Jeux de Londres: quatre Québécois récoltent le bronze
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Londres – Quatre Québécois sont nouvellement médaillés de bronze aujourd'hui aux Jeux olympiques. Le judoka Antoine Valois-Fortier a décroché sa médaille chez les moins de 81 kg, les plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito l'ont remportée à l'épreuve de 10 mètres synchro et l'haltérophile Christine Girard l'a récoltée chez les 63 kg dames.
Christine Girard est devenue la première haltérophile canadienne à remporter une médaille olympique, ce mardi, quand elle a décroché le bronze dans l'épreuve féminine des moins de 63 kg.
La Québécoise originaire de Rouyn-Noranda, qui devait composer avec une blessure à l'épaule gauche, a réussi une levée de 103 kg à l'arraché et de 133 kg à l'épaulé-jeté, pour un total de 236 kg. Girard a raté son troisième essai à 135 kg à l'épaulé-jeté et a donc dû se contenter du bronze.
La Kazakhe Maiya Maneza a récolté la médaille d'or avec un total de 245 kg, ce qui constitue un record olympique, alors que la Russe Svetlana Tsarukaeva (237 kg) a pris l'argent.
Girard, qui réside maintenant à White Rock, en Colombie-Britannique, avait pris le quatrième rang en 2008, à l'occasion des JO de Pékin.
Girard, qui devait rester prudente à l'arraché à cause de son mal à l'épaule, a raté deux essais à 105 kg dans cette portion de la compétition. Elle a dû se contenter de 103 kg, le quatrième total de la journée. Tsarukaeva et Maneza ont été dans une classe à part avec des levées de 112 et 110 kg, respectivement.
Deux médaillées au plongeon
Filion, âgée de 25 ans, de Laval, et Benfeito, 23 ans, de Montréal, ont offert une performance constante à leurs cinq plongeons pour devancer les Australiennes Rachel Blugg et Loudy Wiggins, avec une récolte de 337,82 points.
C'est la deuxième médaille que les plongeuses procurent au Canada en synchro à ces Jeux, après celle de bronze que Émilie Heymans et Jennifer Abel ont glanée au tremplin de trois mètres, dimanche dernier. Filion et Benfeito en sont à leur deuxième participation aux JO, après avoir fini septièmes à Pékin, il y a quatre ans.
Benfeito a donc fait un beau cadeau de 50e anniversaire à son père Arthur, présent dans les tribunes au Centre aquatique.
Le bronze aussi au judo
Par ailleurs, le judoka Antoine Valois-Fortier s'est assuré la médaille de bronze chez les moins de 81 kg. Le Québécois de 22 ans a défait l'Américain Travis Stevens pour mériter la première médaille d'un judoka canadien depuis celle d'argent de Nicolas Gill en 2000.
Valois-Fortier a ainsi procuré une troisième médaille au Canada, une trentaine de minutes après celle de bronze des plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito au 10 mètres synchro. Valois-Fortier avait compilé une fiche de 4-1 à ses combats précédents.
Son parcours est impressionnant puisqu'il a d'abord eu raison de l'Azerbaïjanais Elnur Mammadli, champion olympique à Pékin en 2008 dans la catégorie des 73 kg, puis il a vaincu le Britannique Euan Burton, qui a terminé deux fois au 3e rang des mondiaux, et défait le Monténégrin Srdjan Mrvaljevic. Il a subi sa seule défaite face au Russe Ivan Nifontov, vice-champion du monde. Puis il l'a emporté au repêchage face à l'Argentin Emmanuel Lucenti.
Valois-Fortier a obtenu sa plus récente victoire, le 20 mai, lors d'une Coupe d'Europe et avait aussi décroché la médaille d'or aux Jeux panaméricains l'année dernière.
Marois réagit aux performances des Québécois
D'ailleurs, les performances des athlètes québécois depuis le début des Jeux de Londres laissent croire à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, que le Québec pourrait briller en tant qu'état indépendant.
Mme Marois a commenté la récolte de médailles au cours d'une conférence de presse visant à présenter de nouveaux candidats du PQ à la prochaine élection provinciale.
La chef péquiste a tenu à féliciter les athlètes québécois, se disant toujours fière de les voir monter sur le podium.
Pauline Marois a fait le parallèle, ce mardi, avec les olympiades de la formation professionnelle, à l'époque où elle était ministre de l'Éducation. Elle a ainsi rappelé que le Québec remportait alors toujours plus de médailles que les autres provinces, ce qui la rendait également très fière.
Citant le premier ministre Jean Charest, Mme Marois a indiqué que les Olympiques ne sont qu'un autre endroit où le Québec pourrait sûrement «briller parmi les meilleurs». «Dans un état indépendant, on pourrait continuer de gagner nos médailles. Je suis persuadée de ça», a-t-elle déclaré.
Christine Girard est devenue la première haltérophile canadienne à remporter une médaille olympique, ce mardi, quand elle a décroché le bronze dans l'épreuve féminine des moins de 63 kg.
La Québécoise originaire de Rouyn-Noranda, qui devait composer avec une blessure à l'épaule gauche, a réussi une levée de 103 kg à l'arraché et de 133 kg à l'épaulé-jeté, pour un total de 236 kg. Girard a raté son troisième essai à 135 kg à l'épaulé-jeté et a donc dû se contenter du bronze.
La Kazakhe Maiya Maneza a récolté la médaille d'or avec un total de 245 kg, ce qui constitue un record olympique, alors que la Russe Svetlana Tsarukaeva (237 kg) a pris l'argent.
Girard, qui réside maintenant à White Rock, en Colombie-Britannique, avait pris le quatrième rang en 2008, à l'occasion des JO de Pékin.
Girard, qui devait rester prudente à l'arraché à cause de son mal à l'épaule, a raté deux essais à 105 kg dans cette portion de la compétition. Elle a dû se contenter de 103 kg, le quatrième total de la journée. Tsarukaeva et Maneza ont été dans une classe à part avec des levées de 112 et 110 kg, respectivement.
Deux médaillées au plongeon
Filion, âgée de 25 ans, de Laval, et Benfeito, 23 ans, de Montréal, ont offert une performance constante à leurs cinq plongeons pour devancer les Australiennes Rachel Blugg et Loudy Wiggins, avec une récolte de 337,82 points.
C'est la deuxième médaille que les plongeuses procurent au Canada en synchro à ces Jeux, après celle de bronze que Émilie Heymans et Jennifer Abel ont glanée au tremplin de trois mètres, dimanche dernier. Filion et Benfeito en sont à leur deuxième participation aux JO, après avoir fini septièmes à Pékin, il y a quatre ans.
Benfeito a donc fait un beau cadeau de 50e anniversaire à son père Arthur, présent dans les tribunes au Centre aquatique.
Le bronze aussi au judo
Par ailleurs, le judoka Antoine Valois-Fortier s'est assuré la médaille de bronze chez les moins de 81 kg. Le Québécois de 22 ans a défait l'Américain Travis Stevens pour mériter la première médaille d'un judoka canadien depuis celle d'argent de Nicolas Gill en 2000.
Valois-Fortier a ainsi procuré une troisième médaille au Canada, une trentaine de minutes après celle de bronze des plongeuses Roseline Filion et Meaghan Benfeito au 10 mètres synchro. Valois-Fortier avait compilé une fiche de 4-1 à ses combats précédents.
Son parcours est impressionnant puisqu'il a d'abord eu raison de l'Azerbaïjanais Elnur Mammadli, champion olympique à Pékin en 2008 dans la catégorie des 73 kg, puis il a vaincu le Britannique Euan Burton, qui a terminé deux fois au 3e rang des mondiaux, et défait le Monténégrin Srdjan Mrvaljevic. Il a subi sa seule défaite face au Russe Ivan Nifontov, vice-champion du monde. Puis il l'a emporté au repêchage face à l'Argentin Emmanuel Lucenti.
Valois-Fortier a obtenu sa plus récente victoire, le 20 mai, lors d'une Coupe d'Europe et avait aussi décroché la médaille d'or aux Jeux panaméricains l'année dernière.
Marois réagit aux performances des Québécois
D'ailleurs, les performances des athlètes québécois depuis le début des Jeux de Londres laissent croire à la chef du Parti québécois, Pauline Marois, que le Québec pourrait briller en tant qu'état indépendant.
Mme Marois a commenté la récolte de médailles au cours d'une conférence de presse visant à présenter de nouveaux candidats du PQ à la prochaine élection provinciale.
La chef péquiste a tenu à féliciter les athlètes québécois, se disant toujours fière de les voir monter sur le podium.
Pauline Marois a fait le parallèle, ce mardi, avec les olympiades de la formation professionnelle, à l'époque où elle était ministre de l'Éducation. Elle a ainsi rappelé que le Québec remportait alors toujours plus de médailles que les autres provinces, ce qui la rendait également très fière.
Citant le premier ministre Jean Charest, Mme Marois a indiqué que les Olympiques ne sont qu'un autre endroit où le Québec pourrait sûrement «briller parmi les meilleurs». «Dans un état indépendant, on pourrait continuer de gagner nos médailles. Je suis persuadée de ça», a-t-elle déclaré.








