Quand le sport divise un pays
Les Québécois disent oui au financement d'infrastructures destinées aux équipes professionnelles, le reste du Canada, non
Photo : Agence Reuters Mathieu Bélanger
Photo prise lors de la Marche bleue à Québec, en octobre dernier. Les Québécois et les Canadiens ne partagent pas la même opinion au sujet du financement public des infrastructures sportives destinées aux équipes professionnelles.
Ottawa — Le gouvernement conservateur n'a toujours pas annoncé s'il participera au financement d'un amphithéâtre à Québec et un nouveau sondage pourrait venir freiner son envie de se lancer dans le projet.
Selon un sondage Harris Decima-La Presse canadienne, une majorité de Canadiens s'opposent à l'idée que le fédéral investisse dans des infrastructures destinées aux sports professionnels.
À l'échelle nationale, ils sont 55 % à s'y opposer.
L'opposition est la plus forte dans les Prairies, où 62 % des répondants se sont dit contre cette idée.
En revanche, la situation est tout autre au Québec. Une majorité de Québécois, soit 53 %, se sont dits favorables à un financement d'Ottawa.
Les appuis les plus forts viennent de la part d'électeurs bloquistes, tandis que les militants des autres partis politiques se sont prononcés à majorité contre un tel projet.
Québec étudie depuis plusieurs mois la possibilité de construire un nouvel amphithéâtre dans la Vieille Capitale. La Ville et la province se sont déjà engagées à participer au projet — évalué à 400 millions de dollars —, tandis qu'Ottawa attend de voir un plan d'affaires avant de se prononcer.
Au mois d'octobre, quelque 60 000 personnes avaient participé à la Marche bleue à Québec pour démontrer leur appui au retour d'une équipe professionnelle de hockey dans la ville.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper répète que le projet requiert une participation importante du privé.
Ottawa martèle aussi que s'il finance une installation sportive, il le fera de façon «juste et équitable» à travers le pays.
Les supporteurs du projet de Québec plaident cependant qu'il s'agirait d'un amphithéâtre multifonctionnel, et non pas d'une installation strictement sportive.
Le sondage téléphonique Harris Decima a été mené auprès d'un peu plus de 1000 Canadiens, entre les 27 et 30 janvier. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
Selon un sondage Harris Decima-La Presse canadienne, une majorité de Canadiens s'opposent à l'idée que le fédéral investisse dans des infrastructures destinées aux sports professionnels.
À l'échelle nationale, ils sont 55 % à s'y opposer.
L'opposition est la plus forte dans les Prairies, où 62 % des répondants se sont dit contre cette idée.
En revanche, la situation est tout autre au Québec. Une majorité de Québécois, soit 53 %, se sont dits favorables à un financement d'Ottawa.
Les appuis les plus forts viennent de la part d'électeurs bloquistes, tandis que les militants des autres partis politiques se sont prononcés à majorité contre un tel projet.
Québec étudie depuis plusieurs mois la possibilité de construire un nouvel amphithéâtre dans la Vieille Capitale. La Ville et la province se sont déjà engagées à participer au projet — évalué à 400 millions de dollars —, tandis qu'Ottawa attend de voir un plan d'affaires avant de se prononcer.
Au mois d'octobre, quelque 60 000 personnes avaient participé à la Marche bleue à Québec pour démontrer leur appui au retour d'une équipe professionnelle de hockey dans la ville.
Le gouvernement conservateur de Stephen Harper répète que le projet requiert une participation importante du privé.
Ottawa martèle aussi que s'il finance une installation sportive, il le fera de façon «juste et équitable» à travers le pays.
Les supporteurs du projet de Québec plaident cependant qu'il s'agirait d'un amphithéâtre multifonctionnel, et non pas d'une installation strictement sportive.
Le sondage téléphonique Harris Decima a été mené auprès d'un peu plus de 1000 Canadiens, entre les 27 et 30 janvier. La marge d'erreur est de 3,1 %, 19 fois sur 20.
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