Haltérophilie - Christine Girard y est presque arrivée
Photo : Agence France-Presse
Christine Girard a réussi à soulever 228 kg.
Pékin — L'haltérophile Christine Girard a cru jusqu'au dernier instant de sa compétition qu'elle pourrait offrir une première médaille au Canada aux Jeux olympiques de Pékin, hier.
Assise dans la salle d'échauffement devant un écran de télévision avec son entraîneur Yovan Fillion à ses côtés, Girard a assisté impuissante à la réussite de la Nord-Coréenne Hyon Suk Pak à sa toute dernière tentative à l'épaulé-jeté avec une charge de 135 kg. Pak, qui avait échoué à ses deux premières tentatives, a ainsi raflé la médaille d'or chez les 63 kg et Girard, de Rouyn-Noranda, a été écartée du podium.
«Je suis passée pas mal proche d'un podium aujourd'hui, a reconnu Girard, souriante et calme devant les journalistes. J'aurais bien aimé ça, aussi bien pour moi, que pour l'Abitibi que j'aime tant et pour mon pays. Je pense qu'il va falloir attendre encore quatre ans.»
Girard et son entourage ont commencé à croire au podium quand la Russe Svetlana Tsarukaeva, l'une des favorites, n'a pas été capable d'inscrire un seul essai à 107 kg à l'arraché.
«Nous avons suivi notre plan de match à l'arraché, a relaté Fillion. Quand nous avons vu la Russe faire zéro, on a commencé à y croire vraiment.»
D'autant plus que la Kazakh Maya Maneza, une autre favorite, avait été contrainte au forfait en raison d'une blessure au coude.
Après avoir réussi 102 kg à l'arraché — ce qui égale sa meilleure performance —, Girard abordait l'épaulé-jeté en confiance.
«Notre premier essai à l'épaulé-jeté était déterminé (126 kg) et, par la suite, on y allait pour la médaille», a poursuivi Fillion.
Fière de sa performance
Girard a raté ses deux essais à 130 kg pour finalement terminer l'épreuve au 4e rang avec un total de 228 kg — sa meilleure performance personnelle est de 231 kg.
Elle égale la quatrième place obtenu par Maryse Turcotte aux Jeux de Sydney en 2000, ce qui demeure le meilleur résultat obtenu par une haltérophile canadienne.
Pak, qui a totalisé 241 kg, a devancé la Kazakh Irinia Nekrassova (240 kg) et la Taïwanaise Ying-Chi Lu (231 kg).
On serait porté à croire que Girard espérait de tout coeur voir la Nord-Coréenne échouer à sa dernière tentative. Mais c'est mal connaître l'athlète de 23 ans.
«Je me disais, moi j'ai fait ma job, a-t-elle répliqué. Je considère avoir donné tout ce que je pouvais donner. J'attendais de voir qui était la meilleure. C'était ça la véritable question. C'est sûr que si elle le manquait, j'obtenais une médaille. Mais je ne lui souhaitais pas nécessairement qu'elle manque.
«Le plus important, c'est que je suis fière de ce que j'ai fait. On verra dans quatre ans et, peut-être, je serai sur le podium.»
À sa première tentative à 130 kg, Girard a commis une petite erreur technique qui l'a même empêchée de faire l'épaulé.
«J'ai été déséquilibrée vers l'avant. Je suis partie sur la pointe du pied. Et une différente même d'un centimètre à ces charges là, c'est suffisant pour rater.» Son entraîneur était très fier de sa protégée, lui qui la voyait sur le podium.
«Ça fait un an que je dis que Christine représente un espoir de médaille, a poursuivi Fillion. En raison de sa progression des dernières années et aussi de l'agressivité renouvelée des tests antidopage, ça nous permettait d'y croire encore plus.»
Girard, très attaché à ses racines abitibiennes, se promettait d'appeler ses parents dans la journée, eux qui ont suivi la compétition en direct à la télévision.
«Ils avaient organisé un gros party pour suivre la compétition. Ils doivent encore être sur la vague d'émotions.»
Assise dans la salle d'échauffement devant un écran de télévision avec son entraîneur Yovan Fillion à ses côtés, Girard a assisté impuissante à la réussite de la Nord-Coréenne Hyon Suk Pak à sa toute dernière tentative à l'épaulé-jeté avec une charge de 135 kg. Pak, qui avait échoué à ses deux premières tentatives, a ainsi raflé la médaille d'or chez les 63 kg et Girard, de Rouyn-Noranda, a été écartée du podium.
«Je suis passée pas mal proche d'un podium aujourd'hui, a reconnu Girard, souriante et calme devant les journalistes. J'aurais bien aimé ça, aussi bien pour moi, que pour l'Abitibi que j'aime tant et pour mon pays. Je pense qu'il va falloir attendre encore quatre ans.»
Girard et son entourage ont commencé à croire au podium quand la Russe Svetlana Tsarukaeva, l'une des favorites, n'a pas été capable d'inscrire un seul essai à 107 kg à l'arraché.
«Nous avons suivi notre plan de match à l'arraché, a relaté Fillion. Quand nous avons vu la Russe faire zéro, on a commencé à y croire vraiment.»
D'autant plus que la Kazakh Maya Maneza, une autre favorite, avait été contrainte au forfait en raison d'une blessure au coude.
Après avoir réussi 102 kg à l'arraché — ce qui égale sa meilleure performance —, Girard abordait l'épaulé-jeté en confiance.
«Notre premier essai à l'épaulé-jeté était déterminé (126 kg) et, par la suite, on y allait pour la médaille», a poursuivi Fillion.
Fière de sa performance
Girard a raté ses deux essais à 130 kg pour finalement terminer l'épreuve au 4e rang avec un total de 228 kg — sa meilleure performance personnelle est de 231 kg.
Elle égale la quatrième place obtenu par Maryse Turcotte aux Jeux de Sydney en 2000, ce qui demeure le meilleur résultat obtenu par une haltérophile canadienne.
Pak, qui a totalisé 241 kg, a devancé la Kazakh Irinia Nekrassova (240 kg) et la Taïwanaise Ying-Chi Lu (231 kg).
On serait porté à croire que Girard espérait de tout coeur voir la Nord-Coréenne échouer à sa dernière tentative. Mais c'est mal connaître l'athlète de 23 ans.
«Je me disais, moi j'ai fait ma job, a-t-elle répliqué. Je considère avoir donné tout ce que je pouvais donner. J'attendais de voir qui était la meilleure. C'était ça la véritable question. C'est sûr que si elle le manquait, j'obtenais une médaille. Mais je ne lui souhaitais pas nécessairement qu'elle manque.
«Le plus important, c'est que je suis fière de ce que j'ai fait. On verra dans quatre ans et, peut-être, je serai sur le podium.»
À sa première tentative à 130 kg, Girard a commis une petite erreur technique qui l'a même empêchée de faire l'épaulé.
«J'ai été déséquilibrée vers l'avant. Je suis partie sur la pointe du pied. Et une différente même d'un centimètre à ces charges là, c'est suffisant pour rater.» Son entraîneur était très fier de sa protégée, lui qui la voyait sur le podium.
«Ça fait un an que je dis que Christine représente un espoir de médaille, a poursuivi Fillion. En raison de sa progression des dernières années et aussi de l'agressivité renouvelée des tests antidopage, ça nous permettait d'y croire encore plus.»
Girard, très attaché à ses racines abitibiennes, se promettait d'appeler ses parents dans la journée, eux qui ont suivi la compétition en direct à la télévision.
«Ils avaient organisé un gros party pour suivre la compétition. Ils doivent encore être sur la vague d'émotions.»
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