Montréal 56, Colombie-Britannique 18 - Les Alouettes ont mangé du lion
L'équipe disputera la finale de la Coupe Grey contre les Roughriders de la Saskatchewan
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Il y a de ces incongruités dans la vie. Par exemple, une équipe de football résidant à Vancouver qui se retrouve dans une finale de l'Est. En cherchant à comprendre, on finit par conclure que le vieux Mackenzie King avait sans doute raison: le Canada n'a pas assez d'histoire et trop de géographie, ce qui l'amène parfois à se mélanger dans ses fuseaux horaires.
Toujours est-il que si le déménagement virtuel avait souri aux Lions de la Colombie-Britannique la semaine dernière, eux qui étaient allés vaincre en prolongation les Tiger-Cats à Hamilton en demi-finale de l'Est, ce fut une tout autre histoire hier. Les Alouettes de Montréal attendaient les gros félins de pied ferme, et même si, on le saura, il faut oublier en éliminatoires tout ce qui s'est passé en saison régulière, une équipe qui a terminé avec un dossier de 15-3 n'allait quand même pas se laisser impressionner par un visiteur qui n'avait pu faire mieux que 8-10, bien que les deux clubs eussent divisé les honneurs de leur série cette année.
Surtout que ça se passait devant 53 792 fidèles enthousiastes dans un Stade olympique qui s'est rarement fait aussi bruyant.
Il aura donc suffi qu'Anthony Calvillo, joueur par excellence dans l'Est cette saison, s'offre la bagatelle de cinq passes de touché et que la meilleure unité défensive de la Ligue canadienne passe le plus clair de son après-midi à faire des misères à l'attaque adverse, et particulièrement au quart-arrière Casey Printers, pour que l'on se retrouve à l'arrivée avec un pique-nique de 56-18. Le douze montréalais prend donc, encore, le chemin de la Coupe Grey, qui sera à l'enjeu dimanche prochain quelque part du côté de Calgary.
Ce sera la septième fois — et la deuxième de suite — que les Alouettes prendront part au match ultime depuis 2000, un record de la LCF pour une décennie qui commence en «0» et finit en «9». Mais tous ces succès n'ont pas été synonymes de défilés à répétition, puisqu'ils n'ont remporté le championnat qu'une seule fois, en 2002.
Avec sa rencontre de rêve, Calvillo, 19 en 28 pour 302 verges de gains par la voie des airs, a égalé le record de la LCF pour le nombre de passes de touché dans un match éliminatoire. Il a aussi battu la marque d'équipe, qu'il avait égalée avant même la fin de la première demie, établie en 1956 par le grand Sam Etcheverry.
On s'attendait à un match serré et, de fait, les Lions ont été les premiers à s'inscrire au tableau lorsque leur première séquence en attaque s'est soldée par un placement de Paul McCallum. Mais après que les locaux eurent égalé la marque avec un botté de précision de Damon Duval, les vannes se sont ouvertes, et pas à peu près. Les deux premiers de cinq revirements — Shea Emry qui provoque et recouvre un échappé et Billy Parker qui intercepte une passe de Printers, pourtant si bon à l'extérieur de la poche protectrice — devaient mener à autant de touchés des Alouettes, Calvillo rejoignant Jamel Richardson puis Kerry Watkins. C'était 17-3 après le premier quart.
Le quart-arrière montréalais a repris au deuxième engagement là où il en était resté, touchant de nouveau Richardson puis l'ailier Brian Bratton, le tout entrecoupé par un majeur des Lions. À la mi-temps, c'était 31-10.
Le seul moment de petite inquiétude qu'ont pu connaître les Alouettes fut le début de la deuxième demie, attaque incertaine et retour de botté de Ryan Grice-Mullen sur 106 verges pour un touché qui faisait 31-18. Mais la réplique a été sans appel: deuxième touché de Bratton, Richardson qui se rend jusqu'à la zone payante en récupérant un dégagement bloqué. À 45-18 à la fin du troisième quart, l'affaire était entendue. Ne restait à l'ailier défensif John Bowman qu'à venir couronner le tout avec un retour d'interception de 49 verges aux dépens du quart réserviste Travis Lulay, venu mettre fin au cauchemar de Casey Printers.
«Faire ce que nous avons fait aujourd'hui était excitant. Je le savoure, mais nous devons maintenant nous préparer pour la semaine prochaine», a déclaré Calvillo au terme de la rencontre. On sait qu'il a la fâcheuse habitude de disputer de mauvais matchs à la Coupe Grey.
Pour la première fois de l'histoire, les Alouettes rencontreront en grande finale les Roughriders de la Saskatchewan, vainqueurs hier des Stampeders de Calgary par la marque de 27-17. Le plus dur reste à faire.
Toujours est-il que si le déménagement virtuel avait souri aux Lions de la Colombie-Britannique la semaine dernière, eux qui étaient allés vaincre en prolongation les Tiger-Cats à Hamilton en demi-finale de l'Est, ce fut une tout autre histoire hier. Les Alouettes de Montréal attendaient les gros félins de pied ferme, et même si, on le saura, il faut oublier en éliminatoires tout ce qui s'est passé en saison régulière, une équipe qui a terminé avec un dossier de 15-3 n'allait quand même pas se laisser impressionner par un visiteur qui n'avait pu faire mieux que 8-10, bien que les deux clubs eussent divisé les honneurs de leur série cette année.
Surtout que ça se passait devant 53 792 fidèles enthousiastes dans un Stade olympique qui s'est rarement fait aussi bruyant.
Il aura donc suffi qu'Anthony Calvillo, joueur par excellence dans l'Est cette saison, s'offre la bagatelle de cinq passes de touché et que la meilleure unité défensive de la Ligue canadienne passe le plus clair de son après-midi à faire des misères à l'attaque adverse, et particulièrement au quart-arrière Casey Printers, pour que l'on se retrouve à l'arrivée avec un pique-nique de 56-18. Le douze montréalais prend donc, encore, le chemin de la Coupe Grey, qui sera à l'enjeu dimanche prochain quelque part du côté de Calgary.
Ce sera la septième fois — et la deuxième de suite — que les Alouettes prendront part au match ultime depuis 2000, un record de la LCF pour une décennie qui commence en «0» et finit en «9». Mais tous ces succès n'ont pas été synonymes de défilés à répétition, puisqu'ils n'ont remporté le championnat qu'une seule fois, en 2002.
Avec sa rencontre de rêve, Calvillo, 19 en 28 pour 302 verges de gains par la voie des airs, a égalé le record de la LCF pour le nombre de passes de touché dans un match éliminatoire. Il a aussi battu la marque d'équipe, qu'il avait égalée avant même la fin de la première demie, établie en 1956 par le grand Sam Etcheverry.
On s'attendait à un match serré et, de fait, les Lions ont été les premiers à s'inscrire au tableau lorsque leur première séquence en attaque s'est soldée par un placement de Paul McCallum. Mais après que les locaux eurent égalé la marque avec un botté de précision de Damon Duval, les vannes se sont ouvertes, et pas à peu près. Les deux premiers de cinq revirements — Shea Emry qui provoque et recouvre un échappé et Billy Parker qui intercepte une passe de Printers, pourtant si bon à l'extérieur de la poche protectrice — devaient mener à autant de touchés des Alouettes, Calvillo rejoignant Jamel Richardson puis Kerry Watkins. C'était 17-3 après le premier quart.
Le quart-arrière montréalais a repris au deuxième engagement là où il en était resté, touchant de nouveau Richardson puis l'ailier Brian Bratton, le tout entrecoupé par un majeur des Lions. À la mi-temps, c'était 31-10.
Le seul moment de petite inquiétude qu'ont pu connaître les Alouettes fut le début de la deuxième demie, attaque incertaine et retour de botté de Ryan Grice-Mullen sur 106 verges pour un touché qui faisait 31-18. Mais la réplique a été sans appel: deuxième touché de Bratton, Richardson qui se rend jusqu'à la zone payante en récupérant un dégagement bloqué. À 45-18 à la fin du troisième quart, l'affaire était entendue. Ne restait à l'ailier défensif John Bowman qu'à venir couronner le tout avec un retour d'interception de 49 verges aux dépens du quart réserviste Travis Lulay, venu mettre fin au cauchemar de Casey Printers.
«Faire ce que nous avons fait aujourd'hui était excitant. Je le savoure, mais nous devons maintenant nous préparer pour la semaine prochaine», a déclaré Calvillo au terme de la rencontre. On sait qu'il a la fâcheuse habitude de disputer de mauvais matchs à la Coupe Grey.
Pour la première fois de l'histoire, les Alouettes rencontreront en grande finale les Roughriders de la Saskatchewan, vainqueurs hier des Stampeders de Calgary par la marque de 27-17. Le plus dur reste à faire.
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