Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?
Abonnez-vous!
Publicité

L’Union cycliste internationale encore montrée du doigt

Paris — Si elle a lâché Lance Armstrong, l’Union cycliste internationale (UCI) n’a pas pour autant réussi à faire taire ses détracteurs, qui l’accusent au mieux de négligence, au pire d’avoir couvert le coureur texan à son époque de gloire.

Douze jours après la sortie du rapport accablant de l’Agence antidopage des États-Unis, l’UCI a livré son verdict. Mais cette décision tardive ne dédouane pas l’institution internationale aux yeux du monde du cyclisme, qui ne l’a pas épargnée dans ses déclarations lundi.


La première salve est venue de l’ancien coureur espagnol Oscar Pereiro, vainqueur du Tour de France 2006 à la suite de la disqualification de Floyd Landis pour dopage. « Si les accusations des anciens compagnons de Lance se révèlent exactes, comme quoi on les appelait pour les prévenir des contrôles, l’UCI aussi est mêlée. Que toute l’UCI démissionne », a-t-il confié à l’Agence France-Presse.


« La sanction de l’UCI est cohérente d’un côté, mais triste de l’autre parce qu’elle démontre que son système ne fonctionne pas. Ça me rend très triste pour ce sport qui m’a tout donné », a-t-il ajouté, qualifiant de « très frustrant » le fait qu’Armstrong soit sanctionné « à partir de témoignages d’anciens coéquipiers et non à travers d’autres preuves ».


Pour certains, comme Laurent Jalabert, l’annonce faite par le patron de l’UCI Pat McQuaid arrive bien tardivement, sept ans après le dernier sacre d’Armstrong dans la Grande Boucle et alors que l’UCI était acculée à agir après la diffusion du rapport de l’USADA.


« L’issue devait être celle-là. Il était difficile pour l’UCI de réagir autrement. La question que je me pose aujourd’hui, c’est : “ Comment a-t-il pu gagner sept Tours de France pour qu’on apprenne maintenant que ce n’était pas normal ? ”», s’est interrogé le sélectionneur français.


Autre cible du monde du cyclisme, l’organigramme de l’UCI. On y retrouve en effet Hein Verbruggen, président à l’époque des victoires d’Armstrong jusqu’en 2005, et toujours président d’honneur et membre du comité directeur.


« L’UCI a toujours nié qu’il y avait un problème, et encore maintenant elle nie qu’elle était au courant », a accusé le cycliste David Millar, lui-même un ancien dopé repenti. « La prochaine étape est que l’UCI assume sa responsabilité. Hein Verbruggen était le président de l’UCI pendant toute cette période. Je serais absolument dégoûté s’il y avait encore un avenir. Je pense que c’est une honte qu’il soit encore impliqué dans le sport », a insisté l’Écossais.

 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer
Publicité
Articles les plus : Commentés|Aimés
Blogues
Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel