se présenter dans le stade. Le judoka montréalais Nicolas Gill était à la tête de l'équipe canadienne, qui a fait son apparition 49 minutes après celle de la Grèce.
En tout, 202 délégations ont défilé avec, au passage, des applaudissements nourris pour les délégations afghanes et irakiennes. L'équipe américaine a également été applaudie, mais certains spectateurs ont pointé le pouce vers le bas dans un signe apparent de désaccord avec la guerre en Irak.
Après le défilé des athlètes, la chanteuse islandaise Björk a interprété une chanson inédite qu'elle avait composée pour l'occasion tandis que sa robe, gigantesque, recouvrait progressivement l'ensemble des athlètes qui venaient d'achever le défilé des délégations.
Peu après est venu le temps des discours officiels, brefs, de la présidente du comité d'organisation, Gianna Angelopoulos-Dasalaki, et du président du CIO, Jacques Rogge, qui en a profité pour remercier en grec le public et les organisateurs. Il a ensuite cédé la parole au président de la Grèce, Constantinos Stephanopoulos, qui n'avait plus qu'à prononcer la phrase mythique: «Je déclare ouverts les Jeux olympiques d'Athènes.»
La flamme olympique a ensuite pu faire son entrée dans le stade, relayée par des champions grecs avant que Nikolaos Kaklamanakis, champion olympique de planche à voile aux Jeux d'Atlanta en 1996 et dernier relayeur, n'enflamme la vasque. Les Jeux olympiques d'Athènes pouvaient commencer.
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