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C'est du sport! - Beaucoup, beaucoup d'argent à faire à Vegas

28 janvier 2012 | Jean Dion | Actualités sportives
On commence lentement mais sûrement à entrapercevoir l'avènement du Super Bowl XLVI, ce qui s'avère juste et bon, mais le saviez-vous, il existe des gens que la perspective angoisse. Et pas parce qu'ils craignent une pénurie d'ailes de poulet, une panne d'électricité au moment crucial ou qu'un invité à leur petite fiesta à la maison ne se place en situation de boisson et n'endommage du matériel sans s'en souvenir le lendemain.

Non, pour de l'inquiétude légitime, c'est du côté de Vegas qu'il faut se pencher.

C'est que, traditionnellement et pour des motifs pas toujours faciles à expliquer, les paris en matière de football professionnel américain faits sur les Giants et les Jets de New York ont tendance à être substantiellement plus importants que sur les autres clubs. Peut-être parce qu'il y a beaucoup de New-Yorkais, peut-être parce que les New-Yorkais ont plus d'argent à perdre, peut-être parce que le démon du jeu court dans la cité qui ne dort jamais, toujours est-il que c'est comme ça.

Or les Giants, qui seront très là dimanche prochain, ont connu une saison en dents de scie qui a vu leur cote fluctuer au fil des semaines. En début de campagne, Vegas offrait 30 contre 1 pour un triomphe des hommes de Tom Coughlin au Super Bowl. Quand l'équipe est tombée à 6-6, on a offert 100 contre 1. La cote a ensuite chuté avant de remonter à 50 contre 1 après une défaite contre les misérables Redskins lors du 15e week-end.

Mais les déconvenues des Giants n'ont pas refroidi les ardeurs des parieurs, qui ont continué de croire en eux et ont cru bon de profiter de cotes extrêmement favorables.

Bref, en un mot comme en mille, Vegas prendra fort fort pour les Patriots.

Mais un oracle n'est pas d'accord. Il s'agit de Princess, une chamelle du zoo Popcorn Park au New Jersey. En sélectionnant l'un des deux biscuits graham (dont elle raffole) que lui tend le directeur du jardin, John Bergman, elle détermine l'équipe qui va gagner, ce qu'elle a réussi à faire lors de cinq des six derniers Super Bowls, y compris celui de 2008 alors que les Giants avaient surpris les Patriots.

Et cette semaine, elle a encore choisi les Giants. Tremble, ville du péché.

***

Dans la catégorie «Comment désarçonner un journaliste en donnant à laisser sous-entendre à demi-mots à peine couverts qu'il vient de poser une question idiote», chose qui ne se produit malheureusement pas assez souvent, on retrouve aujourd'hui Scott Wood, un attaquant de basketball du Wolfpack de l'Université North Carolina State. Jeudi, NC State a perdu 74-55 face à North Carolina, une équipe qu'elle n'a pas vaincue depuis 2007, soit bien avant l'arrivée de Wood, qui est réputé pour son franc-parler.

Journaliste: À quel point est-il frustrant de n'avoir jamais battu North Carolina?

Scott Wood: Je ne sais pas... Votre femme vous a-t-elle déjà trompé?

(Silence de quatre longues secondes.)

Scott Wood: C'est probablement frustrant à ce point.

Le reporter d'enquête sur le terrain n'a pas posé d'autre question.
 
 
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