Athlétisme - Isinbayeva s'envole
«J'aime me sentir toute seule au sommet, c'est trop cool»
19 août 2008
Actualités sportives
Photo : Agence France-Presse
Yelena Isinbayeva a battu son propre record du monde par un centimètre.
Pékin — L'écrin et la foule du Nid d'oiseau ont inspiré la perchiste russe Yelena Isinbayeva qui a fêté son deuxième titre olympique, hier soir à Pékin, avec le 24e record du monde (plein air et salle confondus) de sa carrière, 5,05 m au 3e essai.
Après avoir assuré l'or à 4,85 m, l'Américaine Jennifer Stuczynski s'étant arrêtée à 4,80 m, la tsarine a demandé un centimètre de plus que les 5,04 réalisés le 29 juillet à Monaco.
Une habitude du petit bond en avant depuis que l'ex-gymnaste s'est imposée pour objectif de faire mieux que l'Ukrainien Serguei Bubka, son mentor, qui a amélioré 35 fois ses records planétaires.
«J'aime me sentir toute seule au sommet, c'est trop cool et j'espère pouvoir garder cette position le plus longtemps possible. Il y avait beaucoup de tension dans le public au moment de mon saut, je l'ai senti et j'ai bien aimé. J'essaie de montrer que personne ne peut me battre», a expliqué Isinbayeva, 26 ans.
«Mon entraîneur (Vitaliy Petrov) m'a dit que je pouvais espérer franchir 5,15 m - 5,20 m d'ici quatre ans et je le crois», a ajouté la native de Volgograd, qui vit désormais entre Formia (Italie), où elle s'entraîne, et Monaco.
Jelimo, la force
L'envol d'Isinbayeva a constitué le feu d'artifice d'une soirée marquée aussi du sceau de la Kényane Pamela Jelimo, dominatrice du 800 m, avec un record du monde junior à la clé (1 min 54 s 87).
Il y a encore un an, Jelimo n'était que championne continentale junior du 400 m de sa catégorie. Son entraîneur, impressionné par ses capacités à enchaîner un deuxième tour quasiment au même rythme, l'a convaincue de monter sur 800 m.
Sa tactique peut paraître sommaire. Elle est celle des champions hors norme. Pamela n'en a pas changé en finale, suivant d'abord le train soutenu de sa compatriote Janeth Jepkosgei, championne du monde 2007. Puis elle s'est envolée dans le second tour, éparpillant les concurrentes.
Cinquième de la course pour ses 5e et derniers jeux consécutifs, la Mozambicaine Maria Mutola n'a pas de doute. «Quand je regarde le chrono, 1 min 54 s, c'est vraiment rapide, surtout pour quelqu'un de 19 ans (en fait 18). Je suis sûre qu'elle battra le record du monde», a estimé Mutola, 35 ans, une des grandes dames du demi-fond rapide.
Jelimo se rapproche doucement, mais sûrement de la marque de la musculeuse tchécoslovaque Jarmila Kratochvilova (1 min 53 s 28), qui a désormais 25 ans.
Ce qui compte, c'est de gagner
Le Panaméen Irving Saladino est resté pour sa part loin de ses sommets (8,73 m cette saison, la meilleure marque depuis 14 ans). Le champion du monde d'Osaka a réalisé son meilleur saut, le quatrième, à 8,34 m. Il faut remonter aux Jeux de Munich, en 1972 pour trouver un vainqueur moins performant, l'Américain Randy Williams (8,24 m).
«Ce qui compte, c'est de gagner. Peu importe la longueur, c'est comme en finale de la Coupe du monde de football, une équipe qui gagne 1-0 est quand même championne du monde», s'est défendu Saladino.
Avec un jet de 64,74 m dès son premier essai, la discobole californienne Stephanie Brown Trafton s'est fait un nom pour rapporter aux États-Unis leur premier titre en athlétisme à Pékin. Insolite pour une nation qui a bâti sa gloire sur le sprint.
Avec le triplé du 400 m haies, et Angelo Taylor en chef de file qui a conquis son deuxième titre olympique, huit ans après le premier à Sydney, les États-Unis ont ensuite renoué avec la tradition.
Le Kenya a gardé la sienne sur 3000 m steeple, grâce à Birmin Kipruto et Richard Mateelong, or et bronze. En courant comme les Kényans, le Français Mahiédine Mékhissi-Benabbad s'est intercalé.
Après avoir assuré l'or à 4,85 m, l'Américaine Jennifer Stuczynski s'étant arrêtée à 4,80 m, la tsarine a demandé un centimètre de plus que les 5,04 réalisés le 29 juillet à Monaco.
Une habitude du petit bond en avant depuis que l'ex-gymnaste s'est imposée pour objectif de faire mieux que l'Ukrainien Serguei Bubka, son mentor, qui a amélioré 35 fois ses records planétaires.
«J'aime me sentir toute seule au sommet, c'est trop cool et j'espère pouvoir garder cette position le plus longtemps possible. Il y avait beaucoup de tension dans le public au moment de mon saut, je l'ai senti et j'ai bien aimé. J'essaie de montrer que personne ne peut me battre», a expliqué Isinbayeva, 26 ans.
«Mon entraîneur (Vitaliy Petrov) m'a dit que je pouvais espérer franchir 5,15 m - 5,20 m d'ici quatre ans et je le crois», a ajouté la native de Volgograd, qui vit désormais entre Formia (Italie), où elle s'entraîne, et Monaco.
Jelimo, la force
L'envol d'Isinbayeva a constitué le feu d'artifice d'une soirée marquée aussi du sceau de la Kényane Pamela Jelimo, dominatrice du 800 m, avec un record du monde junior à la clé (1 min 54 s 87).
Il y a encore un an, Jelimo n'était que championne continentale junior du 400 m de sa catégorie. Son entraîneur, impressionné par ses capacités à enchaîner un deuxième tour quasiment au même rythme, l'a convaincue de monter sur 800 m.
Sa tactique peut paraître sommaire. Elle est celle des champions hors norme. Pamela n'en a pas changé en finale, suivant d'abord le train soutenu de sa compatriote Janeth Jepkosgei, championne du monde 2007. Puis elle s'est envolée dans le second tour, éparpillant les concurrentes.
Cinquième de la course pour ses 5e et derniers jeux consécutifs, la Mozambicaine Maria Mutola n'a pas de doute. «Quand je regarde le chrono, 1 min 54 s, c'est vraiment rapide, surtout pour quelqu'un de 19 ans (en fait 18). Je suis sûre qu'elle battra le record du monde», a estimé Mutola, 35 ans, une des grandes dames du demi-fond rapide.
Jelimo se rapproche doucement, mais sûrement de la marque de la musculeuse tchécoslovaque Jarmila Kratochvilova (1 min 53 s 28), qui a désormais 25 ans.
Ce qui compte, c'est de gagner
Le Panaméen Irving Saladino est resté pour sa part loin de ses sommets (8,73 m cette saison, la meilleure marque depuis 14 ans). Le champion du monde d'Osaka a réalisé son meilleur saut, le quatrième, à 8,34 m. Il faut remonter aux Jeux de Munich, en 1972 pour trouver un vainqueur moins performant, l'Américain Randy Williams (8,24 m).
«Ce qui compte, c'est de gagner. Peu importe la longueur, c'est comme en finale de la Coupe du monde de football, une équipe qui gagne 1-0 est quand même championne du monde», s'est défendu Saladino.
Avec un jet de 64,74 m dès son premier essai, la discobole californienne Stephanie Brown Trafton s'est fait un nom pour rapporter aux États-Unis leur premier titre en athlétisme à Pékin. Insolite pour une nation qui a bâti sa gloire sur le sprint.
Avec le triplé du 400 m haies, et Angelo Taylor en chef de file qui a conquis son deuxième titre olympique, huit ans après le premier à Sydney, les États-Unis ont ensuite renoué avec la tradition.
Le Kenya a gardé la sienne sur 3000 m steeple, grâce à Birmin Kipruto et Richard Mateelong, or et bronze. En courant comme les Kényans, le Français Mahiédine Mékhissi-Benabbad s'est intercalé.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

