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Dopage - Marion Jones serait passée aux aveux

5 octobre 2007  Actualités sportives
La sprinteuse après sa victoire en finale du 100 mètres aux Jeux olympiques de Sydney.
Photo : Agence Reuters
La sprinteuse après sa victoire en finale du 100 mètres aux Jeux olympiques de Sydney.
Los Angeles — L'athlète américaine Marion Jones, triple championne olympique en 2000, a reconnu dans une lettre envoyée à des amis, avoir pris des stéroïdes pendant deux ans avant les JO de Sydney, a révélé le Washington Post hier.

Selon la lettre lue au quotidien par une personne proche de l'athlète mais qui a requis l'anonymat, Marion Jones, 31 ans, avoue avoir pris de la THG, le produit appelé «The Clear», et révélé lors de l'affaire Balco.

L'athlète, constamment au coeur d'affaires de dopage depuis 2003, année où elle a donné naissance à son enfant, devrait même comparaître aujourd'hui devant un juge à New York et plaider coupable de mensonge à des agents fédéraux.

Jones, qui n'a pas couru cette année, précise qu'elle a commencé à prendre ce produit en 1999 sur les conseils de son entraîneur de l'époque Trevor Graham, déjà mis en cause dans le contrôle positif de Justin Gatlin, le champion du monde (2005) et olympique en titre du 100 mètres.

L'athlète originaire du Belize explique qu'elle «croyait» Graham et ne pensait pas «une seule seconde» que le produit donné par son entraîneur et qu'elle se glissait «sous la langue» était un produit dopant. Dans sa lettre, la sprinteuse explique qu'elle a réalisé qu'elle se dopait après avoir quitté Graham et son camp de base de Raleigh, en Caroline du Nord, fin 2002.

Changements corporels

«Le drapeau rouge aurait dû être levé lorsqu'il m'a dit de n'en parler à personne», écrit-elle dans ses aveux. Elle indique aussi avoir constaté des changements au niveau de son corps et dans sa façon de récupérer des efforts de l'entraînement.

L'ancienne compagne de Tim Montgomery, l'ex-détenteur du record du monde du 100 mètres mais «tombé» pour dopage, affirme que Graham lui disait qu'il s'agissait d'un complément nutritionnel.

Malgré de nombreux témoignages en sa défaveur, Jones n'a jamais été sanctionnée, notamment en l'absence d'aveux ou de contrôles positifs.

Elle a d'abord été mêlée à l'affaire Balco, le laboratoire qui a fourni des produits dopants à de nombreux athlètes dont son premier mari CJ Hunter, champion du monde du poids en 2000, et Montgomery, le père de son fils.

L'an passé, Jones, qui avait gagné cinq médailles à Sydney, dont trois en or, avait effectué un retour très encourageant, remportant notamment les Championnats des États-Unis sur 100 mètres, en juin.

Mais au cours de l'été, l'échantillon A de son contrôle effectué à l'issue de la course avait montré des traces d'EPO (érythropoïétine). Jones s'en était sortie grâce à l'analyse de l'échantillon B, déclaré négatif, innocentant automatiquement la jeune femme.

Récemment, elle a aussi été mêlée à une affaire d'escroquerie aux chèques volés, qui a valu une condamnation à Montgomery, dont elle s'est séparée, et à son ancien entraîneur Steven Riddick.
 
 
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