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C'est du sport - London Calling

Peut-être en avez-vous entendu parler à travers les branches entre l’arbre et l’écorce, les Jeux olympiques de Londres 2012 s’en viennent à larges enjambées qui ne sont pas sans rappeler celles d’Usain Bolt lorsqu’il te me vous négocie un 100 mètres, ou un 200, comme s’il avait oublié quelque chose sur le feu. D’ailleurs, puisqu’il est question de Bolt, il a dit espérer faire 9,70 petites secondes au 100 lors d’une rencontre en République tchèque ce week-end, et pour Londres, il nourrit de sérieuses ambitions : battre son propre record mondial de 9,58 et même passer sous les 9,40. Selon des estimations scientifiques, lorsque l’on parvient à ce niveau, il n’est plus question de courir vite mais plutôt de voler bas.

Ces Jeux de la XXXe olympiade d’été - déjà 116 ans que ça dure, bonté que le temps file - se démarquent par deux obsessions : la sécurité et la circulation.


Ce n’est pas d’hier que les JO sont préoccupés, déraisonnablement pourrait-on dire, par les questions de sécurité. Le phénomène remonte en fait à Munich, en 1972, quand une prise d’otages orchestrée par des terroristes palestiniens à l’intérieur même du village olympique s’était soldée par 17 morts, dont 11 membres de l’équipe israélienne. Depuis, la crainte d’attentats sur la plus grosse scène sportive du monde va en augmentant, et dans l’après-11-Septembre, cela frise souvent le délire. En Grande-Bretagne, on peut tous les jours apprendre du nouveau sur un budget de protection qui enfle de manière démesurée, des aéroports qui seront débordés en raison de contrôles stricts, des avions de chasse disséminés un peu partout et des missiles (!) placés sur le toit d’immeubles résidentiels londoniens.


Quant à la circulation dans une ville notoirement congestionnée, elle a forcé les organisateurs à tricher quelque peu. C’est le Daily Mail qui évoque l’histoire.


En 2005, quand Londres n’était encore qu’une candidate à la présentation des Jeux de 2012, des délégués du Comité international olympique sont venus visiter la ville et inspecter les installations déjà en place. Or les responsables de la candidature ont aménagé dans les voitures transportant les représentants du CIO des systèmes de géolocalisation, le bon vieux GPS, qui permettaient de savoir en tout temps où elles se trouvaient et dont les transmetteurs faisaient passer au vert le feu de circulation duquel elles approchaient. On donnait ainsi l’impression d’un trafic fluide.


Ingénieux, n’est-il pas ?


Selon des experts en transport et en plein d’autres domaines de l’activité humaine, des bouchons monstres pendant la quinzaine olympique ne seraient cependant pas à redouter. Motif : quantité de Londoniens quitteront la ville pour éviter la cohue. Et plusieurs touristes « ordinaires » décideront de ne pas y aller. Les visiteurs olympiques, tout nombreux qu’ils soient, le seront moins que ceux qui seront partis, de telle sorte que la circulation sera moins lourde que d’habitude !


La prochaine fois, nous verrons que le sport, c’est la santé, et que le plus grand restaurant McDonald’s de la planète ouvrira ses portes en juillet pendant six semaines dans le village olympique de Londres. Sur deux étages pouvant accueillir 1500 clients, il aura une superficie de 9800 pieds carrés et on devrait y servir 50 000 Big Macs et 180 000 portions de frites. Selon un petit comique, la nouvelle devise du mouvement olympique serait Altius, Citius, Nutritious, mais ce n’est pas certain.

 
 
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