Saskatchewan
Quand on examine la question à tête reposée, c'est-à-dire pas au Stade olympique quand on retrouve dans ses gradins 53 792 partisans qui ne se peuvent juste plus de voir leur équipe sérieusement moucher l'adversaire et auxquels on demande en plus au grand tableau indicateur de faire du bruit, parce que cela ne repose pas vraiment la tête, quand on examine donc, on constate que la Saskatchewan n'est pas que le titre d'une splendide toune des Trois Accords, mais aussi le silo à grain du Canada et la détentrice d'une pas pire équipe de football professionnel canadien portant l'uniforme le plus vert que l'on puisse imaginer.
La Saskatchewan a remporté la coupe Grey en 1989 et 2007, mais la présente saison marquait la première fois que les Roughriders finissaient au premier rang de la division Ouest de la Ligue canadienne depuis 1976. 1976, vous en souvient-il, voilà qui n'est pas précisément hier soir. Mais malgré cette longue disette, ils formeraient, selon des sources, l'équipe la plus populaire de la LCF, ainsi qu'en témoigneraient le fait qu'ils attirent le plus de spectateurs lorsqu'ils se produisent à l'étranger et un autre fait, celui que plus de la moitié des produits dérivés vendus à travers le circuit Cohon sont à leurs couleurs.
Toujours est-il que selon d'autres sources très adéquatement informées, la Saskatchewan se mesurera dimanche au Montréal dans la finale de la Coupe Grey à Calgary. Et que cet affrontement suscite un profond sentiment d'étrangeté chez l'amateur moyen. Car bien que la LCF existe depuis la fin des années 1950, et bien qu'elle n'ait compté la plupart du temps que huit ou neuf équipes, ce sera la première fois que ces deux-là se croiseront au match ultime.
Vous pouvez vérifier dans votre grand livre d'histoire du football canadien ou dans les internets, ça n'est jamais jamais arrivé. Pas de Montréal-Saskatchewan à la Grey Cup.
Pourtant, il y en a eu des joutes de Grey Cup depuis le temps. Même que Saint-Hyacinthe a déjà gagné le précieux trophée. Et là, je pressens que vous êtes en proie à une pointe d'incrédulité.
Mais c'est plus vrai que vrai. Le 25 novembre 1944, l'équipe du régiment de la marine de Saint-Hyacinthe-Donnacona a battu les Flying Wildcats de Hamilton par la marque de 7-6 et de ce fait remporté le championnat national. Pendant la guerre, les associations de football avaient interrompu leurs activités et plusieurs clubs sportifs avaient pris la relève.
La LCF soi-même en personne nous indique que la formation avait été «tirée [sic] sur le volet au début de l'année: un groupe de marins qui aimaient bien être turbulents sur un terrain de football. Mais au fur et à mesure que la saison québécoise progressait, les victoires s'accumulaient et, avant que quiconque ne s'en aperçoive, cette équipe un peu éclectique prenait part au match le plus important de l'année».
«Le joueur-entraîneur Glen Brown avait réuni quatre aînés (dont lui-même), quelques hommes d'âge moyen et un groupe d'adolescents et en avait fait une excellente unité défensive qui a gagné en sachant profiter des erreurs de leurs [sic] adversaires. Quatorze membres de cette équipe voyageaient 65 kilomètres simplement pour rejoindre les locaux de l'équipe pour s'y entraîner.»
Ce match devait être l'occasion de trois grandes dernières dans l'histoire du football canadien. La rencontre n'avait attiré que 3871 spectateurs, et ce fut la dernière fois que la Coupe Grey fut présentée devant moins de 10 000 personnes. Ce fut aussi la dernière fois que l'événement opposa deux équipes de l'Est du pays. Et ce fut la dernière fois que des militaires furent en lice pour mettre la main sur la coupe.
N'empêche qu'une finale entre la Saskatchewan et Saint-Hyacinthe, ce serait rigolo, trouvez pas?
***
Dans la série «est-ce que par un furieux hasard on ne connaîtrait pas une ou des équipes près de nous qui pourrai(en)t faire pareil?», les joueurs de Wigan Athletic, de la première division anglaise de soccer, ont décidé de rembourser leurs supporters qui ont fait le voyage à Londres pour assister à un match contre Tottenham.
C'est que Wigan s'est fait lessiver 9-1 dimanche.
Dans un communiqué publié sur le site web officiel de l'équipe, le capitaine Mario Melchiot déclare que «comme groupe de joueurs, nous croyons que nous avons gravement laissé tomber nos partisans hier, et ceci est un geste que nous devons faire pour souligner leur formidable loyauté».
«Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire, sinon qu'en tant que professionnels nous sommes embarrassés de notre rendement. Nous croyons que nous avons joué en deçà de ce dont nous sommes capables et que nous devons rendre leur dû aux fans», poursuit Melchiot.
«Il nous faut maintenant tirer un trait sur ce match, nous concentrer entièrement sur nos entraînements cette semaine et rebondir samedi prochain [face à Sunderland].»
«Nous sommes des professionnels, nous encaissons le coup et nous passons à autre chose, mais il est important que nous ne tenions pas nos partisans pour acquis.»
Ce qui, bien sûr, soulève une question d'intérêt: est-ce que par un furieux hasard on ne connaîtrait une ou des équipes près de nous qui pourrai(en)t faire pareil, des fois? On ne retiendra pas notre souffle en attendant, mais bon...
***
La prochaine fois, nous verrons que si Guillaume Latendresse marque 25 ou 30 buts avec le Wild du Minnesota, quelqu'un va dire que ça ne le surprend pas pantoute.
La Saskatchewan a remporté la coupe Grey en 1989 et 2007, mais la présente saison marquait la première fois que les Roughriders finissaient au premier rang de la division Ouest de la Ligue canadienne depuis 1976. 1976, vous en souvient-il, voilà qui n'est pas précisément hier soir. Mais malgré cette longue disette, ils formeraient, selon des sources, l'équipe la plus populaire de la LCF, ainsi qu'en témoigneraient le fait qu'ils attirent le plus de spectateurs lorsqu'ils se produisent à l'étranger et un autre fait, celui que plus de la moitié des produits dérivés vendus à travers le circuit Cohon sont à leurs couleurs.
Toujours est-il que selon d'autres sources très adéquatement informées, la Saskatchewan se mesurera dimanche au Montréal dans la finale de la Coupe Grey à Calgary. Et que cet affrontement suscite un profond sentiment d'étrangeté chez l'amateur moyen. Car bien que la LCF existe depuis la fin des années 1950, et bien qu'elle n'ait compté la plupart du temps que huit ou neuf équipes, ce sera la première fois que ces deux-là se croiseront au match ultime.
Vous pouvez vérifier dans votre grand livre d'histoire du football canadien ou dans les internets, ça n'est jamais jamais arrivé. Pas de Montréal-Saskatchewan à la Grey Cup.
Pourtant, il y en a eu des joutes de Grey Cup depuis le temps. Même que Saint-Hyacinthe a déjà gagné le précieux trophée. Et là, je pressens que vous êtes en proie à une pointe d'incrédulité.
Mais c'est plus vrai que vrai. Le 25 novembre 1944, l'équipe du régiment de la marine de Saint-Hyacinthe-Donnacona a battu les Flying Wildcats de Hamilton par la marque de 7-6 et de ce fait remporté le championnat national. Pendant la guerre, les associations de football avaient interrompu leurs activités et plusieurs clubs sportifs avaient pris la relève.
La LCF soi-même en personne nous indique que la formation avait été «tirée [sic] sur le volet au début de l'année: un groupe de marins qui aimaient bien être turbulents sur un terrain de football. Mais au fur et à mesure que la saison québécoise progressait, les victoires s'accumulaient et, avant que quiconque ne s'en aperçoive, cette équipe un peu éclectique prenait part au match le plus important de l'année».
«Le joueur-entraîneur Glen Brown avait réuni quatre aînés (dont lui-même), quelques hommes d'âge moyen et un groupe d'adolescents et en avait fait une excellente unité défensive qui a gagné en sachant profiter des erreurs de leurs [sic] adversaires. Quatorze membres de cette équipe voyageaient 65 kilomètres simplement pour rejoindre les locaux de l'équipe pour s'y entraîner.»
Ce match devait être l'occasion de trois grandes dernières dans l'histoire du football canadien. La rencontre n'avait attiré que 3871 spectateurs, et ce fut la dernière fois que la Coupe Grey fut présentée devant moins de 10 000 personnes. Ce fut aussi la dernière fois que l'événement opposa deux équipes de l'Est du pays. Et ce fut la dernière fois que des militaires furent en lice pour mettre la main sur la coupe.
N'empêche qu'une finale entre la Saskatchewan et Saint-Hyacinthe, ce serait rigolo, trouvez pas?
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Dans la série «est-ce que par un furieux hasard on ne connaîtrait pas une ou des équipes près de nous qui pourrai(en)t faire pareil?», les joueurs de Wigan Athletic, de la première division anglaise de soccer, ont décidé de rembourser leurs supporters qui ont fait le voyage à Londres pour assister à un match contre Tottenham.
C'est que Wigan s'est fait lessiver 9-1 dimanche.
Dans un communiqué publié sur le site web officiel de l'équipe, le capitaine Mario Melchiot déclare que «comme groupe de joueurs, nous croyons que nous avons gravement laissé tomber nos partisans hier, et ceci est un geste que nous devons faire pour souligner leur formidable loyauté».
«Il n'y a pas grand-chose d'autre à dire, sinon qu'en tant que professionnels nous sommes embarrassés de notre rendement. Nous croyons que nous avons joué en deçà de ce dont nous sommes capables et que nous devons rendre leur dû aux fans», poursuit Melchiot.
«Il nous faut maintenant tirer un trait sur ce match, nous concentrer entièrement sur nos entraînements cette semaine et rebondir samedi prochain [face à Sunderland].»
«Nous sommes des professionnels, nous encaissons le coup et nous passons à autre chose, mais il est important que nous ne tenions pas nos partisans pour acquis.»
Ce qui, bien sûr, soulève une question d'intérêt: est-ce que par un furieux hasard on ne connaîtrait une ou des équipes près de nous qui pourrai(en)t faire pareil, des fois? On ne retiendra pas notre souffle en attendant, mais bon...
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La prochaine fois, nous verrons que si Guillaume Latendresse marque 25 ou 30 buts avec le Wild du Minnesota, quelqu'un va dire que ça ne le surprend pas pantoute.
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