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Séries éliminatoires - Le Lightning ne sait plus où donner de la tête

28 avril 2003  Actualités sportives
Tampa Bay, Floride — Le Lightning de Tampa Bay risque d'avoir un nouveau problème à résoudre lors du troisième match de la série demi-finale de l'Association de l'est qui l'opposera ce soir aux Devils du New Jersey.

Déjà, le Lightning doit trouver une manière de neutraliser le trio «défensif» des Devils composé de Jamie Langenbrunner, John Madden et Jay Pandolfo. Langenbrunner compte sept buts en autant de rencontres depuis le début des séries, tandis que Madden a accumulé 11 points, soit deux de moins que les meneurs Doug Weight et Mike Modano. Le Lightning, ne l'oublions pas, doit aussi trouver une façon de déjouer Martin Brodeur.

Une autre menace pèse cependant sur le Lightning, qui accuse un recul de 2-0 dans la série. Une défaite dans le troisième match, ce soir, au St.Pete Times Forum, aurait pour effet d'éliminer à toutes fins utiles Tampa Bay des séries.

Le duo Elias-Gomez donne en effet des signes encourageants en attaque. Dans le deuxième match que les Devils ont remporté 3-2 en prolongation, Scott Gomez a récolté deux aides. Patrik Elias, lui, se trouvait devant le filet lorsque Grant Marshall a créé l'égalité 2-2 en troisième période.

«J'ai crié à Gomez de lancer. Si la rondelle me frappe, tant mieux. Sinon, ce n'est pas important, explique Elias. L'important est d'avoir gagné le match. C'est tout ce qui importe.»

Elias plus rapide

Selon Pat Burns, Elias et Gomez ont disputé samedi leur meilleur match des séries, eux qui avaient été très ordinaires contre les Bruins de Boston. Ils ont créé plusieurs occasions de marquer avant que Marshall n'inscrive le deuxième but des Devils.

«Il est difficile de compter quand vous ne patinez pas, note l'entraîneur des Devils. Elias a mieux patiné dans le deuxième match. Je pense que ça va lui permettre de débloquer. Il doit patiner d'abord et réfléchir ensuite. Pas l'inverse. Il est alors trop tard.»

Elias a raison de ressentir une certaine frustration. Limité à un but jusqu'ici, le Tchèque a été le meilleur attaquant des Devils en saison, récoltant 28 buts et 57 points. Gomez a terminé deuxième (13-42-55), ex aequo avec Langenbrunner.

«Nous avons commencé à trop penser après notre lent départ en séries. C'est une chose qu'on ne peut faire, admet Scott Gomez. Il faut seulement jouer. Il est plus facile de patiner si on ne réfléchit pas trop.»

Elias et Gomez espèrent que leur rendement dans le deuxième match va leur permettre de contribuer davantage durant le reste de la série.

«Il va débloquer, laisse entendre Langenbrunner au sujet d'Elias. Et lorsqu'il se met en marche, il est l'un des meilleurs de la ligue.»

Voilà une menace dont le Lightning pourrait bien se passer.

Le défi de Vincent Lecavalier

Vincent Lecavalier va devoir quant à lui sortir de sa coquille et s'affirmer comme il l'a fait dans la série précédente contre les Capitals de Washington.

L'équipe de John Tortorella se trouvait dans la même situation contre Washington avant de retourner la situation en sa faveur. Mais Lecavalier reconnaît que l'adversaire est cette fois bien différent.

«On ne peut comparer les deux équipes, dit-il. Les Capitals ont de grands joueurs comme Jaromir Jagr, Peter Bondra et Robert Lang. Mais les Devils possèdent un jeu de transition bien supérieur. Leur trio défensif est également plus menaçant en attaque que celui de Jeff Halpern. C'est complètement différent», a insisté le centre du Lightning.

Dans les journaux de Tampa Bay, on fait grand état du rendement de Lecavalier. L'athlète de l'Île-Bizard est le premier à reconnaître qu'il doit marquer.

«Il y a toujours une pression de marquer, dit-il. Mais je n'ai jamais cherché à éviter un défi. C'est pas mon genre.»

Martin St-Louis trouve un peu injuste que les médias locaux s'acharnent sur son coéquipier.

«Je suppose que ça fait partie du hockey, dit-il. En même temps, il est normal que les gens se posent des questions lorsque Vinny ne compte pas.

«Nos chances de gagner sont meilleures lorsqu'il marque, ajoute St-Louis. Il a été un joueur-clé en saison et il doit l'être en séries.»
 
 
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