Judo - Les Jeux sont terminés pour Mehmedovic
Photo : Agence France-Presse
Le judoka montréalais Sasha Mehmedovic tente de maîtriser son adversaire lors de son deuxième combat de la compétition.
Pekin — Le judoka canadien Sasha Mehmedovic a vu son tournoi olympique prendre fin par une défaite crève-coeur, hier, à son deuxième combat du repêchage chez les 66 kilos ou moins. Le Serbe d'origine, Montréalais d'adoption, a perdu l'avance d'un point qu'il détenait à la toute fin du duel l'opposant au Russe Alim Gadanov, avant de s'incliner au tout début de la prolongation.
«Ça fait très mal, a admis Mehmedovic, qui a éclaté en sanglots à sa sortie du tatami. En m'amenant ici, j'avais comme objectif de finir parmi les cinq premiers. J'étais très confiant, gonflé à bloc, et en meilleure forme que jamais.»
Une erreur bête, commise à sept secondes de la conclusion de son quatrième match, a freiné ses aspirations. Il a écopé une pénalité pour «fausse attaque», l'arbitre ayant jugé qu'il a fait une esquive dans l'espoir d'écouler le temps.
«J'agirais différemment si c'était à refaire, a-t-il avoué. Le match n'aurait jamais dû aller en prolongation. Au lieu de me précipiter vers lui, j'aurais dû me montrer plus rusé et rester à distance. Il aurait fallu que je laisse le temps s'écouler d'une façon plus subtile.»
L'entraîneur de Mehmedovic, Nicolas Gill, a souligné que le Russe, même s'il accusait un retard au score, a eu l'initiative du combat pendant sa majeure partie.
«C'est comme au hockey, a imagé Gill. Tu mènes 1-0, mais tu passes tout le match dans ta zone. Ça chauffe davantage quand l'équipe adverse enlève son gardien. C'est ce qui est arrivé. Sasha n'a jamais su bien placer ses mains pendant le combat. Il possède l'agilité et le sens du judo pour souvent se tirer d'affaire. Mais il a un peu trop joué avec le feu.»
Comme son coéquipier Frazer Will la veille chez les super-légers, Mehmedovic a conclu son tournoi avec une fiche de deux victoires et autant de défaites. Il avait commencé la journée en battant l'Équatorien Roberto Ibanez, avant de subir la défaite contre le Français Benjamin Darbelet, dans un affrontement fort serré. Au premier tour du repêchage, il a vaincu facilement le Marocain Rachid Rguig.
«Je suis déçu de la conclusion, mais c'est tout de même une bonne journée. J'ai perdu deux combats serrés contre de bons athlètes», a-t-il affirmé.
«C'est le métier qui rentre, a repris Gill. Sasha était nerveux en début de journée. Il voulait en faire un peu trop. Il n'a pas connu son meilleur tournoi, et il termine neuvième aux Jeux olympiques. Avec un peu de chance, il aurait pu continuer. Ça augure bien pour la suite de sa carrière.»
«Il est jeune. Il a terminé septième aux derniers Championnats du monde et neuvième ici. Il amorce les plus belles années de sa carrière. Parfois, on doit passer proche pour se convaincre qu'on peut réussir, et puis on débloque. On espère que ce sera son cas.»
À Pékin, Mehmedovic a reçu le soutien de sa famille (ses parents, son frère, sa conjointe et ses beaux-parents).
«Vous n'avez pas idée combien tous ces encouragements me font chaud au coeur», a conclu le jeune homme quand on l'a interrogé sur le sujet, avant de fondre en larmes.
«Ce sont quatre années sur le tatami que je viens de voir s'envoler en fumée. Je ne sais pas si je vais ravoir la chance de participer aux Jeux olympiques. On verra. En attendant, ça fait mal.»
Aujourd'hui, ce sera au tour de Nicolas Tritton, un autre judoka du club Shidokan de Montréal, de tenter sa chance dans la catégorie des 73 kilos ou moins.
«Ça fait très mal, a admis Mehmedovic, qui a éclaté en sanglots à sa sortie du tatami. En m'amenant ici, j'avais comme objectif de finir parmi les cinq premiers. J'étais très confiant, gonflé à bloc, et en meilleure forme que jamais.»
Une erreur bête, commise à sept secondes de la conclusion de son quatrième match, a freiné ses aspirations. Il a écopé une pénalité pour «fausse attaque», l'arbitre ayant jugé qu'il a fait une esquive dans l'espoir d'écouler le temps.
«J'agirais différemment si c'était à refaire, a-t-il avoué. Le match n'aurait jamais dû aller en prolongation. Au lieu de me précipiter vers lui, j'aurais dû me montrer plus rusé et rester à distance. Il aurait fallu que je laisse le temps s'écouler d'une façon plus subtile.»
L'entraîneur de Mehmedovic, Nicolas Gill, a souligné que le Russe, même s'il accusait un retard au score, a eu l'initiative du combat pendant sa majeure partie.
«C'est comme au hockey, a imagé Gill. Tu mènes 1-0, mais tu passes tout le match dans ta zone. Ça chauffe davantage quand l'équipe adverse enlève son gardien. C'est ce qui est arrivé. Sasha n'a jamais su bien placer ses mains pendant le combat. Il possède l'agilité et le sens du judo pour souvent se tirer d'affaire. Mais il a un peu trop joué avec le feu.»
Comme son coéquipier Frazer Will la veille chez les super-légers, Mehmedovic a conclu son tournoi avec une fiche de deux victoires et autant de défaites. Il avait commencé la journée en battant l'Équatorien Roberto Ibanez, avant de subir la défaite contre le Français Benjamin Darbelet, dans un affrontement fort serré. Au premier tour du repêchage, il a vaincu facilement le Marocain Rachid Rguig.
«Je suis déçu de la conclusion, mais c'est tout de même une bonne journée. J'ai perdu deux combats serrés contre de bons athlètes», a-t-il affirmé.
«C'est le métier qui rentre, a repris Gill. Sasha était nerveux en début de journée. Il voulait en faire un peu trop. Il n'a pas connu son meilleur tournoi, et il termine neuvième aux Jeux olympiques. Avec un peu de chance, il aurait pu continuer. Ça augure bien pour la suite de sa carrière.»
«Il est jeune. Il a terminé septième aux derniers Championnats du monde et neuvième ici. Il amorce les plus belles années de sa carrière. Parfois, on doit passer proche pour se convaincre qu'on peut réussir, et puis on débloque. On espère que ce sera son cas.»
À Pékin, Mehmedovic a reçu le soutien de sa famille (ses parents, son frère, sa conjointe et ses beaux-parents).
«Vous n'avez pas idée combien tous ces encouragements me font chaud au coeur», a conclu le jeune homme quand on l'a interrogé sur le sujet, avant de fondre en larmes.
«Ce sont quatre années sur le tatami que je viens de voir s'envoler en fumée. Je ne sais pas si je vais ravoir la chance de participer aux Jeux olympiques. On verra. En attendant, ça fait mal.»
Aujourd'hui, ce sera au tour de Nicolas Tritton, un autre judoka du club Shidokan de Montréal, de tenter sa chance dans la catégorie des 73 kilos ou moins.
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