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Jeux olympiques - En français, toute!

Josée Boileau   13 février 2010  Actualités sportives
Le comité organisateur des Jeux de Vancouver, le COVAN, promettait en novembre que «les Jeux d'hiver de 2010 offriront une expérience bilingue unique». Un pari bien ambitieux au regard de la réalité, comme s'en inquiète avec justesse le secrétaire général de la Francophonie. Son appel à ne pas baisser les bras doit être entendu.

Abdou Diouf, secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), n'a pas à ménager les susceptibilités propres à notre dynamique politique quand il parle des Jeux olympiques. Le français est l'une des deux langues olympiques, et même un peu plus puisque, comme il le soulignait lors de sa rencontre avec Le Devoir: «En cas de litige, c'est le français qui fait foi.»

C'est donc ce grand principe qui motive ses interventions. Ce qui lui permet de s'exclamer, sans circonvolution diplomatique, qu'à Vancouver, «je me suis trouvé confronté à une réalité à laquelle je ne m'attendais pas»: dans ce pays bilingue, il fallait batailler ferme pour que le français ait sa place!

Ici, cette réalité ne surprend personne: nous savons tous que le recours au français dans ce grand Canada ne va jamais, jamais de soi. Et il y a maintenant plus d'un an que le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, manifeste sur toutes les tribunes son inquiétude que le français soit réduit à la portion congrue lors des Jeux de Vancouver. Mais de voir que le chef de la Francophonie est lui aussi préoccupé, et étonné de l'être!, souligne la mesquinerie de cette lutte continuelle.

Le constat est d'autant plus cruel qu'il vient après les Jeux de Pékin, dont on a beaucoup dit que le français y avait été négligé. M. Diouf fait plutôt valoir les efforts chinois, qui leur ont valu la très bonne note de 15 sur 20 de la part de Jean-Pierre Raffarin, l'ancien premier ministre français qui y avait été désigné grand témoin de la francophonie.

Quel sera le bilan du grand témoin de Vancouver, l'ancien président de la Confédération suisse Pascal Couchepin? Selon l'entente convenue entre le COVAN et l'OIF, l'expérience de Vancouver doit servir de guide de bonnes pratiques linguistiques pour les organisateurs des futurs Jeux. Mais pour le moment, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Les problèmes commencent dès l'arrivée à l'aéroport de Vancouver, où le français est une langue morte. Quant aux sites olympiques, même si des mesures sont en place pour assurer la visibilité du français (par exemple les 15 % de bénévoles bilingues — on en espérait au départ 25 %! — répartis dans des endroits stratégiques), le commissaire Fraser craignait, de façon réaliste, le «manque de réflexe» en faveur du français sur le terrain. Une dichotomie principes-pratique que M. Diouf constate lui aussi dans les organisations internationales. D'où son appel à l'intransigeance (eh oui!) pour protéger le français, particulièrement quand il y a une obligation légale à le faire, comme c'est le cas aux Olympiques. Les Québécois comprendront ce nécessaire activisme.

On dira que ces affaires de langues sont de peu d'importance dans une manifestation sportive: ne comptent que les athlètes que l'on verra triompher, pleurer, souffrir, et même mourir comme ce fut le cas hier. Il s'agit pourtant d'un principe fondamental. Le drapeau et l'hymne national, indissociables des cérémonies de remise des médailles, contribuent à la fierté des vainqueurs et de ceux qui les appuient. De la même manière, le français est indissociable de l'olympisme. Il n'y a pas à se gêner pour en réclamer le respect inconditionnel, même à Vancouver.
 
 
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  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 08h11
    Pas de surprise
    Le Canada n'est pas un pays bilingue mais il a 2 langues officielles - le gouvernement fédéral fournit des services dans ses deux langues officielles là où le nombre le justifie. Pour le reste, Vancouver et la CB sont unilingues anglais et la situation des jeux n'est pas surprenante car elle reflète la réalité. Il faut dire que les minorités n'ont aucun appétit pour le français et s'offusquent que le français ait quelque reconnaissance que ce soit alors qu'eux sont plus nombreux que les francophones. La compagnie de téléphone Telus offre des services en anglais, mandarin et punjabi mais pas en français, une des langues « officielles » du pays! L'aéroport « international » YVR est plutôt unilingue et l'incident de M. Dziekanski qui n'a pu trouver quelqu'un qui parlait sa langue n'en est qu'une autre illustration - ça lui a coûté la vie.

    Les jeux olympiques ne feront rien pour changer cette situation qui est inéluctable ici.

  • Grognon
    Abonné
    samedi 13 février 2010 08h14
    Le canada n' est pas mon pays!
    Le Canada n' est pas mon pays car dès que je sors du Québec, le Canada me parle dans "sa" langue officielle! Que ce soit à la douane de l' aéroport de Halifax où le kiosque où on peut se faire servir en français est "closed" ou sur le train de Via Rail de l'Ouest Canadien où l'on daigne nous dire un "bonnejour" et sur Air Canada, où le Français dans l'air est disparu de "leur" mémoire. Le Canada est un pays unilingue! Combien de temps encore nous faudra-t-il le comprendre ? Sortons-en!
    Gilbert Le Blanc

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 08h45
    Pauvre Garou!
    Céline et Ginette ont élevé la tune de Ferland au rang de grand classique lors du 400e. Les Plaines raisonnent encore de leur écho.
    Le pauvre Garou l'a complètement bouzillé. Un désastre.

    A part ça qu'est-ce qu'il y avait de québécois dans le spectacle? Rien. Juste des Indiens et des tunes canadians.

    Le rap du Canadian a fait vibrer son Canadian. Mais encore là, pas un mot en français ni même une allusion à notre existence.

  • Sylvain Auclair
    Abonné
    samedi 13 février 2010 10h06
    Les Jeux devraient être bilingues
    Où que les JO aient lieu dans le monde, la Charte olympique déclare qu'ils sont bilingues anglais-français, avec au besoin la langue de la ville-hôte.

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 10h35
    Est-ce que Rogge est francophobe?
    Rogge parle beaucoup mieux français qu'en anglais. On l'a vu encore hier. Mais voilà, Rogge est flamand et les Flamands entretiennent avec le français la même relation schyzophrénique que les Québécois ont avec l'anglais. C,est la langue de la domination, la langue de l'oppression. Dans le plat pays, vaut toujours mieux parler anglais en premier.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 10h35
    @ M. Noel
    Vous demandez ce qu'il y avait de québecois et bien en voici quelque exemple.

    L'hymne national a été chanté par une Québécoise, KD Lanfg an chanté une chanson internationalement reconnu d'un Québécois, le Drapeau a a été transporté par Roméo Dallaire, Jacques Villeneuve, Julie Payette, 3 Québécois sur 8, c'est de loin supérieur à notre poids démographique. Et moi j'ai addoré l'interprétation de Garou car il apportait un son d'athlète et une connotation sportive au chant. Il y a eu référence à un conte Québécois, celui qui a inspirer le nom d'une fameuse bière et on a tous reconnus l'image de étiquette.

    M. Noel vous êtes aigri parce que Québec n'a pas eu les jeux. Mais à l'époque avant même qu'un choix se fasse, les séparatiste on saisi le moment pour battre le tambour nationnaliste, et les jeux DEVAIT être Canadien avant d'être Québécois.
    Une question pour vous , ou était la Colombie Britannique?

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 14h45
    M. Noel Llà vous avez clairement défini un québécois par votre réponse
    Là vous avez clairement défini un québécois, si on est anglophone, ou bilingue, ou juif on n'est pas québécois. Et bien vous avez expliqué pourquoi je chie sur ce qui se définit comme québécois car la majorité le définit comme vous et c'est exclusif et raciste. À cela je souhaite une mort rapide au peuple québécois que vous définissez par votre réponse. Mon mon peuple Québécois inclus tous les gens vivant au Québec même les unilingues car mon peuple québécois est multiculturel; et avant tout canadien. Pas raciste, pas exclusif. Vive les VRAI Québécois de la province de Québec.

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 13 février 2010 15h13
    La référence : Barcelone
    Je me souviens encore très bien des Jeux olympiques d'été de Barcelone présentés en 1992 - les plus beaux que j'ai vus jusqu'ici. Que ce soit lors des cérémonies d'ouverture et de clôture ou lors des compétitions elles-mêmes, la présentation était toujours faite en 4 langues, soit l'espagnol, le catalan, le français et l'anglais.

    Pour le respect des langues, croyez-moi, aucune autre ville, ayant déjà accueilli les Jeux, n'a fait mieux que Barcelone !

  • Thomas Stewart
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 15h56
    Merci de la C-B
    Merci de tous vos voeux généreux pour le succès des jeux Olympiques ici en C.-B.

    @M. Noel

    C'est vrai que le Québec ne soit pas reconnu de façon particulière hier soir dans le cérémonies d'ouverture. Pourtant, si on est capable de regarder les cérémonies avec l'esprit un peu ouvert, on peut décéler des thèmes liés à tous les gens de ce pays, y compris les Francophones et les Québécois.

    Nous avons passé une soirée avec des amis. Nous ne savions pas qu'ils sont de descendance Métisse francophone: pourtant, quand les cérémonies ont annoncé les Métis, notre amie a proclamé: 'c'est nous!'. Mon fils de 21 ans a découvert que la poésie rap peut dire des choses qui sont, pour lui, révélatrices. Je crois que c'est bien LA PREMIÈRE FOIS qu'il entende un artiste qui parle sérieusement de ce que c'est d'être "Canadian' Les jeunes adoraient aussi la musique 'punk'-celte. Encore une fois ils étaient bouleversés par la possibilité d'avoir une rich culture canadienne.

    Ici, au Canada anglais, nous n'avons pas souvent l'occasion n'explorer une identité collective. Hier soir j'ètais fier pour la première fois depuis longtemps d'être Canadien et britanno-colombien; de fêter notre collectivité et de pousser plus loin notre identité au-delà des bornes des 'Anglais' et des 'Français'; des 'Européens' et des 'Minorités visibles'. Et ici sur la côte ouest nous sommes tellements fiers de nos Premières Nations, de leur culture et de leur survivance contre tout. D'habitude nous vivons sous l'ombre de la vaste culture omniprésente américaine qui nous laisse aucune voix à nous.

    Malheureusement, il y aura toujours de quoi se plaindre en matière de langue et culture. Vancouver ne sera jamais une ville bilingue et on pourrait dire que les cérémonies pour ouvrir les Jeux Olympiques auraient pu inclure plus d'éléments carrément québécois ou franco-canadiens. Au lieu d'une approche multi-culturelles, avec des danseurs chinois ou des chanteurs ukrainiens, des colons britanniques ou des voyageurs canadien-français on a choisi d'explorer la nouvelle thème de l'identité collective. Quant à moi j'ai trouvé ça fascinant, peut-être un moment tournant dans notre démarche culturel. Je comprends si c'est un sentiment qui ne se partage pas parmi un grand nombreux des Québécois. Le seul moment vraiment gênant pour moi était justement le fait que M. Furlong, endépit de toutes ses autree qualités, n'avait aucune facilité avec la langue de Molière.

    Un jour les JO vont retourner au Québec. À ce moment-là vous aurez encore une fois l'occasion de célébrer la culture extraordinaire de la nation québécoise. À ce moment-là je vais lever mon verre en votre honneur.
    Merci de nous accorder la même dignité aujourd'hui.

  • henri -s garneau
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 16h27
    @Nowell
    "Nikki est une juive anglophone d'Hamstead. Idem pour le gars qui a écrit Halleluia. Rien de québécois là-dedans". Bravo! on voit très bien l'image de dédain que vous vouliez transmettre
    Mon fils est métissé et né dans la ville de québec, est-il québécois? lui donnez vous la permission d'être québécois? merci beaucoup monsieur blanc, aryen, catholique supérieur, je vous en suis très reconnaissant. Je suis blanc et né à Lévis, suis-je québécois, non je suis protestant. Je vois encore un commentaire comme ça je porte plainte. Pis si vous etes pas content retournez donc dans votre pays (France), débarrassez. C'est comme ça que les guerres commencent. Rien de québécois la dedans, il aurait fallu Ginette reno ou céliiiiiiiiiiiiiine?? Ben figurez-vous donc que plein de qc sont tannés des paul piché, rivard et granols et cie qui ont le même répertoire depuis que j'avais 12 ans et j'allais sur les Plaines à la st-jean, les gens ont évolué monsieur PUR.

  • Christina Berryman
    Abonnée
    samedi 13 février 2010 17h57
    peuple fondateur ou pas?
    Beaucoup de commentateurs aiment réécrire l'histoire car ils sont jeunes et incultes. Tant pis pour eux! Moi, je passe mon mois de mars en méditerrannée à partir de Barcelone et je vous emm... avec vos jeux giblotes multi qui nient mes ancêtres fondateurs. Après vous le déluge...attendez de vivre ce que vos descendants vont faire de votre contribution à la construction de beau pays unitaire anglo-saxon de tradition colonialisatrice. Beurk.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 18h04
    M. Garneau
    Bien dit...... tout comme Falardeau cette souche de québécois est en train de s'éteindre lentement mais surement pour un meilleur Québec.

    Heil Noël

  • Bernard Gervais
    Abonné
    samedi 13 février 2010 18h31
    Accusations non-fondées
    Quand les francophones québécois exigent avec légitimité qu'on respecte leur langue, il se trouve encore des gens pour les qualifier de personnes « intolérantes », alors que le Québec est l'une des sociétés les plus inclusives qui soient, l'une des nations qui respectent le plus ses minorités.

    Qu'on aille voir dans d'autres pays, on verra ce que c'est vraiment l'intolérance !

    Quant à Falardeau, même si je n'aimais pas trop souvent le langage qu'il utilisait et certaines de ses positions, il ne demandait à ses compatriotes qu'une seule chose : qu'ils se tiennent debout et se fassent respecter.

  • Xavier D
    Abonné
    samedi 13 février 2010 19h28
    @ Claude Archambault
    Le Québec à été représenté, d'accord... Comme les autochtones! Bravo...

    Mais OU ÉTAIT LE FRANÇAIS!? Pas le Québec, LE FRANÇAIS!?!

    Vous avez parlé de la Chasse-Galerie, d'accord, pourquoi l'avoir présenté en anglais? Pourquoi avoir lu la citation de François-Xavier Garneau, pionnier de la littérature canadienne-française, en anglais!?

    Vous dites aussi : «les jeux DEVAIT être Canadien avant d'être Québécois. » Expliqué moi c'est quoi être «Canadien»? Le Québec fait parti à l'heure qu'on se parle du Canada. LES FRANCO-CANADIENS font parti de se qu'on appelle le Canada.

    En conclusion, on dirait qu'il y a plus d'autochtone au Canada que de Francophone... malgré tout le respect que j'ai pour les autochtone.

  • André/Andrés 71
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 00h09
    Sortir le Canada francophobe du Québec au PC
    Sortir le Canada du Québec au PC
    Commentaire au DEVOIR, 13 février 2010
    Le français, c’est une langue menacée mondialement !
    Si nous n’y prenons garde, il ne sera bientôt qu’un dialecte aussi mal écrit qu’Archambault l’anglicisé fédéraliste sait si bien le faire.

    La place régressive constante du français dans ce pays à la tête dure comme le ROC aussi bien que dans toute la francophonie nous amène à l’évidence et l’urgence de « sortir les francophobes du Québec », de proclamer et d’appliquer dans tous les secteurs d’activités le français obligatoire pour tous… point final. Que ceux et celles qui ne s’y conforment pas dans un délai raisonnable, qu’ils/elles partent vivre ailleurs dans le monde, et apprennent le chinois mandarin au P.C.
    Il y a péril en la demeure du Québec, mais personne ne « met ses culottes » pour le régler ! (Ministres, sous-ministres, fonctionnaires, commerçants, citoyens)
    Il y a des loups dans la bergerie ou des renards dans le poulailler : mutinerie, trahison, délinquance, résistances crasses ou voulues, que sais-je ? Une enquête indépendante s’impose à l’OLFQ (1) et autres officines reliées comme le MICC (2)

  • Andre Vallee
    Abonné
    dimanche 14 février 2010 00h49
    Le français
    Comment voulez-vous que la langue française soit respectée au Canada alors qu'elle ne l'est pas au Québec et que notre premier ministre s'en fiche comme de ses chaussettes percées?
    Son électorat anti francophones passe avant tout et il y a encore quelques aveugles et quelques vendues qui font semblant de lui trouver quelque mérite, non seulement dans la protection du français, mais aussi dans ce que des générations, depuis Papineau, en passant par Mercier, Lesage, René Lévesque, et j'en passe, ont construit. Que d'hypocrisie!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 01h06
    M. Noël
    pour Céline et Mario si il n'ont pas de domicile au Québec, ils sont canadien d'origine québécoise. Et tout canadien vivant sur le territoire du Québec, peu importe la langue la religion et la couleur est de facto Québécois.

    Et réserver le terme québécois au seul francophone ou à ceux qui veulent la citoyenneté québécoise, chose qui n'existe pas, est sectaire et doit être combatu, et c'est ce type de Québécois que je combat et veut éliminer à tout prix.... le type dont je ne reconnaitrai jamais le droit à l'existence.

  • Claude Archambault
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 01h22
    M. Xavier
    Je suis daccord avec vous le français n'était pas suffisamment présent, il y a eu manque de ce coté, il y a beaucoup de bon chanteur francophone en Colombie Britannique, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et au Québec. Mais la présentation était équitable en francias et en anglais, c'est au niveau de participant, du spectacle ou l'effort auarrait pu être meilleur.

    Mais cela n'est absolument pas une raison pour commencer à déchirer sa chemise comme certain le font.... et quand on déchire sa chemise pour une cause la cause devient ridicule.

    Ce que je dit de la cérémonie, c'est qu'elle était excellent et qu'avec un peu plus de français elle aurait été encore meilleur, cela ne lui enlève rien mais elle avait à gagner......

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 08h24
    Peuple bilingue
    Il n'y a , nulle part au monde, de pays vraiement bilingue; il n'existe que des personnes polyglottes. Le Canada-ANGLAIS est un pléonasme, voire un mythe. Le Québec est le seul territoire dans les trois Amériques où il y a un peuple français à libérer...

  • Linda Larocque
    Inscrite
    dimanche 14 février 2010 08h53
    Le français aux oubliettes olympiques
    Moins 2010 points au COVAN pour le français, la représentation des francophones et du Québec aux cérémonies d’ouverture... Franchement... des stepettes pis du tamtam, du tamtam pis des stepettes... les Autochtones, j’veux bien, mais ils ne représentent qu’environ 5 % de la population tout de même. Ne sommes nous pas l’un des deux peuples fondateurs? En tout cas, en tant que francophone, je ne m’y suis pas reconnue du tout dans le canot ensorcelé pis le rigodon. Pis, comble de l’insulte, la citation de F.-X. Garneau en anglais.

    Les chanteurs — tous très bons, mais tous anglos —, avez-vous entendu du fr. vous autres (outre les qq phrases dans le Ô Canada, version jazzée)? Garou a chanté.. je ne l’ai même pas remarqué dans cette vague anglaise – ce n’était pas un très digne représentant (d’autant plus qu’on me dit qu’il avait l’air ivre et qu’il a massacré la belle chanson de Ferland). Garou était le jocker québécois.

    J. Rogue = aucun mot en fr. au début — une chance qu’il s’est rattrapé à la fin (y’était temps).

    Le président du COVAN a parlé au moins 8-10 minutes et n’a prononcé que ces qq mots dans la langue de Molière :

    Bienven(o)ue / Vous êtes parmi des amis./ Une équipe. / Les plus brillants exploits / Quel esprit de jeu vous avez été (sic)

    Dire que le fr. est l’une des langues officielles des Olympiques et du Canada!

    Vraiment pathétique... et honteux.

  • Pierre Bernier
    Abonné
    dimanche 14 février 2010 11h47
    Un Canada qui n’existe pas ?
    L’image amputée du Canada présentée au monde à l’occasion du spectacle d’ouverture des jeux de Vancouver était une falsification grossière.

    Les traits de ce Canada-là n’existent que dans l’imaginaire de postmodernistes sans racines qui affectionnent les visions infantiles, donc naïves et tronquées, comme on aime souvent les mettre en scène au pays du gouverneur, tardif porteur de flamme. Un phantasme de sous-région déconnectée, fourre-tout et, surtout, inculte au plan historique.

    Aussi, l’occupation de la loge officielle fut mal planifiée ; l’hymne qui se veut « nationale » contrefait ; les chorégraphies voulant commémorer les vagues d’immigration dans la région tronquées de l’épisode québécois, annonciateur des métis bafoués, et antérieur à celui des réfugiés d’Europe ou d’Asie laissés dans l’ignorance ; le territoire « survolé » raccourci faute de savoir illustrer les choses à l’est des plaines ; un ours à la Disney glorifié comme au carnaval de Berne ; un Garou frileux, après la cantatrice majestueuse, remarquablement démuni de la voix appropriée pour l’œuvre... et la langue française, pourtant doublement officielle, réduite dans la bouche des locaux aux sons d’un « bien…venoue ! » articulés avec hésitation.

    Tant et si bien qu’un credo final, tardif sursaut de vigilance d’agents fédéraux ?, aux accents d’un Quaquer volontariste (emprunté lui aussi à la tradition du pays voisin comme le hangar qui sert de pavillon du Canada au centre ville) fut plaqué, devenant nécessaire après autant d’approximations éthérées.

    Au cas où le « monde » aurait tout compris de la superficialité et de l’insignifiance de la culture du lieu, il fallait quand même lui inspirer une petite gêne. Il ne devait pas se contenter d’imaginer, malgré la trame du discours tenu, que la société n’était composée que de démunis d’histoire intégratrice. De simples accueillants sympathiques contents d’être découverts mais culbutables comme au temps des hordes qui empruntaient successivement le passage du proche détroit gelé. Les éventuels visiteurs tourmentés devaient se faire dire qu’ils pourront perpétuer les valeurs et les conflits qui les ont forgés dans l’indifférence permissive d’un cadre institutionnel imaginé pour éliminer définitivement les traces de ceux qui furent conquis « l’année des anglais ».

    Résultat : la « flamme symbolique » n’en finissait plus, dans un défilé aux allures de ceux d’une kermesse villageoise, de se chercher une place où enfin se poser dans cette ville.

    Un vrai (vrai !) pays ne produit pas et, surtout, ne finance pas (22% de la facture payée par le fédéral l’a été par des francophones, volontaires ou non) cette lamentable image de lui-même.

    À tous égards, c’est beaucoup trop cher payé pour instruire le monde que
    « chevrelet en faillite » fabrique des véhicules à suspension trop rigide pour qu’un athlète s’y tienne debout dans les rues d’une ville sans âme !

  • Paul Verreault
    Inscrit
    dimanche 14 février 2010 12h05
    Correction
    J'aurais dû me relire et écrire: Le Canada-ANGLAIS est un pléonasme, le Canada bilingue, une fiction, voire un mythe...

  • Godefroy
    Abonné
    dimanche 14 février 2010 13h09
    Ketchup anglo-chinois
    Possiblement compréhensibles pour les anglos, les organisateurs auraient dû dire quelques mots au moins "inspirés" de langues chinoises.

    « Le français a emprunté relativement peu de mots au mandarin ou aux autres langues chinoises. Notons cependant les mots litchi, ginseng (littéralement « plante-homme »), longane et kaolin. Ce dernier mot vient de deux mots chinois signifiant « colline élevée », d'après l'endroit d'où l'on extrayait la roche.

    D'autres mots gardent une forte ressemblance mais ont évolué légèrement avec les langues des peuples qui les ont apportés en France, comme badiane (bajiu, par le persan), tofu (doufu, par le japonais) ou soja (shiyu, également par l'intermédiaire du japonais) ou encore ketchup (koechiap, dans le dialecte d'Amoy par le malais et l'anglais) »

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mandarin_(langue)#Lex

  • France Marcotte
    Abonnée
    dimanche 14 février 2010 15h45
    Entre deux maux...
    Le français est l'une des deux langues olympiques (ah bon!). Et en cas de litige, c'est le français qui fait foi. M.Diouf lance un appel à l'intransigeance pour protéger le français (il s'y prend un peu tard me semble), particulièrement quand il y a une obligation légale à le faire, comme c'est le cas aux Olympiques. Donc, amour du Québec ou non, Vancouver commet un délit en ignorant le français. Pourquoi agit-on ainsi? Est-ce qu'il est moins grave à Vancouver de ne pas respecter les règles que de laisser entendre au reste du monde que les francophones sont reconnus au Canada comme un des peuples fondateurs de ce pays? (Ça r'garde mal pour quand des Québécois se mériteront des médailles; en verra-t'on la couleur?).

  • Godefroy
    Abonné
    lundi 15 février 2010 11h58
    Ô Cadna
    « Un canadien comme il faut doit être bilingue s'il est Canadien français et impérialiste s'il est Anglais.»

    Yves Thériault

    Extrait de L'Ile introuvable

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    lundi 15 février 2010 13h20
    Un bel exemple d'hypocrisie devant la planète entière.
    Dire que ce pays se retrouve dans la francophonie. Curieusement ils parlent tous français lors d'élection.
    N'oublions pas les francophones de tous le Canada dont la langue est ignorée.
    Étant unilingue comme 50% des québécois est-ce un péché? Non plutôt une honte pour ce pays qui se dit le mien autrement que pour payer des impôts.

  • Peter Kavanagh
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 14h48
    Fatigué
    Fatigué d'entendre le monde se plaindre, fatigué des chicanes sur les langues, chacun choisi la langue qu'il veut parler et décide ainsi si il peut communiquer avec les gens autour de lui. C'est son probleme. Quelqu'un s'adresse a vous en anglais, ça ne vous plait pas?? Ne lui répondez pas. Si la personne a coté de vous décide de lui répondre en anglais...ou en allemand...ou en chinois, ça ne vous regarde pas. Laissez lui la paix. Pis si vous voulez vous déchirer la chemise sur le dos, ben faites le, ça va faire rouler l'économie.

  • nonauracisme
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 00h57
    Avant de critiquer les Anglophones: regardant nous au mirroir first.
    il n’y a pas de méchants English speaking canadians.
    Il n’y a que – de plus en plus- de nouveaux arrivants vers le ROC qui viennent de l’Asie, du Pakistan, du Bangladesh, de la Pologne, d’Hongrie, d’Irlande, de l’Italie.
    Depuis la loi 101, beaucoup moins viennent au Québec.
    Ces gens-là ne sont pas méchants, n’ont absolument rien contre les québecois francophones mais POUR EUX- LES FRANCOPHONES CE N’EST PAS UNE REALITY..

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    mardi 16 février 2010 18h36
    À Pierre
    Je suis bien d'accord avec vous. Les Québécois qui trouvent qu'ils n'entendent pas beaucoup de français hors Québec n'ont pas tellement voyagé. Nous sommes au Canada et le Canada est aussi anglais que le Québec est français.

    En 1995, on a eu une chance inouïe de devenir un pays, et plusieurs ont préféré le Canada anglais au Québec.

    Personnellement, je n'ai rien contre le fait que l'anglais est plus utilisé que le français, car la majorité canadienne est anglaise. Ceux qui rêvent que le pourcentage devrait être 50-50... ne comprennent pas la réalité canadienne.

  • sants paul
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 13h04
    français
    Au portugal dans les ans 80, 60% des élèves choisait le français comme langue secondaire, Aujourd´hui seulement 25%.

  • sants paul
    Inscrit
    mardi 23 février 2010 13h08
    LE français dans léurope
    Le probleme est que méme dans l'europe hors les pais francophones rien veux apprendre le français. Et depuis le français est trés compliqué sont grammaire est trés compliqué.

  • Augustin Rehel
    Inscrit
    dimanche 28 février 2010 07h44
    Le cérémonie de clôture
    J'ai hâte de voir la place faite au français à la kyrielle de plaintes qui a fait suite à la cérémonie d'ouverture.

    C'est à voir.

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