Dopage et Jeux olympiques - Seuls les athlètes propres se verront attribuer les médailles de Marion Jones
8 novembre 2007
Actualités sportives
Photo : Agence Reuters
Marion Jones a confessé le mois dernier avoir pris des produits dopants avant les Jeux olympiques de 2000.
Londres — Seuls les athlètes «propres» pourront se voir attribuer les médailles olympiques rendues par Marion Jones à la suite de ses aveux de dopage, a déclaré hier Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO).
Cette sentence de Rogge veut dire que la sprinteuse grecque Katerina Thanou, au centre d'un scandale de dopage la concernant aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, pourrait ne pas recevoir la médaille d'or remportée par Jones sur 100 mètres aux Jeux de Sydney en 2000.
«Il ne s'agira pas d'une remise automatique. Chaque athlète prétendant sera examiné selon ses propres mérites», a dit Rogge lors d'une conférence de presse téléphonique. «Nous remettrons ces médailles aux athlètes dont nous sommes certains qu'ils sont propres. Chaque cas sera examiné.»
Jones, qui a remporté trois médailles d'or et deux de bronze à Sydney pour les États-Unis, a confessé le mois dernier avoir pris des produits dopants avant les Jeux olympiques de 2000. Ses médailles ont été retournées au CIO qui attend la décision de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de disqualifier Jones avant de lui enlever ses titres.
Jones avait touché l'or sur 100 m, 200 m et au relais 4X400 m et le bronze au relais 4X100 et à la longueur.
Selon les principes en cours, les médaillés d'argent deviennent médaillés d'or quand le vainqueur est disqualifié pour dopage ou d'autres raisons.
Cependant, le CIO et l'IAAF sont dans la position délicate de devoir promouvoir Thanou deuxième du 100 m derrière Jones à Sydney.
Thanou et le sprinter grec Kostas Kenteris n'avaient pu se présenter à un contrôle antidopage à la veille des Jeux et avaient prétexté avoir eu un accident de moto. Ils avaient ensuite déclaré forfait. Ils avaient été suspendus deux ans pour cette affaire.
«Nous examinerons le cas de Thanou au prochain comité exécutif [en décembre], comme nous examinerons toutes les promotions selon les mérites de chacun, a déclaré Rogge. Nous voulons promouvoir ceux qui sont propres.»
Derrière Jones et Thanou, la troisième place du 100 m féminin était revenue à Tanya Lawrence devant l'autre Jamaïquaine Merlene Ottey.
Pauline Davis-Thompson, des Bahamas, avait obtenu l'argent derrière Jones sur 200 m, avec Susanthika Jayasinghe, du Sri Lanka, et Beverly McDonald, de la Jamaïque, troisième et quatrième.
Rogge a expliqué que le CIO fait toujours des tests sur les 4e et 5e places, comme pour les trois premiers. Le CIO conserve les échantillons durant huit ans.
Le CIO attend aussi une décision de l'IAAF pour priver de médailles les coéquipières de Jones dans les relais américains. La Jamaïque et la Russie ont fini deuxième et troisième du relais 4X400 m devant le Nigeria. La France a fini quatrième du relais 4X100 m derrière les États-Unis.
«J'espère que l'IAAF va nous envoyer une lettre dans un proche futur pour nous dire que Marion Jones est disqualifiée, indique Rogge. Ils doivent aussi nous dire ce qu'ils pensent des relais et sur la promotion des autres athlètes. Une fois que nous serons informés, le CIO tranchera.»
Cette sentence de Rogge veut dire que la sprinteuse grecque Katerina Thanou, au centre d'un scandale de dopage la concernant aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004, pourrait ne pas recevoir la médaille d'or remportée par Jones sur 100 mètres aux Jeux de Sydney en 2000.
«Il ne s'agira pas d'une remise automatique. Chaque athlète prétendant sera examiné selon ses propres mérites», a dit Rogge lors d'une conférence de presse téléphonique. «Nous remettrons ces médailles aux athlètes dont nous sommes certains qu'ils sont propres. Chaque cas sera examiné.»
Jones, qui a remporté trois médailles d'or et deux de bronze à Sydney pour les États-Unis, a confessé le mois dernier avoir pris des produits dopants avant les Jeux olympiques de 2000. Ses médailles ont été retournées au CIO qui attend la décision de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) de disqualifier Jones avant de lui enlever ses titres.
Jones avait touché l'or sur 100 m, 200 m et au relais 4X400 m et le bronze au relais 4X100 et à la longueur.
Selon les principes en cours, les médaillés d'argent deviennent médaillés d'or quand le vainqueur est disqualifié pour dopage ou d'autres raisons.
Cependant, le CIO et l'IAAF sont dans la position délicate de devoir promouvoir Thanou deuxième du 100 m derrière Jones à Sydney.
Thanou et le sprinter grec Kostas Kenteris n'avaient pu se présenter à un contrôle antidopage à la veille des Jeux et avaient prétexté avoir eu un accident de moto. Ils avaient ensuite déclaré forfait. Ils avaient été suspendus deux ans pour cette affaire.
«Nous examinerons le cas de Thanou au prochain comité exécutif [en décembre], comme nous examinerons toutes les promotions selon les mérites de chacun, a déclaré Rogge. Nous voulons promouvoir ceux qui sont propres.»
Derrière Jones et Thanou, la troisième place du 100 m féminin était revenue à Tanya Lawrence devant l'autre Jamaïquaine Merlene Ottey.
Pauline Davis-Thompson, des Bahamas, avait obtenu l'argent derrière Jones sur 200 m, avec Susanthika Jayasinghe, du Sri Lanka, et Beverly McDonald, de la Jamaïque, troisième et quatrième.
Rogge a expliqué que le CIO fait toujours des tests sur les 4e et 5e places, comme pour les trois premiers. Le CIO conserve les échantillons durant huit ans.
Le CIO attend aussi une décision de l'IAAF pour priver de médailles les coéquipières de Jones dans les relais américains. La Jamaïque et la Russie ont fini deuxième et troisième du relais 4X400 m devant le Nigeria. La France a fini quatrième du relais 4X100 m derrière les États-Unis.
«J'espère que l'IAAF va nous envoyer une lettre dans un proche futur pour nous dire que Marion Jones est disqualifiée, indique Rogge. Ils doivent aussi nous dire ce qu'ils pensent des relais et sur la promotion des autres athlètes. Une fois que nous serons informés, le CIO tranchera.»
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