Tour de France - Arvesen récompense la CSC
Foix — Kurt-Asle Arvesen a récompensé hier son équipe CSC de tous les efforts consentis dans les Pyrénées en s'adjugeant la 11e étape du Tour de France entre Lannemezan et Foix.
Le champion de Norvège l'a emporté devant le Suisse Martin Elmiger et l'Italien Alessandro Ballan, deux compagnons d'une échappée lancée après 35 kilomètres dans cette étape ternie par l'annonce du contrôle positif de l'Espagnol Moises Duenas Nevado.
L'Australien Cadel Evans a conservé sans forcer sa petite seconde d'avance au classement général sur le Luxembourgeois Frank Schleck, équipier d'Arvesen au sein de la formation dirigée par le Danois Bjarne Riis.
«C'est une super victoire pour Kurt, qui avait fait un travail énorme pour l'équipe. Aujourd'hui, il gagne, c'est super pour nous», a déclaré le vainqueur du Tour 1996.
Arvesen avait en effet été l'un des meneurs de l'offensive de la CSC dans la 10e étape pyrénéenne jusqu'à Hautacam lundi.
À Foix, le trio de tête sur la ligne avait rejoint à quatre kilomètres de l'arrivée le Français Amaël Moinard, parti en solitaire dans la montée du col de Portel, classé en première catégorie.
Avec l'escalade de ce col sinueux et étroit, une première dans le Tour, le profil de cette étape encourageait les plus aventureux et ils étaient 14, bien vite réduits à 12, à se porter en tête au kilomètre 35.
Bien plus occupés à récupérer de leurs efforts des Pyrénées et à garder des forces en vue des Alpes, les grands noms du peloton accordaient leur permission et le groupe prenait rapidement une avance confortable, qui culminait à 16 minutes.
L'escapade de Moinard
Ce groupe comportait, outre Arvesen, Ballan, Elmiger et Moinard, les Russes Alexander Botcharov et Dmitry Fofonov, l'Allemand Fabian Wegmann, le Néerlandais Koos Moerenhout, les Italiens Filippo Pozzato et Marco Velo, ainsi que les Français Pierrick Fedrigo et Benoît Vaugrenard.
Au pied du Portel, que la meute atteignait avec 14 min 20 s de retard sur les fuyards, Amaël Moinard décidait de fausser compagnie à ses complices pour prendre la course à son compte.
Il creusait l'écart au gré des lacets étroits de cette difficile ascension dans la végétation luxuriante de l'Ariège, comptant jusqu'à deux minutes d'avance sur ses anciens compagnons.
Derrière, le vainqueur du Tour 2006, Oscar Pereiro, profitait de son statut d'outsider et de la défaillance lundi de son leader Alejandro Valverde pour se porter en contre, sans succès.
Au sein du peloton, la formation Barloworld, choquée le matin par l'annonce du contrôle positif subi par Duenas Nevado, arrêté depuis pour possession de produits dopants, accumulait les désillusions: l'Italien Paolo Longo Borghini chutait dans un fossé et abandonnait, victime d'une fracture de la clavicule. Dans le Portel, c'était au tour du Colombien Felix Cardenas de renoncer.
L'escapade de Moinard s'achevait dans l'ombre du château de Foix. «Je suis content d'avoir tout tenté. Je préfère finir 11e en ayant tout tenté que de faire 5e en roulant derrière et en jouant au chat et à la souris», commentait «l'intello» de la formation Cofidis.
Le peloton parcourra aujourd'hui 168,5 km entre Lavelanet et Narbonne.
Contrôle positif
Le Tour de France a donc été hier le théâtre d'une deuxième affaire de dopage depuis le départ de Brest avec l'arrestation de l'Espagnol Moises Duenas Nevado, accusé de dopage à l'EPO et de possession de produits interdits.
L'ancien vainqueur du Tour de l'Avenir, âgé de 27 ans, a été contrôlé positif au soir de la quatrième étape à Cholet par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Sa garde à vue à la gendarmerie de Tarbes a été prolongée jusqu'à ce matin. Il devrait ensuite être présenté à un juge d'instruction.
En conformité avec la législation antidopage, les services de gendarmerie compétents ont investi l'hôtel de la formation Barloworld du coureur espagnol et ont saisi des produits interdits dans sa chambre.
«Il apparaît que des médicaments interdits qui n'avaient absolument pas été prescrits ou fournis par le médecin de l'équipe ont été trouvés dans la chambre de Moises Duenas», a déclaré l'équipe Barlowrold dans un communiqué.
Le champion de Norvège l'a emporté devant le Suisse Martin Elmiger et l'Italien Alessandro Ballan, deux compagnons d'une échappée lancée après 35 kilomètres dans cette étape ternie par l'annonce du contrôle positif de l'Espagnol Moises Duenas Nevado.
L'Australien Cadel Evans a conservé sans forcer sa petite seconde d'avance au classement général sur le Luxembourgeois Frank Schleck, équipier d'Arvesen au sein de la formation dirigée par le Danois Bjarne Riis.
«C'est une super victoire pour Kurt, qui avait fait un travail énorme pour l'équipe. Aujourd'hui, il gagne, c'est super pour nous», a déclaré le vainqueur du Tour 1996.
Arvesen avait en effet été l'un des meneurs de l'offensive de la CSC dans la 10e étape pyrénéenne jusqu'à Hautacam lundi.
À Foix, le trio de tête sur la ligne avait rejoint à quatre kilomètres de l'arrivée le Français Amaël Moinard, parti en solitaire dans la montée du col de Portel, classé en première catégorie.
Avec l'escalade de ce col sinueux et étroit, une première dans le Tour, le profil de cette étape encourageait les plus aventureux et ils étaient 14, bien vite réduits à 12, à se porter en tête au kilomètre 35.
Bien plus occupés à récupérer de leurs efforts des Pyrénées et à garder des forces en vue des Alpes, les grands noms du peloton accordaient leur permission et le groupe prenait rapidement une avance confortable, qui culminait à 16 minutes.
L'escapade de Moinard
Ce groupe comportait, outre Arvesen, Ballan, Elmiger et Moinard, les Russes Alexander Botcharov et Dmitry Fofonov, l'Allemand Fabian Wegmann, le Néerlandais Koos Moerenhout, les Italiens Filippo Pozzato et Marco Velo, ainsi que les Français Pierrick Fedrigo et Benoît Vaugrenard.
Au pied du Portel, que la meute atteignait avec 14 min 20 s de retard sur les fuyards, Amaël Moinard décidait de fausser compagnie à ses complices pour prendre la course à son compte.
Il creusait l'écart au gré des lacets étroits de cette difficile ascension dans la végétation luxuriante de l'Ariège, comptant jusqu'à deux minutes d'avance sur ses anciens compagnons.
Derrière, le vainqueur du Tour 2006, Oscar Pereiro, profitait de son statut d'outsider et de la défaillance lundi de son leader Alejandro Valverde pour se porter en contre, sans succès.
Au sein du peloton, la formation Barloworld, choquée le matin par l'annonce du contrôle positif subi par Duenas Nevado, arrêté depuis pour possession de produits dopants, accumulait les désillusions: l'Italien Paolo Longo Borghini chutait dans un fossé et abandonnait, victime d'une fracture de la clavicule. Dans le Portel, c'était au tour du Colombien Felix Cardenas de renoncer.
L'escapade de Moinard s'achevait dans l'ombre du château de Foix. «Je suis content d'avoir tout tenté. Je préfère finir 11e en ayant tout tenté que de faire 5e en roulant derrière et en jouant au chat et à la souris», commentait «l'intello» de la formation Cofidis.
Le peloton parcourra aujourd'hui 168,5 km entre Lavelanet et Narbonne.
Contrôle positif
Le Tour de France a donc été hier le théâtre d'une deuxième affaire de dopage depuis le départ de Brest avec l'arrestation de l'Espagnol Moises Duenas Nevado, accusé de dopage à l'EPO et de possession de produits interdits.
L'ancien vainqueur du Tour de l'Avenir, âgé de 27 ans, a été contrôlé positif au soir de la quatrième étape à Cholet par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Sa garde à vue à la gendarmerie de Tarbes a été prolongée jusqu'à ce matin. Il devrait ensuite être présenté à un juge d'instruction.
En conformité avec la législation antidopage, les services de gendarmerie compétents ont investi l'hôtel de la formation Barloworld du coureur espagnol et ont saisi des produits interdits dans sa chambre.
«Il apparaît que des médicaments interdits qui n'avaient absolument pas été prescrits ou fournis par le médecin de l'équipe ont été trouvés dans la chambre de Moises Duenas», a déclaré l'équipe Barlowrold dans un communiqué.
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