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Lettres - La réalité d'un pays

16 février 2010 | Richard Weilbrenner - Sutton, le 14 février 2010 | Actualités sportives
Je ne vois pas pourquoi l'on s'offusque tant du peu de place faite au français aux Jeux de Vancouver. Cela ne fait que refléter la réalité canadienne, qui est celle d'un pays unilingue anglais comptant une minorité de langue française. Cette réalité se vérifie largement à Ottawa même, qu'un folklore usé jusqu'à la corde présente comme la capitale d'un pays officiellement bilingue, mais où il est quasi impossible de se faire servir en français dans les restaurants à cinq minutes du parlement. À pied.

Les organisateurs des Jeux eussent-ils accordé à la langue française une plus grande place, cette place aurait été démesurée par rapport à celle que le français occupe dans le coeur et dans la vie quotidienne des gens de ce pays-là.

Par ailleurs, cela aurait contribué à la même hypocrisie qui fait que les Premières Nations semblent omniprésentes à Vancouver, celles-là mêmes que l'on a parquées dans des réserves pendant des siècles et que l'on étale aujourd'hui à la face du monde entier pour se donner bonne conscience. Combien d'athlètes des Premières Nations participent aux Jeux de Vancouver? On se le demande.

***

Richard Weilbrenner - Sutton, le 14 février 2010
 
 
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