Grand Prix de formule 1 d’Espagne - Fernando Alonso triomphe devant ses partisans
Cette course très attendue, après quatre GP exotiques courus sur des pistes très particulières, dans des conditions météo imprévisibles, a donné trois enseignements majeurs : les pilotes Ferrari disposent d’une très bonne voiture cette année, Lotus est resté performant et constant, dans des conditions normales, et Red Bull n’est plus aussi dominateur, en tout cas en ce début de saison.
Parti sur la 3e ligne de la grille, Alonso a fait une course parfaite, seulement interrompue par quatre changements de pneus et a repris 13 points d’un seul coup à l’Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), triple champion du monde en titre mais seulement 4e dimanche.
« Ce n’était pas si difficile de trouver le bon compromis entre la performance et la dégradation des pneus, car notre voiture était très efficace et je n’ai presque pas eu de trafic devant moi », a dit Alonso après sa 32e victoire en F1, dont trois seulement en Espagne (Barcelone en 2006 et 2013, Valence en 2012, au GP d’Europe).
« J’ai attaqué à 90 % et j’ai réussi à creuser l’écart, alors que si j’avais attaqué à 100 % j’aurais détruit les pneus », a ajouté le double champion du monde (2005 et 2006 chez Renault). Il a parfaitement mis en oeuvre la stratégie de la Scuderia, au lendemain du 48e anniversaire de son team principal, Stefano Domenicali, et alors que son directeur technique, Pat Fry, était à l’hôpital, opéré ce week-end de l’appendicite.
Seuls Räikkönen et l’Allemand Nico Rosberg (Mercedes), parti en position de pointe et finalement 6e, ont réussi à se contenter de trois changements de pneus, parmi les pilotes de pointe. Comme d’habitude, le Finlandais a été irréprochable, montant sur son 4e podium en cinq courses cette saison et s’affichant de plus en plus comme un candidat au titre avec seulement quatre points de moins que Vettel (89 contre 85), si sa Lotus tient la distance.







