Lettre - L'euphorie d'un «sport»
En fin de semaine, j'ai regardé du coin de l'œil le Red Bull Crashed Ice présenté sur les réseaux de RDS.
Ce «sport», dont le but est de dévaler une pente glacée en patins, nous offre des sensations ultimes. Précisément. Des sensations, oui, c'est bien le mot à utiliser, car il s'agit bien d'un «sport» sensationnel. Entre autres, pendant les interviews et les arrêts de jeu, on nous présente une foule en délire, des automobiles à gagner, de la musique forte, des gyrophares, de l'alcool, du Red bull, André Roy (je n'ai rien contre André Roy), du pain, etc. Et pourquoi pas des combats de gladiateurs? En somme, il s'agit bien d'un divertissement.
Et devinez quoi? Ils osent dire que ce «sport» est sérieux. Laissez-moi rire. André Roy nous affirme que ce «sport» demande beaucoup d'agilité. J'en conviens, mais le but n'est-il pas de voir des gens s'écraser tête première sur la glace afin d'en rire? Tout comme pour la NASCAR, on applaudit lorsqu'un véhicule en feu, tourbillonnant dans les airs, entraîne dans sa culbute majestueuse deux, trois ou même quatre voitures. Si le Québec se voit comme une entité différente du reste de l'Amérique du Nord,, il faudra le prouver davantage, et ce, non pas en réclamant du pain et des jeux.
***
Guillaume Landry - Kingston, le 22 mars 2011
Ce «sport», dont le but est de dévaler une pente glacée en patins, nous offre des sensations ultimes. Précisément. Des sensations, oui, c'est bien le mot à utiliser, car il s'agit bien d'un «sport» sensationnel. Entre autres, pendant les interviews et les arrêts de jeu, on nous présente une foule en délire, des automobiles à gagner, de la musique forte, des gyrophares, de l'alcool, du Red bull, André Roy (je n'ai rien contre André Roy), du pain, etc. Et pourquoi pas des combats de gladiateurs? En somme, il s'agit bien d'un divertissement.
Et devinez quoi? Ils osent dire que ce «sport» est sérieux. Laissez-moi rire. André Roy nous affirme que ce «sport» demande beaucoup d'agilité. J'en conviens, mais le but n'est-il pas de voir des gens s'écraser tête première sur la glace afin d'en rire? Tout comme pour la NASCAR, on applaudit lorsqu'un véhicule en feu, tourbillonnant dans les airs, entraîne dans sa culbute majestueuse deux, trois ou même quatre voitures. Si le Québec se voit comme une entité différente du reste de l'Amérique du Nord,, il faudra le prouver davantage, et ce, non pas en réclamant du pain et des jeux.
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Guillaume Landry - Kingston, le 22 mars 2011








