15e étape du Tour de France - Schleck au sommet, Pereiro au tapis
L'Espagnol Oscar Pereiro doit abandonner après une chute spectaculaire
Photo : Agence Reuters
Le Luxembourgeois Frank Schleck
Prato Nevoso, Italie — La seconde d'avance de Cadel Evans n'a pas résisté à la première étape alpestre du Tour de France : le Luxembourgeois Frank Schleck s'est emparé hier du maillot jaune à l'issue d'une 15e étape où le favori du Tour a flanché, tandis que l'Espagnol Oscar Pereiro était victime d'une terrible chute.
Les 183 kilomètres entre Embrun et Prato Nevoso, avec une montée finale qui a permis à Simon Gerrans, échappé de la première heure, de signer un beau succès d'étape, ont fait beaucoup plus de dégâts que prévu.
Attaqué de toute part dans le final, Evans a craqué sous les assauts des équipiers de Franck Schleck au sein de la formation CSC et l'Australien n'est plus que troisième au classement général, à la veille d'une journée de repos à Cuneo.
Le dauphin d'Alberto Contador l'an dernier est désormais à huit secondes de l'aîné des Schleck au général et à une du grimpeur autrichien Bernhard Kohl, nouveau maillot à pois de l'épreuve.
«L'équipe a travaillé très dur, Andy (son frère), Carlos (Sastre). Je remercie tout le monde», a lâché Frank Schleck, épuisé, sous la pluie de l'arrivée à Prato Nevoso.
La défaillance d'Evans sur un hors-d'oeuvre alpestre peu copieux est la leçon du jour, mais elle fut éclipsée par le drame vécu par Oscar Pereiro, le seul ancien vainqueur au départ de cette 95e édition.
Accident spectaculaire
Vainqueur du Tour 2006 après la disqualification pour dopage de l'Américain Floyd Landis, Oscar Pereiro était l'une des meilleures cartes de l'équipe Caisse d'Epargne après la défaillance dans les Pyrénées de son leader, Alejandro Valverde.
Les rêves de l'Espagnol ont basculé dans le cauchemar dans la descente du Col d'Agnel où sa roue heurtait le muret de protection, le précipitant sur la chaussée, cinq mètres en contrebas.
Le peloton passait, tétanisé, devant le corps inerte et ralentissait alors l'allure, offrant de ce fait l'étape à l'un des quatre fuyards du kilomètre 12, dont le futur vainqueur, Simon Gerrans.
L'avance du quatuor de tête, d'environ 11 minutes au sommet du col, atteignait alors les 17 minutes.
Pendant que Gerrans, l'Espagnol Egoi Martinez et l'Américain Danny Pate filaient se disputer l'étape dans cet ordre, Pereiro était évacué vers l'hôpital de Cuneo avec une fracture et une luxation de l'épaule.
Une autre chute survenait à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, dans les faubourgs de Cuneo, où une dizaine de coureurs glissaient sur une plaque de gazole.
Parmi eux Damiano Cunego, l'ancien vainqueur du Giro, qui devait sombrer plus tard dans la dernière ascension, mais aussi le troisième du général, l'Américain Christian Vande Velde.
L'ultime ascension vers Prato Nevoso confirmait le scénario attendu : un énorme travail de l'équipe CSC et notamment d'Andy Scleck qui, lâché dans les Pyrénées, se sacrifiait sans compter pour son frère.
Tour à tour, Denis Menchov, Carlos Sastre plantaient leurs banderilles et Evans chancelait, laissant partir d'autres rivaux, comme Bernhard Kohl, Alejandro Valverde et, bien sûr, Frank Schleck.
Pendant qu'un Australien accusait le coup, un autre était aux anges. Vainqueur inattendu, Simon Gerrans, déjà premier d'une étape de montagne au Critérium International, jubilait.
Le Britannique Mark Cavendish, vainqueur de quatre étapes et sprinter roi de ce mois de juillet, n'a pas pris le départ d'Embrun, préférant se consacrer d'ores et déjà à ses objectifs olympiques.
Les 183 kilomètres entre Embrun et Prato Nevoso, avec une montée finale qui a permis à Simon Gerrans, échappé de la première heure, de signer un beau succès d'étape, ont fait beaucoup plus de dégâts que prévu.
Attaqué de toute part dans le final, Evans a craqué sous les assauts des équipiers de Franck Schleck au sein de la formation CSC et l'Australien n'est plus que troisième au classement général, à la veille d'une journée de repos à Cuneo.
Le dauphin d'Alberto Contador l'an dernier est désormais à huit secondes de l'aîné des Schleck au général et à une du grimpeur autrichien Bernhard Kohl, nouveau maillot à pois de l'épreuve.
«L'équipe a travaillé très dur, Andy (son frère), Carlos (Sastre). Je remercie tout le monde», a lâché Frank Schleck, épuisé, sous la pluie de l'arrivée à Prato Nevoso.
La défaillance d'Evans sur un hors-d'oeuvre alpestre peu copieux est la leçon du jour, mais elle fut éclipsée par le drame vécu par Oscar Pereiro, le seul ancien vainqueur au départ de cette 95e édition.
Accident spectaculaire
Vainqueur du Tour 2006 après la disqualification pour dopage de l'Américain Floyd Landis, Oscar Pereiro était l'une des meilleures cartes de l'équipe Caisse d'Epargne après la défaillance dans les Pyrénées de son leader, Alejandro Valverde.
Les rêves de l'Espagnol ont basculé dans le cauchemar dans la descente du Col d'Agnel où sa roue heurtait le muret de protection, le précipitant sur la chaussée, cinq mètres en contrebas.
Le peloton passait, tétanisé, devant le corps inerte et ralentissait alors l'allure, offrant de ce fait l'étape à l'un des quatre fuyards du kilomètre 12, dont le futur vainqueur, Simon Gerrans.
L'avance du quatuor de tête, d'environ 11 minutes au sommet du col, atteignait alors les 17 minutes.
Pendant que Gerrans, l'Espagnol Egoi Martinez et l'Américain Danny Pate filaient se disputer l'étape dans cet ordre, Pereiro était évacué vers l'hôpital de Cuneo avec une fracture et une luxation de l'épaule.
Une autre chute survenait à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, dans les faubourgs de Cuneo, où une dizaine de coureurs glissaient sur une plaque de gazole.
Parmi eux Damiano Cunego, l'ancien vainqueur du Giro, qui devait sombrer plus tard dans la dernière ascension, mais aussi le troisième du général, l'Américain Christian Vande Velde.
L'ultime ascension vers Prato Nevoso confirmait le scénario attendu : un énorme travail de l'équipe CSC et notamment d'Andy Scleck qui, lâché dans les Pyrénées, se sacrifiait sans compter pour son frère.
Tour à tour, Denis Menchov, Carlos Sastre plantaient leurs banderilles et Evans chancelait, laissant partir d'autres rivaux, comme Bernhard Kohl, Alejandro Valverde et, bien sûr, Frank Schleck.
Pendant qu'un Australien accusait le coup, un autre était aux anges. Vainqueur inattendu, Simon Gerrans, déjà premier d'une étape de montagne au Critérium International, jubilait.
Le Britannique Mark Cavendish, vainqueur de quatre étapes et sprinter roi de ce mois de juillet, n'a pas pris le départ d'Embrun, préférant se consacrer d'ores et déjà à ses objectifs olympiques.
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