Sidney Crosby est couronné athlète masculin de l'année
Photo : Agence Reuters Bob Strong
En 2008-09, Sidney Crosby a atteint le plateau des 100 points pour la troisième fois en quatre ans.
Pittsburgh — Sidney Crosby s'est toujours efforcé de tracer sa propre voie. Mais force est d'admettre que sa carrière commence à ressembler à celle des grands joueurs qui l'ont précédé.
Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, âgé de 22 ans, a reçu hier un honneur de plus en 2009 lorsqu'il a été choisi athlète de l'année par la Presse canadienne. Du coup, il se joint à un club sélect, remportant cet honneur pour la deuxième fois de sa carrière.
Douze joueurs de hockey seulement ont remporté le trophée Lionel Conacher depuis sa création en 1932 et six d'entre eux l'ont gagné plus d'une fois. Crosby imite les multiples vainqueurs que sont Maurice «Rocket» Richard, Bobby Hull, Phil Esposito, Wayne Gretzky et Mario Lemieux.
«C'est toujours un honneur de faire partie d'un tel groupe, a reconnu Crosby. Je ne pense pas avoir jamais cherché à me comparer à d'autres. Chacun doit trouver sa voie et connaître ses propres succès. J'ai néanmoins énormément de respect pour ce qu'ont fait ceux qui m'ont précédé.»
«Personnellement, je tente simplement de bien faire mon travail.»
Le trophée Conacher est ainsi nommé en l'honneur de celui qui a été élu athlète canadien par excellence de la première moitié du XXe siècle, en 1950.
Crosby s'est imposé haut la main au scrutin réalisé auprès des différents directeurs des sports des journaux et commentateurs de la radio et de la télévision à travers le pays, totalisant 248 points, dont 72 votes de première place. Le Montréalais Georges St-Pierre, spécialiste des arts martiaux mixtes, a récolté 78 points et 11 votes de premier rang pour terminer au deuxième échelon.
Le garde Steve Nash, des Suns de Phoenix, a fini en troisième position avec 38 points (deux votes de premier rang), devant la recrue John Tavares, des Islanders de New York, avec 36 points (trois votes de première place).
Crosby, originaire de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse, avait précédemment remporté le titre en 2007.
On se souviendra de son année 2009 comme de celle où il a remporté sa première coupe Stanley, devenant le plus jeune capitaine de la LNH à mener son équipe au championnat. Crosby avait seulement 21 ans lorsqu'il a reçu le trophée des mains du commissaire Gary Bettman, le 12 juin.
Ce fut un moment encore plus agréable qu'il ne l'avait visualisé dans ses rêves.
«Quand vous songez à la conquête de la coupe, vous pensez simplement à votre équipe et à la fierté qui vient avec le fait de tenir la coupe à bout de bras, a poursuivi Crosby. Vous oubliez le grand nombre de personnes qui ont aussi eu leur mot à dire — votre famille et vos amis. C'est vraiment le moment de partager ça avec tout le monde. Je ne crois pas avoir réalisé l'importance du moment jusqu'à notre victoire.»
«C'est facile de comprendre pourquoi des joueurs veulent la gagner encore plus après avoir vécu cette expérience.»
En 2008-09, Crosby a atteint le plateau des 100 points pour la troisième fois en quatre ans. Il a totalisé 33 buts et 70 passes, terminant troisième au championnat des marqueurs derrière son coéquipier Evgeni Malkin et le franc-tireur Alex Ovechkin, des Capitals de Washington.
Il s'est illustré encore davantage dans les séries éliminatoires, où il a obtenu 15 buts et 31 points en 24 matchs. Et il a eu son gros mot à dire lorsque les Penguins ont éliminé les Capitals en sept matchs.
Crosby rappelle toutefois que ce fut loin d'être une année parfaite et il est particulièrement fier de la façon dont son équipe a surmonté l'adversité. Les Penguins étaient à l'écart des séries éliminatoires quand la décision a été prise de remplacer l'entraîneur Michel Therrien par Dan Bylsma en février.
«Quand je fais une rétrospective de l'année, je songe à ce que nous avons traversé comme équipe, a-t-il noté. Nous avons connu un changement d'entraîneur. Ce n'était pas un portrait parfait. Tout aurait pu être très différent. Mais il faut s'attendre à vivre des hauts et des bas au fil d'une saison de hockey.»
Même lors de la conquête du championnat, Crosby a dû montrer l'esprit de sacrifice. Il a été sonné pendant le septième match de la finale contre les Red Wings de Detroit après avoir été frappé contre la bande et a subi une blessure au genou.
Il est revenu le temps d'une présence avant de démontrer son grand sens du leadership en demandant à l'instructeur Bylsma de ne pas le renvoyer dans la mêlée. Les Penguins étaient en avance 2-1, Crosby ne voulait pas coûter le match à son équipe en jouant sur une seule jambe.
Ses coéquipiers ont tenu le coup sans lui.
Étonnamment, Crosby est le deuxième joueur le plus jeune dans la formation des Penguins. Mais il est celui qu'on montre du doigt lorsqu'on s'interroge sur les raisons pour lesquelles cette jeune équipe est parvenue à gagner le championnat en 2009.
«À l'entraînement, il se présente toujours pour travailler», a souligné l'attaquant Maxime Talbot, dont le casier est situé à côté de celui de Crosby dans le vestiaire de l'équipe. «Je ne l'ai jamais vu prendre les choses à la légère. C'est notre capitaine et il nous oblige à offrir notre maximum. Il rend meilleur chacun de ses coéquipiers.»
Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, âgé de 22 ans, a reçu hier un honneur de plus en 2009 lorsqu'il a été choisi athlète de l'année par la Presse canadienne. Du coup, il se joint à un club sélect, remportant cet honneur pour la deuxième fois de sa carrière.
Douze joueurs de hockey seulement ont remporté le trophée Lionel Conacher depuis sa création en 1932 et six d'entre eux l'ont gagné plus d'une fois. Crosby imite les multiples vainqueurs que sont Maurice «Rocket» Richard, Bobby Hull, Phil Esposito, Wayne Gretzky et Mario Lemieux.
«C'est toujours un honneur de faire partie d'un tel groupe, a reconnu Crosby. Je ne pense pas avoir jamais cherché à me comparer à d'autres. Chacun doit trouver sa voie et connaître ses propres succès. J'ai néanmoins énormément de respect pour ce qu'ont fait ceux qui m'ont précédé.»
«Personnellement, je tente simplement de bien faire mon travail.»
Le trophée Conacher est ainsi nommé en l'honneur de celui qui a été élu athlète canadien par excellence de la première moitié du XXe siècle, en 1950.
Crosby s'est imposé haut la main au scrutin réalisé auprès des différents directeurs des sports des journaux et commentateurs de la radio et de la télévision à travers le pays, totalisant 248 points, dont 72 votes de première place. Le Montréalais Georges St-Pierre, spécialiste des arts martiaux mixtes, a récolté 78 points et 11 votes de premier rang pour terminer au deuxième échelon.
Le garde Steve Nash, des Suns de Phoenix, a fini en troisième position avec 38 points (deux votes de premier rang), devant la recrue John Tavares, des Islanders de New York, avec 36 points (trois votes de première place).
Crosby, originaire de Cole Harbour en Nouvelle-Écosse, avait précédemment remporté le titre en 2007.
On se souviendra de son année 2009 comme de celle où il a remporté sa première coupe Stanley, devenant le plus jeune capitaine de la LNH à mener son équipe au championnat. Crosby avait seulement 21 ans lorsqu'il a reçu le trophée des mains du commissaire Gary Bettman, le 12 juin.
Ce fut un moment encore plus agréable qu'il ne l'avait visualisé dans ses rêves.
«Quand vous songez à la conquête de la coupe, vous pensez simplement à votre équipe et à la fierté qui vient avec le fait de tenir la coupe à bout de bras, a poursuivi Crosby. Vous oubliez le grand nombre de personnes qui ont aussi eu leur mot à dire — votre famille et vos amis. C'est vraiment le moment de partager ça avec tout le monde. Je ne crois pas avoir réalisé l'importance du moment jusqu'à notre victoire.»
«C'est facile de comprendre pourquoi des joueurs veulent la gagner encore plus après avoir vécu cette expérience.»
En 2008-09, Crosby a atteint le plateau des 100 points pour la troisième fois en quatre ans. Il a totalisé 33 buts et 70 passes, terminant troisième au championnat des marqueurs derrière son coéquipier Evgeni Malkin et le franc-tireur Alex Ovechkin, des Capitals de Washington.
Il s'est illustré encore davantage dans les séries éliminatoires, où il a obtenu 15 buts et 31 points en 24 matchs. Et il a eu son gros mot à dire lorsque les Penguins ont éliminé les Capitals en sept matchs.
Crosby rappelle toutefois que ce fut loin d'être une année parfaite et il est particulièrement fier de la façon dont son équipe a surmonté l'adversité. Les Penguins étaient à l'écart des séries éliminatoires quand la décision a été prise de remplacer l'entraîneur Michel Therrien par Dan Bylsma en février.
«Quand je fais une rétrospective de l'année, je songe à ce que nous avons traversé comme équipe, a-t-il noté. Nous avons connu un changement d'entraîneur. Ce n'était pas un portrait parfait. Tout aurait pu être très différent. Mais il faut s'attendre à vivre des hauts et des bas au fil d'une saison de hockey.»
Même lors de la conquête du championnat, Crosby a dû montrer l'esprit de sacrifice. Il a été sonné pendant le septième match de la finale contre les Red Wings de Detroit après avoir été frappé contre la bande et a subi une blessure au genou.
Il est revenu le temps d'une présence avant de démontrer son grand sens du leadership en demandant à l'instructeur Bylsma de ne pas le renvoyer dans la mêlée. Les Penguins étaient en avance 2-1, Crosby ne voulait pas coûter le match à son équipe en jouant sur une seule jambe.
Ses coéquipiers ont tenu le coup sans lui.
Étonnamment, Crosby est le deuxième joueur le plus jeune dans la formation des Penguins. Mais il est celui qu'on montre du doigt lorsqu'on s'interroge sur les raisons pour lesquelles cette jeune équipe est parvenue à gagner le championnat en 2009.
«À l'entraînement, il se présente toujours pour travailler», a souligné l'attaquant Maxime Talbot, dont le casier est situé à côté de celui de Crosby dans le vestiaire de l'équipe. «Je ne l'ai jamais vu prendre les choses à la légère. C'est notre capitaine et il nous oblige à offrir notre maximum. Il rend meilleur chacun de ses coéquipiers.»
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

