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Les combats éliminatoires sont légion au Québec

15 juin 2007  Actualités sportives
Lucian Bute pourrait devenir le quatrième boxeur d'une écurie locale en quelques mois à obtenir un combat de championnat du monde.

S'il bat Sakio Bika (22-2-2, 14 K.-O.) lors du combat éliminatoire de l'IBF qui sera disputé ce soir au Centre Bell, Bute (19-0-0, 16 K.-O.) obtiendra le droit d'affronter le champion en titre chez les super moyens, le Colombien Alejandro Berrio (26-4-0), cet automne.

Il imitera ainsi son confrère chez InterBox, Adrian Diaconu, qui a mérité le 9 mai dernier le droit de se frotter à Chad Dawson, champion de la WBC chez les mi-lourds.

Du côté de l'écurie GYM, menée par Yvon Michel, Hermann Ngoudjo a vaincu Randall Bailey par décision partagée, vendredi dernier au Stade Uniprix, dans un autre combat éliminatoire. De son côté, Joachim Alcine affrontera Travis Simms, champion WBA des super mi-moyens, le 7 juillet prochain au Connecticut, après avoir remporté un combat éliminatoire le 24 juin dernier.

C'est là un témoignage du bon travail effectué par InterBox et GYM, selon le poids lourd Jean-François Bergeron, qui participera lui aussi au gala de ce soir au Centre Bell, en compagnie de Benoît Gaudet, JoJo Dan, Baha Laham et Danielle Bouchard.

«C'est un peu comme un retour sur son investissement, a souligné Bergeron. Autant du côté d'InterBox que de GYM, il y a eu beaucoup de galas de boxe ces trois dernières années, les boxeurs ont rapidement gagné en maturité en multipliant les combats contre des adversaires de qualité.»

«Avec toute cette activité, viennent les titres nord-américains, qui permettent aux boxeurs de se retrouver dans le top-15; et avec les victoires on continue de grimper au classement, alors vient un temps où une association accorde un combat éliminatoire», explique Stéphan Larouche, entraîneur-chef chez InterBox.

Compétence

Selon Yvon Michel, si les protégés de GYM et InterBox se voient accorder autant de combats éliminatoires, c'est davantage une reconnaissance de la compétence que du pouvoir politique des deux organismes québécois. Les dirigeants de l'IBF, de la WBC et des autres associations constatent que les protégés de GYM et InterBox ont été à la bonne école, ce qui fait qu'ils ne craignent pas de les «récompenser» ainsi.

«Nous avons beaucoup de boxeurs de talent, mais comme leurs carrières sont bien menées aussi, ils finissent par être invités à montrer ce dont ils sont capables et par obtenir l'occasion de faire leurs preuves», a affirmé Michel. «On a beaucoup investi dans la boxe, les associations savent que c'est bien organisé», a ajouté Larouche.

Selon Bergeron, le fait que tous ces boxeurs obtiennent leur chance en même temps, ou à peu près, est signe qu'InterBox et GYM ont tous deux bien fait leur travail. «Je dirais que c'est un peu comme l'équivalent de deux personnes qui cultivent chacun leur jardin, a imagé Bergeron. Si une des deux personnes ne s'en occupe pas bien, rien ne va pousser, mais si les deux font leur travail, ils vont tous deux en profiter au temps de la récolte.»

Et ce n'est pas fini. Selon Larouche, Sébastien Gauthier pourrait obtenir sa chance d'ici la prochaine année chez InterBox. Et selon Michel, Jean Pascal devrait décrocher un combat décisif d'ici le début de l'année 2008.
 
 
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