jeudi 24 mai 2012 Dernière mise à jour 17h17
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

En attendant les jeux olympiques - La censure d'Internet soulève de vives réactions

1 août 2008  Actualités sportives
À une semaine du début des Jeux, les autorités chinoises intensifient les mesures de sécurité.
Photo : Agence Reuters
À une semaine du début des Jeux, les autorités chinoises intensifient les mesures de sécurité.
Paris — La décision des autorités chinoises de censurer l'internet, utilisé pendant les Jeux olympiques par les journalistes étrangers à Pékin, a continué de susciter hier de vives réactions dans le monde des médias.

À commencer par le président de l'association des journalistes de Hong Kong, Jackie Sam selon lequel «la Chine doit se conformer à sa promesse de permettre une libre circulation de l'information. Le monde entier observe la performance de la Chine, pas seulement aux Jeux olympiques, mais dans ses relations avec le reste du monde».

«C'est inacceptable», a réagi pour sa part le porte-parole de la Fédération des journalistes allemands (DJV), Hendrik Zörner. «Cela montre que les Chinois ne sont pas prêts à tenir parole» et qu'ils sont loin «de garantir la liberté de la presse», a-t-il souligné. «Nous espérons que la pression internationale les fera changer d'avis».

Appel au CIO

La radio-télévision allemande internationale Deutsche Welle, qui fait partie des sites censurés, s'en est remise au Comité international olympique. «Cela n'est pas de notre ressort, c'est au CIO de réagir», a dit un porte-parole, tout en soulignant que «pour ceux qui savent chercher il y a toujours un moyen d'accèder» aux sites censurés.

Pour le directeur du quotidien français Le Monde, Eric Fottorino, «c'est une décision regrettable. [...] On peut plus être aujourd'hui pour ou contre Internet. Internet, c'est un véhicule majeur de l'information. On ne peut pas élever une muraille de Chine contre Internet».

Daniel Bilalian, le patron des sports de France Télévisions qui retransmet les JO a jugé qu'il s'agissait «d'une maladresse de la part de Pékin».

«Tous ceux qui avaient pensé que les choses allaient se dérouler à Pékin de la même manière que dans une démocratie occidentale, comme à Athènes par exemple, se trompaient. Jamais je n'ai eu cette analyse. Mais cela ne veut pas dire que la Chine ne fait pas de progrès», a-t-il dit.

«La seule chose» qui ferait renoncer France Télévisions aux JO serait que les images ne soient pas diffusées en direct. «S'il y avait un incident sur le direct, il a toujours été dit que nous rentrerions», a-t-il insisté.

Pressions sur les autorités

Plus globalement, l'Association mondiale des journaux (AMJ), qui représente 18 000 journaux de 102 pays, a invité tous les participants étrangers aux JO (athlètes, sponsors, partenaires médias et autres) à «exercer des pressions sur les autorités chinoises pour qu'elles mettent fins à leurs atteintes flagrantes et persistantes aux droits de l'homme» et qu'elles libèrent tous les journalistes emprisonnés.

Pour sa part, la FIJ, qui affirme représenter 600 000 journalistes dans plus de 120 pays, a demandé à la Chine de garantir un libre accès des journalistes à Internet.

À Genève, l'organisation de défense des journalistes Presse Emblème Campagne (PEC) regroupant 35 associations et syndicats d'une centaine de pays a rappelé «les autorités chinoises à leurs obligations pour un accès libre et sans entraves des journalistes à tout le territoire chinois».

Enfin à Paris, Reporters sans frontières (RSF) a appelé à manifester le 8 août, jour de la cérémonie d'ouverture des JO, devant les ambassades de Chine à Londres, Madrid, Berlin, Paris, Washington, Bruxelles, Montréal, Rome, Stockholm, ainsi que devant le musée olympique à Lausanne.

Côté dirigeants, l'ancien président tchèque Vaclav Havel et seize autres personnalités comme l'évêque sud-africain Desmond Tutu, le militant chinois pour la démocratie Wei Jingsheng et le philosophe français André Glucksmann, ont invité le CIO à assurer la liberté d'information pendant les jeux.

La Maison-Blanche de son côté a affirmé que la Chine n'avait rien à craindre d'un accès plus grand donné à la presse et à internet.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012