lundi 28 mai 2012 Dernière mise à jour 01h13
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Le TAS prive Contador de sa victoire au Tour 2010 et le suspend pour deux ans

Le cycliste a probablement été piégé par des suppléments nutritifs

Alberto Contador a été condamné hier à deux ans de suspension par le Tribunal arbitral du sport après avoir été déclaré positif au clenbutérol, un agent anabolisant, lors du Tour de France 2010. Le Tribunal a annulé en outre sa victoire lors de cette édition de la Grande Boucle.<br />
Photo : Agence Reuters Éric Gaillard
Alberto Contador a été condamné hier à deux ans de suspension par le Tribunal arbitral du sport après avoir été déclaré positif au clenbutérol, un agent anabolisant, lors du Tour de France 2010. Le Tribunal a annulé en outre sa victoire lors de cette édition de la Grande Boucle.
Paris — Alberto Contador a été probablement piégé par des suppléments nutritifs contaminés et non par un steak de viande lors du Tour de France 2010, mais l'Espagnol n'en est pas moins coupable de dopage aux yeux des arbitres du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui l'ont suspendu hier deux ans.

Les 50 picogrammes de clenbutérol retrouvés dans ses urines le 21 juillet 2010 ont bien coûté à l'Espagnol sa troisième victoire dans le Tour de France.

Tout infinitésimale que soit cette dose de produit dopant, la lutte antidopage a pour principe que chaque athlète est tenu responsable de ce qui est retrouvé dans son corps.

L'athlète a la responsabilité de prouver qu'il n'a pas commis de faute ou de négligence pour échapper à une sanction quasi automatique de deux ans de suspension, ou parvenir à en réduire la durée.

Dans les 98 pages de leur décision, les trois arbitres qui ont entendu l'affaire fin novembre ne parviennent pas à lever le mystère sur la façon dont les traces de cette substance interdite se sont retrouvées dans les urines du coureur. Mais ils rappellent ce grand principe: puisque la validité du contrôle positif n'était pas remise en cause, il y avait donc bien infraction aux règles antidopage.

La défense du coureur, qui consistait à montrer du doigt un morceau de boeuf importé d'Irun, en Espagne, qu'il avait mangé la veille de son contrôle, ne les a pas convaincus. Ils ont retenu que si le problème peut exister dans certains pays, ce n'est pas le cas en Espagne.

Les arbitres n'ont pas adhéré pas non plus à l'hypothèse d'une transfusion sanguine, avancée par l'Agence mondiale antidopage (AMA) et l'Union cycliste internationale (UCI), à l'origine de l'appel devant le TAS.

Des scénarios hautement improbables

Les deux instances se basaient sur l'avis d'un expert australien qui, après avoir passé à la loupe les paramètres sanguins du coureur entre 2005 et 2010, avait noté des «valeurs anormales durant le Tour 2010».

Elles soulignaient aussi les fortes concentrations de résidus plastiques mesurés la veille lors d'un contrôle antidopage précédent, pouvant caractériser des transfusions.

Selon le TAS, si «aussi bien le scénario de la contamination de la viande que celui de la transfusion sanguine, étaient, en théorie, des explications possibles pour justifier un contrôle antidopage positif, ils étaient tous deux hautement improbables».

«La présence de clenbutérol a été plus vraisemblablement causée par l'ingestion de suppléments nutritifs contaminés», estiment les arbitres dans leurs conclusions.

Ils penchent ainsi vers la deuxième hypothèse avancée par l'UCI et l'AMA, une hypothèse qu'avait réfutée le coureur lui-même. Alberto Contador a bien admis avoir fait des cures de suppléments alimentaires durant la Grande Boucle, une pratique qui n'est en rien interdite. Mais selon le champion, les produits qu'il avait consommés ne contenaient pas le produit incriminé.

Ces compléments alimentaires, dont sont friands les sportifs de haut niveau, font l'objet de campagnes de sensibilisation régulières pour les dangers qu'ils font courir aux athlètes.

Un nombre important de contrôles positifs ont été reliés à des compléments contaminés. Mais comme le rappelle l'AMA, invoquer «l'utilisation d'un complément alimentaire mal étiqueté n'est pas une défense adéquate dans une audience liée à un contrôle positif».

Dans les milliers de pages produites par la défense de Contador, les juges disent «n'avoir trouvé aucune condition pour éliminer ou réduire la durée de suspension». «En particulier, notent-ils, parce que le supplément contaminé est inconnu tout comme les circonstances entourant son ingestion».
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012