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Grand Prix du Canada de Formule 1 - Kubica signe sa première victoire

Robert Kubica célèbre sa victoire remportée sur le circuit même où, il y a un an, il avait failli laisser sa vie. Derrière lui, le directeur de BMW-Sauber, Mario Theissen, félicite le pilote Nick Heidfeld pour sa deuxième place qui a permis à l
Photo : Jacques Nadeau
Robert Kubica célèbre sa victoire remportée sur le circuit même où, il y a un an, il avait failli laisser sa vie. Derrière lui, le directeur de BMW-Sauber, Mario Theissen, félicite le pilote Nick Heidfeld pour sa deuxième place qui a permis à l
Les leçons de pilotage, le talent brut et les savants réglages de la Formule 1 ne sont d'aucune utilité devant le Code de la sécurité routière: quand le feu est rouge, il faut s'arrêter. Lewis Hamilton l'a appris à la dure hier, gâchant un départ prometteur au Grand Prix du Canada en emboutissant l'arrière de la Ferrari de Kimi Raikkonen dans une sortie hâtive de la ligne des puits. Résultat? Robert Kubica a obtenu la première victoire de sa vie, à l'endroit même où sa carrière a failli prendre fin l'an dernier, et son coéquipier, Nick Heidfeld, a pris la deuxième place pour compléter ce doublé BMW-Sauber.

Kubica a non seulement gagné le Grand Prix du Canada et le coeur des fans, mais il a pris la tête du classement des pilotes en raison de la bourde de Hamilton (McLaren-Mercedes), qui a entraîné Räikkönen (Ferrari) dans sa déconfiture. Au 19e tour, alors qu'une dizaine de pilotes profitaient d'un drapeau jaune pour effectuer un ravitaillement hâtif, Kubica et Räikkönen sont sortis en même temps des puits, avec Hamilton pas très loin derrière. Meneur de l'épreuve jusque-là, Hamilton n'a pas remarqué le feu rouge allumé, et il a percuté l'arrière de Räikkönen, qui attendait le feu vert avec Kubica à ses côtés. L'impact fut assez puissant pour détruire la Ferrari et la McLaren-Mercedes. Nico Rosberg (AT&T Williams) a frappé à son tour l'arrière d'Hamilton, mais il a pu poursuivre la course. «Je dois le remercier d'avoir percuté Kimi [Räikkönen] et pas moi», a dit Robert Kubica à l'intention de Lewis Hamilton au terme de l'épreuve. «C'est très agréable de signer la première victoire de sa carrière à Montréal, pour l'équipe et moi. Tout le monde se souvient de ce qui est arrivé l'an dernier», a ajouté Kubica.

Le miracle polonais

Kubica a bien failli laisser sa vie sur le circuit Gilles-Villeneuve, l'an dernier, alors qu'il avait heurté un mur de plein fouet. Transporté d'urgence à l'hôpital par hélicoptère, il était sorti quasi indemne de l'accident qui a marqué l'imaginaire du public montréalais en raison de la force de l'impact. Kubica laisse maintenant des souvenirs heureux dans l'esprit des fans de F1, comblés par sa victoire.

Parti de la deuxième place sur la pole, le pilote polonais a pris la tête au 42e tour et il n'a jamais cédé. En fait, aucune menace n'est apparue dans son rétroviseur après l'incident des puits. Heidfeld est venu se ranger derrière lui et, du coup, le doublé BMW-Sauber est passé du rêve à la réalité.

Après les six premières épreuves de la saison 2008, l'ordre de la F1 est chamboulé dans une logique de l'égalité des chances à laquelle le public n'est pas habitué. Désormais, il faudra compter sur BMW-Sauber dans la course au championnat; la voilà deuxième au classement des constructeurs (70 points), à trois points de Ferrari. McLaren-Mercedes suit en troisième avec

53 points. Quant à Kubica, il mène le championnat des pilotes avec 42 points, quatre points devant Hamilton et Felipe Massa (Ferrari), qui se retrouvent à égalité au troisième rang (38 points), suivis de Räikkönen (35 points) et Heidfeld (28 points).

Pour ajouter à ce suspense, la FIA a imposé une pénalité à Hamilton et à Rosberg pour leur étourderie dans les puits. Ils seront rétrogradés de dix places sur la grille de départ lors du Grand Prix de France, dans deux semaines. Hamilton a encaissé le verdict sans broncher, avouant que la responsabilité de cet accident lui revenait à part entière.

«Avant cet arrêt, tout était en place pour un résultat parfait. On était tellement rapides qu'on survolait la piste. Mais ce ne fut pas un arrêt génial, a-t-il concédé. J'ai vu les deux voitures qui se disputaient pour sortir des puits en premier. De toute évidence, je ne voulais pas être dans cette bataille, et j'ai cherché à les éviter, mais, tout à coup, ils se sont arrêtés, et il était trop tard pour les éviter.»

Barbe grise est songeur

David Coulthard, sur Redbull, a pris le 3e rang après être parti de la 13e place sur la grille. «J'ai fait mes premiers points en 1994 au Canada, alors je suis dans un mode réflexif. Quinze ans en Formule 1, c'est long», a dit le vétéran de 37 ans, surnommé «barbe grise» parmi la confrérie des pilotes.

Parti de la 11e place, Timo Glock (Panasonic Toyota) a disputé une course sans bavure pour terminer quatrième, récoltant ses premiers points de la saison, tout comme Coulthard.

Autant du côté de Ferrari que de McLaren-Mercedes, les deuxièmes pilotes en lice n'ont pu réparer l'hécatombe subie dans les puits par Räikkönen et Hamilton. Massa, le deuxième pilote de Ferrari, n'a pu faire mieux qu'une cinquième place, tandis que le second d'Hamilton chez McLaren-Mercedes, Heikki Kovalainen, a dû se contenter du neuvième rang. Ferrari était cependant satisfait de la performance de Massa dans les circonstances, car il a glissé du sixième au quinzième rang à la suite d'un premier arrêt aux puits désastreux.

Fernando Alonso (ING-Renault), qui avait causé une certaine surprise en arrachant le quatrième chrono lors des qualifications, a connu d'amères déceptions. Il occupait le troisième rang, à 26 tours de la fin, lorsqu'il a perdu de l'adhérence dans les virages 7 et 8 pour percuter le mur. La veille, Alonso s'était plaint de la piètre qualité de la chaussée sur certaines portions du circuit, dont l'épingle, sur laquelle des spécialistes ont travaillé dans la journée et la soirée de samedi. Les organisateurs du Grand Prix ont indiqué par voie de communiqué que les problèmes étaient imputables à l'adhérence particulière des pneus à rayures, à l'absence de système antipatinage et à la configuration même du virage.

La qualité de la chaussée se détériore presque d'un tour à l'autre à Montréal. Plus l'épreuve avance, plus des débris de pneus et de petites roches s'accumulent sur la piste, au risque de propulser les bolides dans le décor, comme ce fut le cas pour Alonso et Giancarlo Fisichella (Force India). «C'est une course difficile, et tu dois rester concentré pour ne pas dévier de la trajectoire. Si tu dévies d'un pouce, alors tu te retrouves dans les débris de la piste qui vont t'aspirer», a expliqué Kubica. Certains pilotes, comme David Coulthard, préféraient empiéter sur le gazon dans les virages pour éviter de se retrouver dans la lignée de ces débris menant à la perdition. «Avec une piste comme celle-là, c'est très facile de faire des erreurs. [...] On peut s'attendre à des résultats inhabituels, mais, d'habitude, les incidents surviennent sur la piste, pas dans les puits», a dit Coulthard.
 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 9 juin 2008 07h21
    Pis le party de Guy Laliberté?
    Incroyable la couverture médiatique mur à mur du Grand Prix par les médias montréalais par rapport au tournoi mondial de hockey qu'on a eu le mois passé à Québec.
    Deux mondes!!

  • Marie Mance Vallée
    Inscrite
    lundi 9 juin 2008 08h46
    Prêcher par l'exemple...
    Que doit-on penser de la présence du Premier Ministre, de la ministre de l'Éducation des jeunes Québécois, entre autres, de la ministre de l'Environnement Lyne Beauchamp et de Lucien Bouchard à la course de la pollution. Et il y avait sans doute des dizaines d'autres sépulcres blanchis.

    Avec de tels appuis, soyez certains que les dollars seront là pour améliorer la piste.

    Et dire que ces mêmes personnes me demandent de recycler et d'enlever le papier sur « ma can de bines ».

  • Rino St-Amand
    Inscrit
    lundi 9 juin 2008 10h02
    Buerk!
    Je n'ai pas lu cet article, parce que je ne suis pas assez aliéné pour le faire. Mais je me demande pourquoi Le Devoir se fait le promoteur de telles insanités. Est-ce si payant que de faire une telle publicité à une entreprise aussi avilissante que poluante? Il me semble que la manifestation tenue hier pour la promotion du français aurait mieux occupé cette première place. Et on aurait compris que Le Devoir tient plus à la survivance du français en Amérique, que du maintient d'une industrie qui n'as pour objectif de rendre le plus grand nombre d'individus complètement gaga.

  • Patrice Vaillancourt
    Inscrit
    lundi 9 juin 2008 21h14
    Cool, relax !!!
    Nous n'allons pas commencer à comparer le hockey avec la Formule 1. Il n'y a pas photo ! C'est «cute » la Coupe du Monde à Québec, mais la Formule 1, c'est la Reine des courses. En effet, ces voitures de course polluent beaucoup plus qu'une voiture de ballade. Mais il ne faut oublier que la plupart des évolutions technologiques d'une Formule 1 se retrouveront un jour ou l'autre sur nos voitures. Si je peux rouler à 2000 tours/minutes avec mon Honda Accord, sur la 40, en direction de la vieille Capitale, c'est grâce aux nouvelles technologies. Sans problèmes, avec un plein, je peux me rendre à Québec, y passer le week-end, et revenir à la maison avec encore de l'essence dans le réservoir. Pas besoin de siphonner une voiture de flic ;-)

    Finalement, la Formule 1 est un laboratoire qui apporte beaucoup à la sécurité et à la performance de nos voitures. Pas seulement la vitesse. Quelques journalistes, voilà quelques années, posaient la question fatidique à Jacky Stewart : « Vous ne trouvez pas que la Formule 1 incite à la vitesse ? » Celui, bien relax, leur répondait à peu près ceci : « En 50 ans, nos voitures ont énormément évolué. Vos cours de conduite, eux, sont toujours les mêmes. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    mardi 10 juin 2008 00h03
    Un peu de respect , M. St-Amand !
    Que vous n'aimiez pas la Formule 1, c'est votre affaire!
    Mais cela ne vous donne pas le droit d'insulter toutes les personnes qui ne partagent pas votre opinion !

    Vous vous vantez de ne pas avoir lu l'article mais vous traitez les amateurs de Formule 1 d'aliénés, de gens complètement gagas et vous ajoutez de plus que la Formule 1 serait une insanité et une entreprise avilissante !

    Aimeriez-vous qu'une personne applique vos qualificatifs disgracieux à ceux qui étaient à la manifestation pour la promotion du français et ce, tout simplement parce que ce genre de manifestation ne lui plairait pas ?

    Vous dites :"Mais je me demande pourquoi Le Devoir se fait le promoteur de telles insanités." Moi je me demande pourquoi Le Devoir permet à des gens de votre espèce d'insulter des personnes dont le seul "défaut" consiste à ne pas avoir les mêmes goûts que vous !

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