Lettre - Merci, M. Carpentier
À l'automne 1958, en sortant de «l'école des gars» au coin de ma rue, déjà on nous gardait à part des filles, j'aperçois à mon ravissement une antenne de télévision sur le toit de ma maison. Séraphin, Rintintin et la lutte avec Michel Normandin furent mes premières émissions.
Comme la messe, il ne fallait pas manquer la lutte. On y assistait avec plus de ferveur. La messe m'a montré qu'il y a le bon et le méchant. Édouard Carpentier me l'a confirmé. Il était le bon, il parlait français. Le méchant, je ne m'en souviens pas. Son nom ressemblait à celui des dangereux communistes. Comme à la messe, Carpentier montait sur une estrade entourée d'une «balustrade». Devant elle, à une simple table, dans un micro comme celui de ma salle paroissiale, la voix chantante de Michel Normandin expliquait le combat, le nom des prises et coups portés, dont la fameuse «savate». Le commentateur était aussi bon que les lutteurs. Vous qui m'avez montré qu'on peut être bon en faisant semblant d'être méchant, merci Monsieur Carpentier.
Comme la messe, il ne fallait pas manquer la lutte. On y assistait avec plus de ferveur. La messe m'a montré qu'il y a le bon et le méchant. Édouard Carpentier me l'a confirmé. Il était le bon, il parlait français. Le méchant, je ne m'en souviens pas. Son nom ressemblait à celui des dangereux communistes. Comme à la messe, Carpentier montait sur une estrade entourée d'une «balustrade». Devant elle, à une simple table, dans un micro comme celui de ma salle paroissiale, la voix chantante de Michel Normandin expliquait le combat, le nom des prises et coups portés, dont la fameuse «savate». Le commentateur était aussi bon que les lutteurs. Vous qui m'avez montré qu'on peut être bon en faisant semblant d'être méchant, merci Monsieur Carpentier.








