dimanche 27 mai 2012 Dernière mise à jour 21h37
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Boxe - Éric Lucas attend son combat revanche contre Beyer

Lucas et les membres de son entourage espèrent que leur visite au bureau du conseil du WBC les aidera à obtenir cette revanche le plus rapidement possible

8 avril 2003  Actualités sportives
Le champion du monde déchu, Éric Lucas, à peine de retour après sa défaite crève-coeur à Leipzig, en Allemagne, samedi, se rendra à Mexico ce week-end pour tenter de convaincre l'exécutif du World Boxing Council (WBC) qu'il s'est fait voler sa ceinture des 168 livres lors de son combat contre Markus Beyer.

Lucas et les membres de son entourage espèrent que leur visite au bureau du conseil du WBC les aidera à obtenir le plus rapidement possible un combat revanche contre l'Allemand, dont la victoire controversée aux points continuait de faire rager le boxeur québécois hier.

«On méritait la victoire, on nous l'a enlevée, et c'est quelque chose qu'on ne peut contrôler», a répété Lucas à son arrivée à l'aéroport de Dorval où il était attendu par de nombreux journalistes et quelques dizaines d'amateurs. «C'est encore plus frustrant.»

Yvon Michel, le directeur général d'InterBox qui gère la carrière de Lucas, souhaite présenter le combat revanche au Québec. Le combat de samedi s'est tenu en Allemagne après que les promoteurs de Beyer eurent surclassé l'offre d'InterBox par 14 000 $.

«Nous allons tout faire pour que ce soit ici, a ajouté Michel. J'aurais peur que nous ayons droit aux mêmes conditions si nous retournons là-bas. Nous allons essayer de réunir toutes les ressources nécessaires pour être capable de le tenir ici. Et avec la réaction que nous avons obtenue jusqu'ici, j'ai l'impression que nous pourrions disposer de beaucoup de moyens.»

Michel a déjà déposé une réclamation au WBC et a même parlé au président de l'organisme, le Mexicain Jose Sulaiman.

«On va leur envoyer les films, les coupures de journaux et toutes les informations pertinentes. Je pense que nous allons obtenir un combat revanche rapidement. Il y a eu une injustice commise en Allemagne et j'espère que les autorités concernées vont prendre leurs responsabilités et réparer cette injustice.»

C'est d'ailleurs le souhait de Lucas.

«Je veux ce combat revanche le plus vite possible. Je ne veux pas attendre un ou deux ans. Je ne veux pas avoir à me battre de nouveau pour être classé n° 1.»

Sincère conviction

Le boxeur originaire de Sainte-Julie a répété qu'il croyait sincèrement avoir remporté la victoire immédiatement après son combat, une impression qui s'est renforcée le lendemain lorsqu'il a visionné le film.

Lucas était surtout étonné que deux des trois juges aient accordé une décision de 116-113 en faveur de Beyer. L'autre a donné Lucas vainqueur 115-114.

«Pendant le combat, j'avais l'impression que la lutte était serrée, mais à mon avantage, a analysé Lucas. Mais après l'avoir visionné, il ne fait aucun doute dans mon esprit que j'ai gagné ce combat clairement. J'ai perdu cinq rounds au maximum.»

Les juge italien et l'américain ont pourtant accordé cinq des huit premiers rounds à Beyer. Lucas croit, pour sa part, qu'il a gagné six des huit premiers rounds.

«Nous n'avons jamais eu l'impression qu'Éric était en arrière dans le combat, a précisé Michel. Mais à l'étude des feuilles de pointage, on est tombé sur le dos quand on s'est rendu compte que le 3e round, probablement le meilleur d'Éric, a été donné à Beyer. Et le 12e, quand Beyer n'a même pas essayé de gagner, on ne nous a même pas accordé ce round. C'est extrêmement décevant.»

Mais Lucas, même s'il est amer à cause de la tournure des événements, ne veut pas mettre en cause l'intégrité de son sport.

«Dans tous les sports où il y a des juges, on voit souvent des choses semblables. Mais il ne faut pas généraliser. C'est une mauvaise décision, mais ça ne ternit pas le sport pour autant.»

La réaction des amateurs d'ici lui permet de se consoler et il a tenu à le souligner. «L'affection que les Québécois viennent de me démontrer ces derniers jours, ça me touche beaucoup, a-t-il confié. C'est un baume dans la défaite. Mais il faut bien l'admettre, je reviens sans mon titre. Nous allons maintenant essayer d'aller le reconquérir. C'est mon nouvel objectif.»
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012