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La Chine des années 80-90 était aux prises avec du dopage d’État

L’usage d’hormones et de stéroïdes était «répandu», a révélé une ex-responsable

Le laboratoire sis à Harlow, au nord de Londres, analysera jusqu’à 6250 échantillons pendant les Jeux olympiques et paralympiques.
Photo : Agence France-Presse Londres 2012 Le laboratoire sis à Harlow, au nord de Londres, analysera jusqu’à 6250 échantillons pendant les Jeux olympiques et paralympiques.
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Sydney - Les athlètes chinois, notamment ceux participant aux jeux Olympiques, étaient soumis à un système de dopage organisé par l’État dans les années 1980 et 1990, a révélé une ancienne responsable médicale dans les médias australiens hier.


Xue Yinxian, médecin en chef de l’équipe nationale de gymnastique durant cette période, raconte qu’hormones de croissance et stéroïdes étaient vus alors comme faisant partie de la préparation des sportifs de haut niveau.


« C’était répandu dans les années 1980 », a affirmé cette ancienne responsable citée par le Sydney Herald Morning. Selon elle, la plupart du temps, les athlètes ignoraient les produits qui leur étaient injectés et ceux qui refusaient étaient marginalisés. « Quiconque rejetait cette méthode pouvait être puni ou subir des critiques », a ajouté Xue Yinxian.


Elle est la première personne impliquée dans le sport de haut niveau en Chine à publiquement contredire la ligne officielle faisant des cas de dopage une dérive individuelle d’entraîneurs et d’athlètes.


Les autorités chinoises disent avoir avoir fait le ménage depuis les Championnats du monde de natation en 1994 lorsque les Chinois avaient soulevé des soupçons en remportant 12 titres. Plus tard cette même année, sept nageurs avaient été contrôlés positif à des stéroïdes, affaiblissant l’équipe pour les JO-1996.


Mme Xue raconte que lors d’une réunion en 1978 le plus haut responsable du sport chinois leur avait dit que les produits dopants étaient simplement des nouvelles choses à utiliser. Il avait cité en exemple « des hormones de croissance, cela était décrit comme une méthode scientifique d’entraînement ».


Avant les Jeux de 2012, les médias chinois ont rapporté que les athlètes et les entraîneurs avaient dû prêter serment de ne pas recourir au dopage devant leur drapeau. Pour éviter les risques, il leur a même été conseillé d’éviter la viande britannique qui pourrait contenir des substances comme le clenbutérol.

 
 
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