Haltérophilie - Malgré une performance moyenne, Jeane Lassen passe à l'histoire
Son compatriote Zach Bell et elle sont les premiers athlètes du Yukon à participer aux JO
Photo : Agence France-Presse
La Canadienne Jeane Lassen embrasse sa charge, après avoir échoué son levé lors de la compétiton des 75 kg.
Pékin — Déçue de ne pas avoir livré la meilleure performance de sa carrière aux Jeux de Pékin, hier, l'haltérophile Jeane Lassen s'enorgueillissait d'être passée à l'histoire de l'olympisme canadien, en compagnie du cycliste Zach Bell, à titre de premiers athlètes du Yukon qui participent à des Jeux d'été.
Lassen, qui a passé plusieurs années au Québec et qui maîtrise très bien le français, a pris le huitième rang du concours féminin chez les 75 kilos, au gymnase de l'Université d'aéronautique et d'aérospatiale de Pékin. L'haltérophile, diplômée de McGill, a soulevé 105 kilos à l'arraché et 135 kilos à l'épaulé-jeté pour totaliser 240 kilos, soit 10 kilos de moins que sa marque personnelle.
«Ce n'est pas désastreux comme résultat, a-t-elle commenté. C'est une performance honnête, mais je m'étais préparée pendant toute l'année pour les Jeux. Je m'attendais à lever davantage. Ç'aurait pu être pire. J'aurais pu rater trois fois à 105 kilos et être éliminée de la compétition. Mais c'est décevant parce qu'on veut toujours connaître sa meilleure performance aux Jeux olympiques.»
Les Chinoises ont poursuivi leur domination en haltérophilie, en enlevant leur septième médaille d'or des Jeux. Cao Lei a amélioré les records olympiques à l'arraché (128) et à l'épaulé-jeté (154) pour l'emporter avec un total de 282 kilos. Alla Vazhenina, du Kazakhstan, et Evstyukhina Nadezda, de la Russie, ont décroché l'argent et le bronze, respectivement, avec des charges de 266 et de 264 kilos.
L'athlète de Whitehorse a expliqué avoir manqué le soutien de sa mère Moira avant la compétition. Impliquée aux JO au sein du personnel technique, à titre de responsable de la salle de réchauffement, maman a dû rester à l'écart.
«Elle est la première femme qui occupe ce poste aux Jeux olympiques», a souligné fièrement Lassen.
Curieusement, Lassen a confié avoir connu une mauvaise séance de réchauffement. Elle a d'ailleurs raté sa première barre à 105 kilos, ce qui a pavé la voie à un après-midi difficile.
Plusieurs barrières
«Ce [l'absence de sa mère] n'est pas l'explication. C'est juste que j'ai connu un mauvais réchauffement. Mais j'espère que c'est la dernière fois que je ne l'aurai pas à mes côtés avant une compétition, a-t-elle ajouté. À compter de maintenant, je veux l'avoir toujours près de moi. J'ai un bon groupe d'entraîneurs, mais c'est la capitaine de l'équipe, celle qui est le plus souvent avec moi depuis mes débuts.»
Faisant remarquer que les femmes en haltérophilie ont plusieurs barrières à surmonter, Lassen rêve de former un premier duo entraîneur-athlète en compagnie de sa mère. Entre-temps, elle a marqué l'histoire du Canada aux JO en étant la première athlète du Yukon aux Jeux d'été.
«Je suis très fière de ça, a conclu l'articulée athlète, qui ne manquera pas les débuts de Bell au vélodrome de Laoshan, aujourd'hui. J'ai commencé l'haltérophilie au Yukon. Je suis contente pour mon entraîneur qui a toujours mis l'accent sur l'effort et les habitudes de travail, pas sur le talent. Comme ça, j'ai pu acquérir de bonnes habitudes qui vont m'être utiles tout au long de ma vie.»
Lassen, qui a passé plusieurs années au Québec et qui maîtrise très bien le français, a pris le huitième rang du concours féminin chez les 75 kilos, au gymnase de l'Université d'aéronautique et d'aérospatiale de Pékin. L'haltérophile, diplômée de McGill, a soulevé 105 kilos à l'arraché et 135 kilos à l'épaulé-jeté pour totaliser 240 kilos, soit 10 kilos de moins que sa marque personnelle.
«Ce n'est pas désastreux comme résultat, a-t-elle commenté. C'est une performance honnête, mais je m'étais préparée pendant toute l'année pour les Jeux. Je m'attendais à lever davantage. Ç'aurait pu être pire. J'aurais pu rater trois fois à 105 kilos et être éliminée de la compétition. Mais c'est décevant parce qu'on veut toujours connaître sa meilleure performance aux Jeux olympiques.»
Les Chinoises ont poursuivi leur domination en haltérophilie, en enlevant leur septième médaille d'or des Jeux. Cao Lei a amélioré les records olympiques à l'arraché (128) et à l'épaulé-jeté (154) pour l'emporter avec un total de 282 kilos. Alla Vazhenina, du Kazakhstan, et Evstyukhina Nadezda, de la Russie, ont décroché l'argent et le bronze, respectivement, avec des charges de 266 et de 264 kilos.
L'athlète de Whitehorse a expliqué avoir manqué le soutien de sa mère Moira avant la compétition. Impliquée aux JO au sein du personnel technique, à titre de responsable de la salle de réchauffement, maman a dû rester à l'écart.
«Elle est la première femme qui occupe ce poste aux Jeux olympiques», a souligné fièrement Lassen.
Curieusement, Lassen a confié avoir connu une mauvaise séance de réchauffement. Elle a d'ailleurs raté sa première barre à 105 kilos, ce qui a pavé la voie à un après-midi difficile.
Plusieurs barrières
«Ce [l'absence de sa mère] n'est pas l'explication. C'est juste que j'ai connu un mauvais réchauffement. Mais j'espère que c'est la dernière fois que je ne l'aurai pas à mes côtés avant une compétition, a-t-elle ajouté. À compter de maintenant, je veux l'avoir toujours près de moi. J'ai un bon groupe d'entraîneurs, mais c'est la capitaine de l'équipe, celle qui est le plus souvent avec moi depuis mes débuts.»
Faisant remarquer que les femmes en haltérophilie ont plusieurs barrières à surmonter, Lassen rêve de former un premier duo entraîneur-athlète en compagnie de sa mère. Entre-temps, elle a marqué l'histoire du Canada aux JO en étant la première athlète du Yukon aux Jeux d'été.
«Je suis très fière de ça, a conclu l'articulée athlète, qui ne manquera pas les débuts de Bell au vélodrome de Laoshan, aujourd'hui. J'ai commencé l'haltérophilie au Yukon. Je suis contente pour mon entraîneur qui a toujours mis l'accent sur l'effort et les habitudes de travail, pas sur le talent. Comme ça, j'ai pu acquérir de bonnes habitudes qui vont m'être utiles tout au long de ma vie.»
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