C’est du sport! - Du bonbon
Il y en a 12 variétés - pour l’instant, car on zyeute déjà vers une expansion des cadres. Et la marque porte le nom de Sugarpova. Votre glycémie ne s’en remettra probablement pas.
Dans sa vidéo promotionnelle, Sharapova explique qu’elle a toujours eu la dent sucrée et entretenu le rêve d’investir l’industrie de la friandise. (Celle qui a remporté chacun des tournois du Grand Chelem a déclaré que ce lancement constituait l’événement le plus excitant de sa vie.) Elle fait part de sa « passion pour les gommes » et explique comment, après tout ce travail et cette concentration sur le court, le bonbon lui permet d’exprimer sa créativité.
Parmi les sucreries offertes, on retrouve un truc en forme de lèvres sexy, des jujubes évoquant des verres fumés, des sacoches et des souliers à talons hauts, ainsi que des gommes à saveur de melon d’eau en forme de balles de tennis (qui sont toutefois déjà en rupture de stock). Et si vous voulez l’avis d’un seul homme, tout ça est franchement formidable et nous rappelle avec un rare bonheur la glorieuse époque où on allait acheter des bonbons à cenne au p’tit magasin - le dépanneur n’était pas encore inventé, et l’accommodation allait le précéder tout en succédant au p’tit magasin -, où nous nous approvisionnions en boules noires, Mo-Jo, cornets de tire, fraises en sucre, arachides en guimauve, pipes en réglisse et autres cigarettes Popeye. Sauf que les friandises de Sugarpova ne coûtent pas vraiment 1 ¢ l’unité.
Et pour demeurer dans le secteur des femmes riches, nous apprîmes ce même lundi que le club de golf Augusta National, en Géorgie, l’un des plus prestigieux de l’univers connu qui accueille chaque année le Tournoi des Maîtres et où la verdeur du gazon devrait être sous peu versée au patrimoine mondial de l’UNESCO, avait admis à titre de membres les deux premières femmes de son histoire. En l’occurrence, Condoleezza Rice, que nous connûmes à cette ère bénie où George W. menait la planète avec plein de bonnes idées géostratégiques, et Darla Moore, une banquière/investisseuse/présidente/directrice générale/patronne en chef qui ne semble pas éprouver trop de mal à boucler ses fins de mois et à défrayer le loyer de son 1 1/2 sur le Plateau.
Pour vous situer un peu, l’Augusta National est un vecteur de progrès social où même les oiseux qui font cui-cui dans les bosquets doivent prouver qu’ils en ont de collé pour obtenir le droit d’entrer. Le club a été fondé en 1932, et il a fallu attendre 1990 pour voir un premier Noir autorisé à devenir membre. Pour les femmes, ç’allait être 22 ans de plus. Dans le cercle sélect, on retrouve notamment Bill Gates et Warren Buffett, deux gars qui travaillent assez pour satisfaire aux critères de la CAQ, selon des sources.
Donc, il y a maintenant des Noirs et des femmes, Augusta est une sorte de Nations unies du golf, et tout le monde devrait se fermer la gueule. Sauf que des voix s’élèvent pour protester : à quand des pauvres ? À ce sujet, d’autres sources proches du dossier ont indiqué que le club était bel et bien disposé à accueillir des pauvres, à la condition expresse que ceux-ci aient de l’argent.
Cette histoire nous rappelle d’ailleurs à point nommé que l’an prochain, l’Omnium britannique de golf aura lieu au club Muirfield, en Écosse. Or voilà-t-il pas que le club Muirfield s’adonne à n’accueillir que des hommes au sein de son membership. C’est quand même bien pour dire.
La prochaine fois, nous verrons qu’il est hautement incorrect de prétendre que le merveilleux monde du sport™ est peuplé de simples d’esprit qui ne savent dire que « et puis euh ». À preuve, Jose Canseco, l’ancien voltigeur dopé qui a déjà concédé un coup de circuit lorsqu’il a mal jugé la balle et que celle-ci a frappé sa tête avant de franchir la clôture, a écrit sur Twitter : « Il est possible de voyager dans le temps. Je vous expliquerai plus tard. »








