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Open britannique - Le double retour d’Ernie Els

Le Sud-Africain Ernie Els a réussi un double retour, sur l’Australien Adam Scott dans les tout derniers trous et au premier plan du golf mondial, pour remporter l’Open britannique dix ans après son dernier succès dans ce tournoi du Grand Chelem, hier à Lytham.
 
Distancé de six coups en début de journée, et encore de quatre à autant de trous de la fin, le golfeur de 42 ans a mis la pression sur son adversaire, de dix ans son cadet, en réussissant quatre birdies lors des neuf derniers trous pour terminer en 68, soit deux sous le par. L’Australien s’est totalement effondré et a fini par quatre bogeys.
 
La victoire s’est joué sur deux putts sur le dernier green. Els y a d’abord signé un birdie qui allait s’avérer décisif grâce à un putt d’environ cinq mètres. Quelques minutes plus tard, Scott a définitivement craqué en manquant le sien pourtant plus court, pour le par, de quelques centimètres.
 
Le joueur d’Adelaïde avait ainsi gâché un tournoi jusque-là exemplaire, durant lequel il avait occupé la tête pendant 54 trous sur 72. Personne n’aurait imaginé qu’il puisse laisser filer la victoire après son birdie au trou no 14 qui lui donnait une marge de quatre coups.
 
« Le no16 m’a fait très mal », a déclaré le battu, qui y a concédé un bogey pour avoir manqué un putt très court, d’à peine un mètre.
 
Encore en lice pour la victoire après trois journées, Tiger Woods n’a jamais été menaçant. En quête d’un quinzième titre du Grand Chelem, l’Américain a dû se contenter de la troisième place à quatre coups avec une dernière carte de 73, à égalité avec son compatriote Brandt Snedeker (74).
 
Ernie Els a su éviter les bunkers aux parois abruptes dans lesquels se sont précipités ses adversaires, en particulier Woods, auteur d’un triple bogey fatal — un première pour lui dans un « Major » depuis 2003 — au septième trou.
 
L’Américain, sans titre du Grand Chelem depuis quatre ans, devra attendre pour se rapprocher du record de Jack Nicklaus (18) et le golf pour se trouver un nouveau patron. Les seize derniers tournois majeurs ont en effet été gagnés par seize joueurs différents.
 
 
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