Hors-Jeux - L’herbe bleue
Tous les textes du Devoir sur les Jeux Il est maintenant établi hors de tout doute raisonnable que regarder beaucoup de Jeux olympiques à la télévision peut amener le sujet observant à se trouver pas mal minable. Toutes ces choses que vous n’arriverez jamais à passer proche de faillir faire et qui sont tout à fait possibles puisqu’elles se déroulent devant vous et vous sont présentées 400 fois au super ralenti pour bien vous montrer qu’est vraiment arrivé ce dont vous n’êtes pas capable.
Ainsi le 1500 mètres messieurs, disputé hier dans le grand stade. Lundi, l’Algérien Taoufik Makhloufi avait été tout bonnement exclu de Londres 2012 après qu’il eut abandonné de manière hâtive dans une série du 800 m. Les autorités compétentes l’avaient accusé de ne pas avoir tout donné - « manqué d’honnêteté » -, une question olympique hautement délicate depuis l’histoire des joueuses de badminton et des Japonaises au soccer et d’une chute volontaire dans le domaine du cyclisme britannique.
Mais Makhloufi a plaidé qu’il avait un « problème de genou » et, sur présentation de certificats médicaux, il a été réadmis. Il a gagné le 1500 m. Et à le voir aller, il était impossible de ne pas se faire une réflexion : si ce gars-là a un problème de genou, nous aimerions tous avoir les deux genoux amochés parce que cela aide clairement à courir vite. Sans doute pas aussi vite que lui parce qu’il est entraîné et tout ça, mais quand même. Peut-être même que vous arriveriez à devancer un Kényan, ce qui n’est pas une mince affaire.
Ailleurs dans l’actualité, on retrouve le hockey sur gazon, une discipline fourbe qui cherche à vous enduire d’erreur par son seul nom. On ne joue pas sur du gazon pantoute, vous n’avez qu’à examiner le terrain de l’aréna Riverbank, il est bleu avec un pourtour rose, et de l’herbe bleue, je regrette, ça n’existe que dans les chansons d’Emmanuelle et les romans de drogués.
Tenez, c’est un peu comme le pentathlon moderne : une collection d’épreuves basée sur ce que devait accomplir un soldat du XIXe siècle coincé derrière les lignes ennemies, et ça se prétend moderne ? Qui au juste essaie-t-on de berner ici ?
Donc, oui, le hockey sur surface bleue. Ça n’a l’air de rien vu d’ici, mais ce sport se révèle extraordinairement populaire dans plusieurs pays, notamment en Inde, où il a jadis été introduit par les Anglais qui ont tout inventé. Et c’est du sérieux, comme on peut en juger à la lumière des propos de Michael Nobbs, l’entraîneur de l’équipe masculine indienne, qui a essuyé cinq revers en autant de joutes dans le tournoi olympique : « Ils [les joueurs] se sont trahis eux-mêmes, ils nous ont laissé tomber, ils ont laissé tomber le peuple indien. Je présente mes excuses. Il va nous falloir remédier à cela, ce qui se présente à nous demande beaucoup de travail et se fera dans la douleur », a dit Nobbs.
En somme, il devrait y avoir de l’acide lactique dans les procédures. Parce que l’acide lactique, je ne sais si vous l’avez remarqué, ça fait mal.
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Usain Bolt a remporté sa vague du 200 m en effectuant une balade d’agrément, hier, mais on pourrait bien le voir ailleurs que sur la piste dans un avenir indéterminé.
« Les gens croient que je blague quand je dis que j’aimerais jouer pour Manchester United. Mais si [l’entraîneur-chef] Alex Ferguson me téléphonait et disait “ O.K., faisons-le, viens faire un essai et voyons si tu es assez bon ”, il serait impossible pour moi de dire non », a dit Bolt dimanche après sa victoire au 100 m.
Bolt a déjà entraîné Cristiano Ronaldo au sprint, et il assure être un bon joueur de foot. « Je ne m’attaquerais pas au défi si je pensais que je ne suis pas assez talentueux. Je suis un joueur accompli et je sais que je pourrais avoir un impact. »
Le défenseur de MU Rio Ferdinand a twitté à Bolt qu’il allait en glisser un mot au «boss». À suivre.








