Le drapeau du Timor flottera aux Jeux olympiques - Le nouveau venu à Athènes
Dili — C'est le dernier pays né au monde et Aguida Amaral passe ses jours à l'arpenter en courant. Il faut dire que la marathonienne a de quoi être motivée: avec deux ou trois autres compatriotes, elle représentera son pays, pour la première fois de son histoire, lors des prochains Jeux olympiques d'Athènes.
«Le peuple du Timor-Oriental me soutient de ses prières», confie ainsi l'athlète de 32 ans. «Je sens que je ne suis pas seule.»
Aguida Amaral est une des deux spécialistes du marathon qui se préparent actuellement pour Athènes. Les deux athlètes pourraient être rejoints par un boxeur et un haltérophile, qui attendent la validation de leurs inscriptions, expliquent des responsables des sports.
Aguida Amaral ne sera cependant pas en territoire inconnu aux JO, puisqu'elle a déjà participé à ceux de Sydney en 2000. À l'époque, le Timor-Oriental était sous l'administration de l'ONU.
Quelque temps auparavant, les troupes indonésiennes aidées de miliciens avaient en effet investi l'île à la suite du vote des habitants en faveur de l'indépendance, en 1999, après 24 années passées sous l'autorité de Djakarta.
À Sydney, le contingent du Timor-Oriental avait donc dû concourir avec des tenues blanches, et sous le drapeau olympique.
Aguida Amaral avait néanmoins réalisé une belle performance, se classant 43e de l'épreuve en 3h10, ce qui lui avait valu une pluie d'applaudissements et l'admiration du monde entier.
L'ancienne colonie portugaise a gagné sa pleine indépendance il y a deux ans, mais l'île reste encore aujourd'hui très pauvre. Les immeubles brûlés sont encore visibles à Dili, la capitale, et dans les autres villes, et logiquement les sommes d'argent allouées au sport sont limitées.
Dans ces conditions, aucun de ses représentants ne semble en mesure de décrocher une médaille à Athènes, mais leur présence aura néanmoins une signification particulière pour Mateus da Crus de Carvalho, qui dirigera la délégation olympique.
Aguida Amaral et ses compatriotes doivent, pour s'entraîner, commencer leurs exercices peu après l'aube chaque matin, pour éviter les chaleurs équatoriales.
Quelquefois, ils doivent aussi éviter les chèvres et les chevaux qui séjournent dans les immenses champs dans lesquels ils s'entraînent, à l'ouest de Dili.
«Je suis heureuse désormais parce que les habitants du Timor-Oriental m'ont fait confiance pour représenter leur pays lors du plus grand événement sportif mondial», confie encore Aguida Amaral.
«Le peuple du Timor-Oriental me soutient de ses prières», confie ainsi l'athlète de 32 ans. «Je sens que je ne suis pas seule.»
Aguida Amaral est une des deux spécialistes du marathon qui se préparent actuellement pour Athènes. Les deux athlètes pourraient être rejoints par un boxeur et un haltérophile, qui attendent la validation de leurs inscriptions, expliquent des responsables des sports.
Aguida Amaral ne sera cependant pas en territoire inconnu aux JO, puisqu'elle a déjà participé à ceux de Sydney en 2000. À l'époque, le Timor-Oriental était sous l'administration de l'ONU.
Quelque temps auparavant, les troupes indonésiennes aidées de miliciens avaient en effet investi l'île à la suite du vote des habitants en faveur de l'indépendance, en 1999, après 24 années passées sous l'autorité de Djakarta.
À Sydney, le contingent du Timor-Oriental avait donc dû concourir avec des tenues blanches, et sous le drapeau olympique.
Aguida Amaral avait néanmoins réalisé une belle performance, se classant 43e de l'épreuve en 3h10, ce qui lui avait valu une pluie d'applaudissements et l'admiration du monde entier.
L'ancienne colonie portugaise a gagné sa pleine indépendance il y a deux ans, mais l'île reste encore aujourd'hui très pauvre. Les immeubles brûlés sont encore visibles à Dili, la capitale, et dans les autres villes, et logiquement les sommes d'argent allouées au sport sont limitées.
Dans ces conditions, aucun de ses représentants ne semble en mesure de décrocher une médaille à Athènes, mais leur présence aura néanmoins une signification particulière pour Mateus da Crus de Carvalho, qui dirigera la délégation olympique.
Aguida Amaral et ses compatriotes doivent, pour s'entraîner, commencer leurs exercices peu après l'aube chaque matin, pour éviter les chaleurs équatoriales.
Quelquefois, ils doivent aussi éviter les chèvres et les chevaux qui séjournent dans les immenses champs dans lesquels ils s'entraînent, à l'ouest de Dili.
«Je suis heureuse désormais parce que les habitants du Timor-Oriental m'ont fait confiance pour représenter leur pays lors du plus grand événement sportif mondial», confie encore Aguida Amaral.
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