Plan de match: être agressive
La Lavalloise de 21 ans accède au troisième tour
Photo : Jacques Nadeau
«Je suis toujours restée positive. Je savais que j’étais capable de gagner ce match-là, même avec un déficit de 4-5», a dit Stéphanie Dubois à l’issue de la rencontre.
Stéphanie Dubois a été récompensée pour sa pugnacité hier à la coupe Rogers, en surmontant un déficit de 4-5 dans le troisième et décisif set face à la Russe Maria Kirilenko pour finalement l'emporter et accéder à la troisième ronde du tournoi pour la deuxième fois consécutive à Montréal.
La Lavalloise de 21 ans a poursuivi sur sa lancée en éliminant Kirilenko, 13e tête de série, en trois sets enlevants de 6-2, 2-6, 7-6 (4) au Stade Uniprix. «Je suis vraiment contente d'être restée combative jusqu'à la fin. J'étais agressive et je suis vraiment contente d'avoir fini en beauté», a lancé Dubois à chaud sur le terrain central, devant une foule en liesse, évidemment.
Avec cette performance, Dubois se rapproche d'un autre grand rendez-vous, sans doute le plus grand et le plus difficile de sa jeune carrière.
Elle affronte cet après-midi Jelena Jankovic (2e au monde) qui a servi une sévère correction à la Blainvilloise Aleksandra Wozniak (41e) en deux sets expéditifs (6-0, 6-4).
Lors de l'édition 2006 de la coupe Rogers, Stéphanie Dubois avait également accédé aux huitièmes de finales, en raison de l'abandon de la Belge Kim Clijsters. Cette fois, elle accède au troisième tour dans l'honneur et l'enthousiasme.
Des raquettes de prestige
Stéphanie Dubois, qui occupe le 122e rang mondial au classement de la WTA, vient de se farcir la 20e meilleure raquette de la planète en venant à bout de Kirilenko. Lundi dernier, elle a causé une autre surprise en prenant rapidement les devants 6-1 contre Olga Govortsova, 48e au monde. La Bulgare a abandonné en raison d'une blessure alors qu'elle tirait de l'arrière 4-2 au deuxième set.
Mais hier, c'était une autre affaire. Kirilenko n'allait pas lâcher le morceau aussi facilement. Même qu'on attendait plutôt le contraire, soit une sortie honorable de Dubois face à Kirilenko, une athlète de 21 ans qui a battu trois joueuses du top 10 mondial dans les trois dernières années.
«Ça a été une grosse bataille aujourd'hui. C'est une top 20 mondiale, et elle a bien joué», a concédé Dubois.
Gagnante des tournois d'Estoril et de Barcelone cette année, Kirilenko semblait nettement plus à l'aise que Dubois pour monter au filet et saisir des coups à la volée. Sa puissance de frappe a également donné du fil à retordre à Dubois qui, par moments, retournait mollement les boulets verts expédiés par la Russe. «C'est une très bonne joueuse, elle a gagné deux tournois de la WTA cette année. C'est sûr qu'elle a joué un bon match, elle avait de très bons coups. Ce n'est pas pour rien qu'elle est classée aussi haute en ce moment», a reconnu Dubois.
Après un passage à vide au deuxième set, au cours duquel elle semblait condamnée à suivre tant bien que mal le rythme imposé par Kirilenko, Dubois s'est reprise en main au troisième set, en comblant un déficit de 2-1 pour prendre les devants 3-2. Pour elle, il n'était pas question de concéder la victoire.
Acculée au pied du mur alors qu'elle tirait de l'arrière 4-5, Dubois n'a rien perdu de sa confiance. Même dans les moments critiques, elle était persuadée qu'elle pouvait l'emporter. «Je me suis dit, je ne laisserai aucune pensée négative me déconcentrer, je suis toujours restée positive. Je savais que j'étais capable de gagner ce match-là, même avec un déficit de 4-5», a-t-elle dit.
Lorsque Dubois a réussi à remonter à 5-5, Kirilenko a perdu son sang-froid. Elle a commis plusieurs fautes non provoquées dans les moments cruciaux du match alors que la victoire était à sa portée.
Pour la suite du tournoi, la jeune Dubois entend jouer avec la même fougue. «Mon plan de match, c'est d'être agressive et de continuer à frapper.»
Incertitude sur Sharapova
Les principales têtes de série ont connu un début de parcours laborieux hier après être demeurées inactives depuis le début de la semaine, puisqu'elles ont bénéficié d'un laisser-passer au premier tour.
Maria Sharapova, deuxième au monde, a réussi à surmonter une blessure à l'épaule et venir à bout de la tenace Polonaise Marta Domachowska en trois sets de 7-5, 5-7 et 6-2. Elle évalue à «50-50» ses chances de poursuivre le tournoi. «Ce sera une longue nuit», a-t-elle commenté sur le court.
Après avoir remporté facilement la première manche, Sharapova a laissé filé la deuxième, alors que ses ennuis à l'épaule droite ont commencé. Au troisième set, ce fut autour de Domachowska de se blesser, mais à la jambe droite. La Polonaise n'était plus que l'ombre d'elle même vers la fin.
La numéro un mondiale, Ana Ivanovic, a effectué de son côté une entrée en scène sans lustre. À son premier match du tournoi, la Serbe l'a emporté 6-3, 4-6 et 6-3 contre la Tchèque Petra Kvitova, mais sa performance somme toute normale a laissé planer quelques doutes sur son degré de préparation. Ivanovic, dont c'est le premier tournoi depuis sa déconfiture à Wimbledon au début du mois (défaite au 3e tour), a reconnu elle-même qu'elle avait déjà «mieux joué».
«Elle [Kvitova] avait déjà joué un match alors que pour moi, c'était le premier match depuis Wimbledon. Alors au début, j'ai éprouvé des difficultés évidentes à trouver mon rythme», a dit Ivanovic. Une blessure au pouce droit, survenue il y a une dizaine de jours, l'a par ailleurs empêchée de s'entraîner à sa guise en vue du tournoi montréalais, a expliqué Ivanovic.
Six autres têtes de série, la Suisse Patty Schnyder, les Russes Anna Chakvetadze, Dinara Safina et Nadia Petrova et la Bulgare Victoria Azarenka ont accédé aux huitièmes de finale. La sixième, Marion Bartoli, a obtenu un laissez-passer après que son adversaire, la Russe Alisa Kleybanova, eut déclaré forfait en raison d'une blessure.
La 15e tête de série, Flavia Pennetta, a été bousculée par la très jeune Michelle Larcher de Brito, 169e au classement de la WTC. La Portugaise de 15 ans l'a emporté 6-3, 0-6, 6-3 contre l'Italienne, pourtant classée 18e au monde.
L'Autrichienne Tamira Paszek et la Japonaise Ai Sugiyama ont aussi gagné leurs matches respectifs.
La Lavalloise de 21 ans a poursuivi sur sa lancée en éliminant Kirilenko, 13e tête de série, en trois sets enlevants de 6-2, 2-6, 7-6 (4) au Stade Uniprix. «Je suis vraiment contente d'être restée combative jusqu'à la fin. J'étais agressive et je suis vraiment contente d'avoir fini en beauté», a lancé Dubois à chaud sur le terrain central, devant une foule en liesse, évidemment.
Avec cette performance, Dubois se rapproche d'un autre grand rendez-vous, sans doute le plus grand et le plus difficile de sa jeune carrière.
Elle affronte cet après-midi Jelena Jankovic (2e au monde) qui a servi une sévère correction à la Blainvilloise Aleksandra Wozniak (41e) en deux sets expéditifs (6-0, 6-4).
Lors de l'édition 2006 de la coupe Rogers, Stéphanie Dubois avait également accédé aux huitièmes de finales, en raison de l'abandon de la Belge Kim Clijsters. Cette fois, elle accède au troisième tour dans l'honneur et l'enthousiasme.
Des raquettes de prestige
Stéphanie Dubois, qui occupe le 122e rang mondial au classement de la WTA, vient de se farcir la 20e meilleure raquette de la planète en venant à bout de Kirilenko. Lundi dernier, elle a causé une autre surprise en prenant rapidement les devants 6-1 contre Olga Govortsova, 48e au monde. La Bulgare a abandonné en raison d'une blessure alors qu'elle tirait de l'arrière 4-2 au deuxième set.
Mais hier, c'était une autre affaire. Kirilenko n'allait pas lâcher le morceau aussi facilement. Même qu'on attendait plutôt le contraire, soit une sortie honorable de Dubois face à Kirilenko, une athlète de 21 ans qui a battu trois joueuses du top 10 mondial dans les trois dernières années.
«Ça a été une grosse bataille aujourd'hui. C'est une top 20 mondiale, et elle a bien joué», a concédé Dubois.
Gagnante des tournois d'Estoril et de Barcelone cette année, Kirilenko semblait nettement plus à l'aise que Dubois pour monter au filet et saisir des coups à la volée. Sa puissance de frappe a également donné du fil à retordre à Dubois qui, par moments, retournait mollement les boulets verts expédiés par la Russe. «C'est une très bonne joueuse, elle a gagné deux tournois de la WTA cette année. C'est sûr qu'elle a joué un bon match, elle avait de très bons coups. Ce n'est pas pour rien qu'elle est classée aussi haute en ce moment», a reconnu Dubois.
Après un passage à vide au deuxième set, au cours duquel elle semblait condamnée à suivre tant bien que mal le rythme imposé par Kirilenko, Dubois s'est reprise en main au troisième set, en comblant un déficit de 2-1 pour prendre les devants 3-2. Pour elle, il n'était pas question de concéder la victoire.
Acculée au pied du mur alors qu'elle tirait de l'arrière 4-5, Dubois n'a rien perdu de sa confiance. Même dans les moments critiques, elle était persuadée qu'elle pouvait l'emporter. «Je me suis dit, je ne laisserai aucune pensée négative me déconcentrer, je suis toujours restée positive. Je savais que j'étais capable de gagner ce match-là, même avec un déficit de 4-5», a-t-elle dit.
Lorsque Dubois a réussi à remonter à 5-5, Kirilenko a perdu son sang-froid. Elle a commis plusieurs fautes non provoquées dans les moments cruciaux du match alors que la victoire était à sa portée.
Pour la suite du tournoi, la jeune Dubois entend jouer avec la même fougue. «Mon plan de match, c'est d'être agressive et de continuer à frapper.»
Incertitude sur Sharapova
Les principales têtes de série ont connu un début de parcours laborieux hier après être demeurées inactives depuis le début de la semaine, puisqu'elles ont bénéficié d'un laisser-passer au premier tour.
Maria Sharapova, deuxième au monde, a réussi à surmonter une blessure à l'épaule et venir à bout de la tenace Polonaise Marta Domachowska en trois sets de 7-5, 5-7 et 6-2. Elle évalue à «50-50» ses chances de poursuivre le tournoi. «Ce sera une longue nuit», a-t-elle commenté sur le court.
Après avoir remporté facilement la première manche, Sharapova a laissé filé la deuxième, alors que ses ennuis à l'épaule droite ont commencé. Au troisième set, ce fut autour de Domachowska de se blesser, mais à la jambe droite. La Polonaise n'était plus que l'ombre d'elle même vers la fin.
La numéro un mondiale, Ana Ivanovic, a effectué de son côté une entrée en scène sans lustre. À son premier match du tournoi, la Serbe l'a emporté 6-3, 4-6 et 6-3 contre la Tchèque Petra Kvitova, mais sa performance somme toute normale a laissé planer quelques doutes sur son degré de préparation. Ivanovic, dont c'est le premier tournoi depuis sa déconfiture à Wimbledon au début du mois (défaite au 3e tour), a reconnu elle-même qu'elle avait déjà «mieux joué».
«Elle [Kvitova] avait déjà joué un match alors que pour moi, c'était le premier match depuis Wimbledon. Alors au début, j'ai éprouvé des difficultés évidentes à trouver mon rythme», a dit Ivanovic. Une blessure au pouce droit, survenue il y a une dizaine de jours, l'a par ailleurs empêchée de s'entraîner à sa guise en vue du tournoi montréalais, a expliqué Ivanovic.
Six autres têtes de série, la Suisse Patty Schnyder, les Russes Anna Chakvetadze, Dinara Safina et Nadia Petrova et la Bulgare Victoria Azarenka ont accédé aux huitièmes de finale. La sixième, Marion Bartoli, a obtenu un laissez-passer après que son adversaire, la Russe Alisa Kleybanova, eut déclaré forfait en raison d'une blessure.
La 15e tête de série, Flavia Pennetta, a été bousculée par la très jeune Michelle Larcher de Brito, 169e au classement de la WTC. La Portugaise de 15 ans l'a emporté 6-3, 0-6, 6-3 contre l'Italienne, pourtant classée 18e au monde.
L'Autrichienne Tamira Paszek et la Japonaise Ai Sugiyama ont aussi gagné leurs matches respectifs.
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