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    Boxe - Éric Lucas fera son retour dans le ring le 11 décembre

     Le 10 juillet 2001 à Montréal, Éric Lucas bat Glenn Catley et devient le champion du monde de la WBC chez les super moyens.
    Photo: Agence Reuters Shaun Best Le 10 juillet 2001 à Montréal, Éric Lucas bat Glenn Catley et devient le champion du monde de la WBC chez les super moyens.
    Ragaillardi après une retraite de presque quatre ans, le boxeur Éric Lucas a hâte de renouer avec les amateurs québécois, de se retrouver dans l'arène gonflé à bloc par l'adrénaline d'une soirée de combat.

    «Ça m'a beaucoup manqué», a-t-il reconnu, hier, au cours de la conférence de presse qu'il a donnée au complexe sportif Claude-Robillard.

    Lucas a confirmé son retour à la compétition, le 11 décembre, au Centre Bell, en sous-carte du combat revanche entre Jean Pascal et Adrian Diaconu.

    L'ancien champion du monde des super-moyens du World Boxing Council (WBC), âgé de 38 ans, affrontera l'Argentin Ramon Pedro Moyano, 37 ans, détenteur d'une fiche de 27-8-3 (15 K.-O.). Le combat sera limité à huit rounds.

    Lucas (38-7-3, 14 K.-O.) ne s'est pas battu depuis le 14 janvier 2006. Il s'était alors incliné par K.-O. technique au 10e round contre le Danois Mikkel Kessler, qui avait mis à l'enjeu sa ceinture de la World Boxing Association (WBA).

    «Je veux seulement boxer de nouveau et avoir du plaisir, a-t-il affirmé. Je n'ai pas d'objectif précis. Je ne le fais pas pour prouver quoi que soit. Je ne dois rien à personne. Je n'ai rien à prouver à personne. Je le fais pour moi-même.»

    Lucas prépare son retour depuis plus d'un an. La maladie de sa fille Mélodie, qui a été traitée pour un grave cancer de l'abdomen, a retardé ses plans, mais il n'a jamais perdu le goût de revenir. Il a intensifié l'entraînement au cours des derniers mois. Au cours des dernières semaines, il a accompagné Lucian Bute en camp en Floride.

    «Échanger les coups avec le champion du monde m'a permis de bien évaluer ma progression, a-t-il relevé. À partir de ce moment, j'étais convaincu de vouloir faire un retour. Il ne restait qu'à obtenir l'approbation de Stéphan, ce qui a été fait.»

    L'entraîneur Stéphan Larouche a été dur à convaincre. Il ne cache pas qu'il a possiblement été celui qui a affiché le plus de scepticisme face au projet de Lucas. «Je me rappelais tous les efforts qu'il avait mis à l'entraînement vers la fin de sa carrière, il y a quatre ans, a-t-il relaté. Je me disais que, quand il recommencerait, il trouverait ça difficile, il se découragerait et il abandonnerait au bout de quelques mois. Ça n'a pas été le cas.»

    À mesure que Lucas intensifiait le rythme en gymnase, Larouche se disait qu'il finirait par abandonner.

    «L'épisode de sa fille l'a gardé calme et serein, sur la bonne voie. Il s'est entraîné pendant un an sans objectif de résultat en combat. Il était bien dans sa peau, réfléchi. Il était positif, il disait qu'il remarquait des progrès quotidiennement. Je constatais qu'il avait raison, mais je croyais encore qu'il abandonnerait.»

    Larouche est finalement arrivé à la conclusion que Lucas est en bonne condition physique et qu'il peut bien se défendre dans l'arène. «Je ne peux pas l'empêcher de vivre son rêve, a-t-il souligné. Il aurait pu m'en vouloir et j'aurais pu m'en vouloir.»

    Lucas a expliqué avoir retrouvé la motivation. En 2006, dans les mois précédant son dernier combat, il a confié que l'usure de 15 années de carrière et de combats de championnat importants avait fait son ¶uvre.

    Contre Moyano, «un rival qu'on a trouvé dans les petites annonces», blague Larouche, Lucas ne va s'efforcer que d'offrir une bonne performance et de ne pas décevoir les gens.

    «Peu importe l'identité de l'adversaire, on veut voir comment Éric va se comporter dans l'arène. Parce qu'il devrait l'emporter. Ce n'est pas un combat pour mousser la vente des billets, en principe.»

    Ce combat servira à évaluer où en est rendu Lucas contre un opposant dont le dernier combat significatif, une défaite contre l'Italien Cristian Sanavia, remonte à 2001.












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