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Médaillé d'or aux Jeux olympiques de Sydney - Jerome Young est reconnu coupable de dopage

Le sprinter américain Jerome Young en août dernier, lors des Championnats mondiaux d’athlétisme.
Photo : Agence Reuters
Le sprinter américain Jerome Young en août dernier, lors des Championnats mondiaux d’athlétisme.
Lausanne - Le comité olympique américain (USOC) a confirmé pour la première fois, hier, que le sprinter Jerome Young avait été testé positif aux stéroïdes un an avant de remporter une médaille d'or aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.

La confirmation du nom de Jerome Young ouvre la voie aux autorités sportives internationales pour une réouverture de ce dossier et un possible retrait de la médaille d'or obtenue par l'équipe américaine sur 4X400 mètres.

Le dossier a été examiné par le comité exécutif du Comité international olympique à l'occasion d'une revue du programme anti-dopage de l'USOC de 1985 à 2000.

Le président de l'USOC Bill Martin a déclaré que Young avait été identifié parmi un groupe de 24 athlètes américains ayant remporté des médailles olympiques à la suite d'un test positif.

Le président du CIO Jacques Rogge a qualifié la nouvelle de développement crucial et ajouté que le comité demanderait à la Fédération internationale d'athlétisme d'enquêter. Le CIO et l'Agence mondiale anti-dopage étaient en voie d'examiner des accusations voulant que Young ait été testé positif à la nandrolone en 1999. Celui-ci avait été déclaré innocent à la suite d'un appel logé auprès des officiels américains. Il a ensuite remporté l'or avec l'équipe américaine du relais.

L'USOC a affirmé hier qu'il demanderait à la Fédération américaine d'athlétisme, qui avait auparavant refusé de révéler les détails ayant trait à ce dossier, de transmettre les documents permettant d'expliquer pourquoi Young avait été exonéré.

«L'identification de l'athlète est une découverte importante, a déclaré Arne Ljungqvist, le directeur responsable de l'anti-dopage pour l'Association internationale des fédérations d'athlétisme. Le dossier pourra enfin être évalué et complété.»

Le CIO avait déclaré mercredi qu'il ne pouvait agir parce qu'il n'avait aucun pouvoir en ce qui regarde le test de 1999. La Fédération internationale d'athlétisme a également alors affirmé qu'elle ne pouvait agir à moins que l'athlète reconnaisse avoir été testé positif.
 
 
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