Le lanceur souhaite devenir un exemple pour les jeunes joueurs canadiens - Éric Gagné rafle le Cy Young
14 novembre 2003
Actualités sportives
Photo : Agence Reuters
Éric Gagné avait enregistré un sauvetage lors de son passage au Stade olympique, le 11 mai dernier.
New York — Eric Gagné, qui est devenu hier le premier Québécois à obtenu un titre majeur au baseball en remportant le trophée Cy Young, espère maintenant qu'il pourra devenir un exemple pour les jeunes joueurs canadiens.
L'orgueil de Mascouche a reçu 28 des 32 votes de première place de la part des membres de l'Association des chroniqueurs de baseball appelés à élire le meilleur lanceur de la Ligue nationale.
On pourra dire que le Canada a volé la vedette cette année puisque deux jours plus tôt, Roy Halladay, des Blue Jays de Toronto, avait droit au même honneur que Gagné dans la Ligue américaine. En 1971, Ferguson Jenkins, qui était alors avec les Cubs de Chicago, avait remporté le trophée. Mais le triomphe de Gagné pourrait être plus significatif.
Gagné, 27 ans, a réalisé un exploit exceptionnel en ne bousillant aucune de ses 55 sauvetages en 2003, un record pour le nombre de réussites consécutives. Il est du coup devenu le premier lanceur de l'histoire à protéger 50 victoires deux années de suite. Tout aussi exceptionnel, il a conservé une moyenne de points mérités de 1,20 et retiré une moyenne 15 frappeurs au bâton par neuf manches. Pas moins de 55 % de tous ses retraits, 137 sur 247, ont été réussis sur trois prises.
Gagné n'a pas bousillé un sauvetage depuis le 26 août 2002 contre les Diamondbacks de l'Arizona. Il a depuis porté à 63 le record de sauvetages consécutifs. Son seul échec en 2003 a été au match des étoiles, lorsqu'il a accordé un circuit de deux points à Hank Blalock des Rangers du Texas.
Gagné a prédit que le baseball au Canada pourrait bénéficier grandement de cette conquête du trophée Cy Young.
«Je souhaite surtout que les jeunes se disent: ''Je veux un jour être comme Éric Gagné. Je veux me rendre aussi loin que lui. Moi aussi je veux gagner le trophée.» Et j'espère être capable de les aider à réaliser leurs rêves.»
Premier releveur en 11 ans à mériter le titre de lanceur par excellence, Gagné sait fort bien qu'on a toujours tendance à favoriser les partants au scrutin.
«Comme releveur, il faut connaître une saison exceptionnelle pour avoir de bonnes chances d'être élu, a-t-il dit avec justesse. Et je pense avoir connu justement une bonne saison. Je suis donc très heureux.»
La carrière de Gagné a pris une tournure incroyable en 2002 quand le gérant des Dodgers, Jim Tracy, a décidé en début de saison de faire de Gagné son releveur numéro un.
Gagné avait connu des hauts et des bas comme partant. Il a été tout à fait exceptionnel comme spécialiste de la courte relève.
Il possède les atouts physiques, une balle rapide qui explose, un changement de vitesse désarmant et une excellente balle à effet. Il est de plus intimidant avec sa barbichette et ses lunettes bien spéciales.
«C'est à cause du hockey que je ne peux pas porter de lentilles cornéennes, a-t-il dit. J'ai reçu trop de coups de bâton.»
Les exploits de Gagné ne sont par ailleurs pas passés inaperçus à l'Assemblée nationale où l'oppositiion officielle a félicité le lanceur. Le député de Labelle, Sylvain Pagé a même déposé une motion qui se lisait comme suit: «Que l'Assemblée nationale souligne la performance exceptionnelle de M. Éric Gagné qui vient de remporter le prestigieux trophée Cy Young attribué au meilleur lanceur de la Ligue nationale de baseball.»
Gagné, qui sera admissible à l'arbitrage salarial, n'a touché que quelque 550 000 $US cette saison. Il pourrait toucher le gros lot en arbitrage, mais il se pourrait également que les Dodgers de Los Angeles lui offre un contrat à long terme. Au cours des deux dernières années, il a certes représenté la meilleure aubaine du baseball.
L'orgueil de Mascouche a reçu 28 des 32 votes de première place de la part des membres de l'Association des chroniqueurs de baseball appelés à élire le meilleur lanceur de la Ligue nationale.
On pourra dire que le Canada a volé la vedette cette année puisque deux jours plus tôt, Roy Halladay, des Blue Jays de Toronto, avait droit au même honneur que Gagné dans la Ligue américaine. En 1971, Ferguson Jenkins, qui était alors avec les Cubs de Chicago, avait remporté le trophée. Mais le triomphe de Gagné pourrait être plus significatif.
Gagné, 27 ans, a réalisé un exploit exceptionnel en ne bousillant aucune de ses 55 sauvetages en 2003, un record pour le nombre de réussites consécutives. Il est du coup devenu le premier lanceur de l'histoire à protéger 50 victoires deux années de suite. Tout aussi exceptionnel, il a conservé une moyenne de points mérités de 1,20 et retiré une moyenne 15 frappeurs au bâton par neuf manches. Pas moins de 55 % de tous ses retraits, 137 sur 247, ont été réussis sur trois prises.
Gagné n'a pas bousillé un sauvetage depuis le 26 août 2002 contre les Diamondbacks de l'Arizona. Il a depuis porté à 63 le record de sauvetages consécutifs. Son seul échec en 2003 a été au match des étoiles, lorsqu'il a accordé un circuit de deux points à Hank Blalock des Rangers du Texas.
Gagné a prédit que le baseball au Canada pourrait bénéficier grandement de cette conquête du trophée Cy Young.
«Je souhaite surtout que les jeunes se disent: ''Je veux un jour être comme Éric Gagné. Je veux me rendre aussi loin que lui. Moi aussi je veux gagner le trophée.» Et j'espère être capable de les aider à réaliser leurs rêves.»
Premier releveur en 11 ans à mériter le titre de lanceur par excellence, Gagné sait fort bien qu'on a toujours tendance à favoriser les partants au scrutin.
«Comme releveur, il faut connaître une saison exceptionnelle pour avoir de bonnes chances d'être élu, a-t-il dit avec justesse. Et je pense avoir connu justement une bonne saison. Je suis donc très heureux.»
La carrière de Gagné a pris une tournure incroyable en 2002 quand le gérant des Dodgers, Jim Tracy, a décidé en début de saison de faire de Gagné son releveur numéro un.
Gagné avait connu des hauts et des bas comme partant. Il a été tout à fait exceptionnel comme spécialiste de la courte relève.
Il possède les atouts physiques, une balle rapide qui explose, un changement de vitesse désarmant et une excellente balle à effet. Il est de plus intimidant avec sa barbichette et ses lunettes bien spéciales.
«C'est à cause du hockey que je ne peux pas porter de lentilles cornéennes, a-t-il dit. J'ai reçu trop de coups de bâton.»
Les exploits de Gagné ne sont par ailleurs pas passés inaperçus à l'Assemblée nationale où l'oppositiion officielle a félicité le lanceur. Le député de Labelle, Sylvain Pagé a même déposé une motion qui se lisait comme suit: «Que l'Assemblée nationale souligne la performance exceptionnelle de M. Éric Gagné qui vient de remporter le prestigieux trophée Cy Young attribué au meilleur lanceur de la Ligue nationale de baseball.»
Gagné, qui sera admissible à l'arbitrage salarial, n'a touché que quelque 550 000 $US cette saison. Il pourrait toucher le gros lot en arbitrage, mais il se pourrait également que les Dodgers de Los Angeles lui offre un contrat à long terme. Au cours des deux dernières années, il a certes représenté la meilleure aubaine du baseball.
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