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Contre les Jeux, l'État policier et les multinationales

11 août 2004  Actualités sportives
Un manifestant couvre la bouche d’une statue, à Athènes.
Photo : Agence Reuters
Un manifestant couvre la bouche d’une statue, à Athènes.
Athènes — La «Campagne anti-2004», le Forum social grec (antimondialisation) et plusieurs groupes de défense des droits ont dénoncé hier «l'état policier» mis en place à Athènes et les multinationales qui «profitent» des Jeux olympiques.

«L'important n'était pas de savoir si la Grèce est prête ou non pour les Jeux, mais de se pencher sur les graves conséquences sur l'économie et l'environnement» ainsi que sur «les violations des droits des travailleurs et des citoyens», a indiqué le représentant de «Campagne anti-2004», Panos Totsikas, lors d'une conférence de presse.

Les organisateurs de la conférence de presse, tenue devant l'université en plein centre-ville, avaient déployé une banderole sur laquelle on pouvait lire: «La civilisation olympique n'est pas la nôtre.» Une autre banderole portait le slogan en anglais «Athens 2004 S.A. business as usual» (Athènes 2004 société anonyme, les affaires continuent), tandis qu'à côté figurait le logo des anneaux olympiques barbouillé de peinture rouge.

«Ce qui caractérise ces Jeux, c'est l'état policier [...], l'hystérie terroriste importée notamment par les États-Unis et le fait que l'armée est maintenant compétente pour assurer la sécurité des citoyens», a dit M. Totsikas, en interrompant la conférence pour montrer le ballon dirigeable qui survole la ville.

M. Totsikas a déploré «l'endettement du pays», assurant que «le budget olympique va s'élever à 10 milliards d'euros».

«Les Jeux sont indésirables en Grèce», a lancé pour sa part le représentant du Forum social grec, Dimitris Stratoulis, en faisant état «des 13 personnes tuées et des 300 blessés dans les chantiers olympiques», preuve des «mauvaises conditions de travail pendant les préparatifs».

M. Stratoulis a dit que le Comité international olympique (CIO) était lié «aux intérêts des multinationales du sport comme Adidas, Nike et Reebok» et estimé que les États exploitaient «les performances de leurs athlètes pour renforcer leur pouvoir».
 
 
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